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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 14:18

Bonjour à toutes et à tous,
 

Comme vous avez pu le savoir j'ai été ,il y a quelques semaines, investie par la République En Marche pour représenter notre mouvement dans la 9e circonscription du Pas-De-Calais.
Mon équipe et moi-même aurions dû vous contacter plus tôt mais malheureusement, les personnes responsables localement n'ont pas pu (ou voulu) me permettre de vous contacter avant. Nous nous en excusons.
Je sais combien vous avez travaillé dur pour que notre Président gagne son pari, je sais que vous n'avez pas compté vos heures sur le terrain au travers des portes à portes, tractages et réunions. Pour cela, je vous remercie sincèrement. 

Certains avaient l'intention de participer à la bataille des législatives et ont du être étonnés de ne pas recevoir de nouvelles. C'est pour cela que j'invite chacun d'entre vous à venir partager un temps d'échange informel après la

 réunion publique de Sailly-sur-la-Lys ce mardi 6 juin à 19h en mairie.

Ce moment réservé aux adhérents En Marche nous permettra d'enfin faire connaissance, de recueillir vos avis sur la campagne actuelle et, si vous le désirez, de vous intégrer à l'équipe pour ensemble aller chercher la victoire et conquérir cette majorité présidentielle attendue !
Si vous ne pouvez être présent, sachez que nous tenons 
permanence du Lundi au Samedi, de 16h à 20h au 16, Place Senis à BéthuneCette maison est la vôtre et vous est toujours ouverte.

Beaucoup d'entre vous se sont engagés dès le début dans le mouvement. Les adhérents En Marche! seront toujours à la base du mouvement de renouvellement et sans vous, rien ne saurait être possible.

Je vous souhaite à tous une magnifique journée, en espérant vous rencontrer très bientôt (n'hésitez surtout pas à me contacter au besoin), En Marche !
 

 

Marguerite Deprez-Audebert
 
Candidate La République en Marche !
9e circonscription du Pas-de-Calais 
 
Communiqué de Marguerite Deprez-Audebert, candidate La République en Marche !
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 18:21

La vague peut devenir un tsunami. Dans plusieurs sondages, les candidats de La République en marche (REM) obtiennent plus de 30% des intentions de vote à l’échelle nationale. Comme toujours, ces chiffres doivent être maniés avec prudence. Mais la tendance n’est pas douteuse. REM était au-dessous des 30% il y a une semaine : le macronisme progresse de jour en jour, comme si le corps électoral avait déjà décidé de procurer au nouveau président une majorité qui lui permette de gouverner. Le FN et LR résistent autour de 20%, la gauche se fragmente avec une domination de la France insoumise (autour de 15%, avec un PS au-dessous de 10%). Si ces chiffres se confirment dans l’urne, les candidats REM se retrouveront très souvent dans un duel final ou dans une triangulaire au second tour.

C’est là qu’un redoutable mécanisme se met… En Marche. Dans la plupart des cas, aux yeux d’une fraction importante de l’électorat, les champions macronistes seront par définition le deuxième meilleur choix. Détaillons :

- en cas de duel REM-FN, les électeurs républicains de gauche et de droite, pour une bonne partie, voteront contre le ou la frontiste

- en cas de duel REM-LR, les électeurs de gauche, pour une bonne partie, voteront contre la droite et il faudrait un report massif des voix FN sur elle pour faire élire le ou la candidate LR, ce qui est douteux

- en cas de duel REM-France insoumise ou PS, ce sont les électeurs de droite qui préféreront, selon toutes probabilités, le ou la macroniste à la gauche.

- et s’il s’agit d’une triangulaire, l’impétrant REM en tête au premier tour sera très souvent élu au second.

Autrement dit, dans de nombreuses circonscriptions, les candidats REM offriront un recours (un deuxième meilleur choix) aux électeurs dont le candidat aura été éliminé au premier tour. Si bien qu’au total, avec un tiers des voix au premier tour, REM pourrait remporter bien plus de la moitié des sièges dans la future assemblée. Seuls survivront leurs adversaires disposant d’une solide avance au premier tour.

Le scrutin majoritaire est un amplificateur. Jusqu’à maintenant, il profitait alternativement à la droite et à la gauche. Cette fois, c’est le centre qui en bénéficie. Ce ne sera pas la chambre bleu horizon, mais l’assemblée bleu-Macron.

 

Extrait de La lettre de campagne de Laurent Joffrin
 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 10:11
Logo En Marche

 

CORALIE, responsable départemental(e) ou de votre zone géographique, vous envoie ce message : 
 

 

 

- Mme Marguerite DEPREZ-AUDEBERT et Mr Jean Claude THOREZ, 

candidats sur la 9ème circonscription du Pas de Calais, sont heureux de vous inviter à l’inauguration de leur local de campagne

le VENDREDI 19 mai à partir de 19h00 

situé 16 place JULES SENIS

à BETHUNE**

Cela sera , autour « du verre de l’amitié » , un moment d’échange et de convivialité, mais aussi de proximité; « la fête des voisins » !

** Aucune autre manifestation OFFICIELLE de campagne de « La République En Marche » n’est organisée ce même soir sur la circonscription.

** L’invitation que certains d’entre vous aurez pu recevoir pour « un banquet républicain » à Béthune, relève après vérification, d’un acte malveillant isolé de récupération et de promotion à des fins personnelles (sortie d’un livre …).

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 21:05

Résultats du second tour

 

Photo de Emmanuel MACRON

 

 

55,91%5 961 voix

Photo de Marine LE PEN

Marine LE PEN

FRONT NATIONAL44,09%4 700 voix

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 13:54

Résultats du premier tour

27,76%3 378 voix
Photo de Marine LE PEN

Marine LE PEN

FRONT NATIONAL
20,90%2 544 voix
Photo de Emmanuel MACRON
20,08%2 444 voix
Photo de Jean-Luc MÉLENCHON

Jean-Luc MÉLENCHON

LA FRANCE INSOUMISE
16,79%2 043 voix
Photo de François FILLON

François FILLON

LES RÉPUBLICAINS
6,77%824 voix
Photo de Benoît HAMON

Benoît HAMON

PARTI SOCIALISTE
 
 
 
3,99%486 voix
Photo de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Nicolas DUPONT-AIGNAN

DEBOUT LA FRANCE
1,25%152 voix
Photo de Philippe POUTOU

Philippe POUTOU

NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE
0,90%109 voix
Photo de Nathalie ARTHAUD

Nathalie ARTHAUD

LUTTE OUVRIÈRE
0,74%90 voix
Photo de Jean LASSALLE

Jean LASSALLE

SANS ÉTIQUETTE
0,68%83 voix
Photo de François ASSELINEAU

François ASSELINEAU

UNION POPULAIRE RÉPUBLICAINE
0,14%17 voix
Photo de Jacques CHEMINADE

Jacques CHEMINADE

SOLIDARITÉ ET PROGRÈS

Remarques:

1/ Marine Le Pen est en tête dans la cité de Buridan, notamment dans 15 des 20 bureaux de vote avec plus de 45% des suffrages aux Cheminots ! 

2/ Comme l'écrit la Voix du Nord dans son édition du jour : "À Béthune, Macron intercalé entre Le Pen et Mélenchon, le PS à la rue "...Et le journal d'ajouter: "François Fillon se fait tailler un costard, et Benoît Hamon boit la tasse avec 6,77%" . Quant à lui, le candidat auto-proclamé de LR risque de se retrouver le bec dans l'eau et se faire tailler un falzar sur mesure !

3/ Les partis dits de gouvernement sont en pleine déconfiture. Sauront-ils en tirer les conclusions qui s'imposent ? Les électeurs frontistes sont-ils d'affreux extrémistes de droite ? Je ne pense pas, car la majorité d'entre eux sont dans l'exaspération. Il est nécessaire d'analyser les raisons de cette colère et de changer les logiciels obsolètes de gouvernance tant aux échelons national que territorial.

4/ Le PS paie très cher le résultat de ses primaires.Un des principaux "frondeurs" fut élu; mais ces frondeurs n'ont eu de cesse de matraquer leur gouvernement apportant de l'eau au moulin des "insoumis".

5/ Lors de leur primaire, les Républicains ont écarté celui qui qui caracolait en tête des sondages depuis de nombreux mois et tapé sur le maire de Pau qui était l'un de ses principaux soutiens. Lorsque François Fillon fut violemment mis en cause personnellement, il y eut un plan B pour le remplacer; il était d'accord semble-t-il. Mais la droite extrême du parti ne voulait pas d'un retour d'Alain Juppé. On connaît la suite..et le désastre inéluctable.

6/ Emmanuel Macron est désormais le seul capable d'éviter un autre désastre pour la France et les français lors du deuxième tour de l'élection présidentielle. Les rancoeurs, les petits calculs misérables sont à ranger au vestiaire.  

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 16:13

La dernière sortie de la candidate du Front national sur la non-responsabilité de la France dans la rafle du Vel’ d’Hiv a suscité de nombreuses réactions

Et l’on peut se demander si ce n’était pas le but recherché sous le prétexte affiché de combattre « l’esprit de repentance »… Pour relancer sa morne campagne, ponctuée de ternes apparitions médiatiques. D’autant que, comme à son habitude, elle a tenté de concilier tous les bords de son électorat en ajoutant plus tard que le gouvernement de Vichy était « illégal », selon l’ordonnance publiée à Alger par le gouvernement provisoire du général de Gaulle le 9 août 1944, récupérant du même coup une référence gaullienne. Mais pour Annette Wieviorka dans Le Monde.fr « La France, c’était à la fois de Gaulle à Londres et Pétain à Vichy ». L’antisémitisme est l’angle d’attaque adopté par Jean Rouaud dans sa chronique de L’Humanité, et plus précisément celui de Céline. Il suffit de le lire dans son entier, dit-il – car « lui-même ne jugeait pas ses pamphlets comme des tirés à part » – pour « avoir un exemple de la grande manipulation qui a mis en scène ce refoulé national », et retrouver « en direct cette tension, cet effort permanent pour camoufler ce fond rageur, haineux ». C’est en l’occurrence le camouflage du style, mais « quand les attaques antisémites pleuvent contre Blum, Céline tombe le masque et, débarrassé de son surmoi poétique, livre ses pamphlets ». Un observateur éclairé de la vie intellectuelle française à l’époque dit son effarement devant le brûlot et son audience. Dans ses Lettres sur la littératureadressées à Max Horkheimer, Walter Benjamin souligne en mars 1938, que « dans les conversations et dans la presse » il tombe très souvent sur Bagatelles pour un massacre. Pourtant, face à ce « flot d’injures » qui semble avoir été écrit « en grande hâte et avec la conscience des possibilités avantageuses de ses ventes », « le lecteur peut difficilement être convaincu que l’auteur se prend lui-même au sérieux ». Ça n’empêche pas Marcel Arland d’écrire dans la NRF : « Il est bon que de tels réquisitoires s’élèvent, même confus, même brouillons, même faux sur la moitié des points. »

Dans un Hors-série sur les anti-LumièresPhilosophie magazine revient sur la généalogie d’une tradition intellectuelle qui fait aujourd’hui un retour en force

« Ils ne croient pas au progrès, ils méprisent la démocratie » : on peut affirmer, sans confusions ni amalgames, notamment avec l’antisémitisme, que ce courant de pensée entretient des liens historiques et intellectuels avec le nationalisme et le fascisme, selon l’historien des idées Zeev Sternhell. Comme le rappelle Sven Ortoli, c’est probablement Nietzsche qui est l’inventeur du terme « anti-Lumières », qu’il utilise à propos de Schopenhauer et de Wagner pour désigner un « autre sommet de la pensée » que celui des Lumières. Le romantisme, notamment en Allemagne, avait déjà opposé à l’esprit des Lumières, et à l’empire de la raison universelle, l’importance des racines et de l’appartenance à une « communauté de destin ». Le jeune Herder ironise ainsi, déjà en 1773 : « Dieu merci, tous les caractères nationaux sont effacés ! Nous nous aimons tous, ou plutôt aucun d’entre nous n’a besoin d’aimer les autres ; nous nous fréquentons, sommes complètement égaux entre nous… Nous n’avons pas, il est vrai, de patrie, d’êtres que nous puissions appeler les nôtres, mais nous sommes des amis de l’humanité et des cosmopolites. » L’égalitarisme, notamment dans sa version marchande contemporaine – style United Colors – sera plus tard vilipendé comme une « tyrannie de l’uniformisation ». Mais l’affaire est plus complexe qu’il ne semble, car des philosophes marxistes ont également critiqué cette propension du rationalisme de l’ère capitaliste à faire des humains des « copies conformes », en dénonçant « l’indifférence du marché à tout ce qui a trait à la naissance », pour que l’individu, comme sujet de l’échange, abandonne ce qu’il a d’unique, de différent des autres. La raison révèle ainsi son pouvoir de « contrainte sociale », tout en imposant l’unité d’une collectivité basée sur la négation de l’individualité. La horde des jeunesses hitlériennes « n’est pas un retour à l’antique barbarie mais le triomphe de l’égalité répressive », écrivent Max Horkheimer et Theodor Adorno dans La dialectique de la raison, un livre publié en 1944 mais pensé dès l’avènement du nazisme. Sa thèse peut être résumée comme le mouvement qui transforme l’idée d’une totalité rationnelle en raison totalitaire. « C’est le rejet radical d’une idée universelle d’humanité qui permet l’extermination des juifs, mais seul un dispositif rationnel peut la mettre en œuvre » ajoute Enzo Traverso. Et Isaïah Berlin rappelle la vision prophétique des saint-simoniens qui estimaient que « la tâche de l’avenir réside dans la réconciliation des idées de Joseph de Maistre avec celles de Voltaire ». Car les systèmes totalitaires combinent effectivement, dans leurs actes si ce n’est dans leur rhétorique, les penchants réactionnaires, l’obscurantisme du « blut und boden » et la référence à l’ordre, soit une concession assumée au mythe de la Raison.

Par Jacques Munier dans Franceculture

Drancy, 1942• Crédits : AFP

Drancy, 1942• Crédits : AFP

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 12:45

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, il est frappant de constater à quel point les thèmes au cœur de la campagne présentent tous une dimension au moins autant européenne que nationale : incertitude économique, terrorisme, crise migratoire, défi climatique, montée des discours populistes et extrémistes, place de la France et de l’Europe dans le nouveau « désordre » mondial. Afin de surmonter ces multiples sujets de tensions, il est urgent d’analyser avec objectivité les raisons des faiblesses de la construction européenne, telle qu’elle a été façonnée par ses Etats membres, et d’énoncer un nouveau projet politique clair sur ce que devraient faire respectivement l’Union européenne et ses Etats pour répondre aux attentes légitimes de leurs citoyens face aux défis actuels.

Encore faut-il, pour cela, répondre au préalable à quelques questions structurantes : quels sont les valeurs et intérêts communs qui unissent aujourd’hui les Européens ? Quels sont les défis et les objectifs collectifs qui requièrent à l’évidence une action commune ? En quoi une démarche d’unité ou de coopération entre les pays européens, dans un monde globalisé et incertain, est-elle préférable au repli sur l’Etat-nation ?

Les sujets d’intérêt collectif en Europe sont nombreux. Dans le domaine économique, au-delà de la monnaie, la stabilité financière s’est peu à peu imposée comme un bien commun à protéger dès lors que la crise de l’un des Etats membres de l’UE peut menacer la stabilité de l’ensemble de la zone euro. En matière migratoire, les gouvernements et les opinions publiques ont aussi découvert qu’une frontière nationale, en Grèce ou en Italie par exemple, pouvait aussi constituer un segment des frontières extérieures communes de l’UE et que, dans ces conditions, la protection de son intégrité était un enjeu commun pour tous les Etats membres.

Ce questionnement concerne finalement tous les facteurs essentiels de la puissance comme les politiques de sécurité : qui peut sérieusement contester la dimension transfrontalière du terrorisme actuel ? Et qui ne voit pas que l’efficacité de la lutte antiterroriste passe par une coopération plus étroite entre les Etats membres de l’UE au sein d’un projet européen renouvelé ?

La «renationalisation» ne saurait apporter la solution à des phénomènes qui dépassent manifestement les nations: elle n’arrêterait pas l’afflux des migrants, ne répondrait pas aux fragilités économiques, ne rendrait pas la politique plus éthique, ne mettrait pas un terme aux menaces terroristes

Emmanuel Macron est le seul à porter une ambition à la fois renouvelée, claire et cohérente quant à l’avenir de l’Union européenne et de la contribution que la France peut y apporter. Ce projet d’avenir, le fondateur d’En Marche ! en a tracé les contours, notamment dans son discours à l’Université Humboldt de Berlin, en proposant de « construire une Europe de la souveraineté » pour répondre aux attentes légitimes des citoyens notamment en termes de sécurité et auxquelles l’Union européenne doit désormais s’efforcer d’apporter des réponses concrètes, pour faire la démonstration aux citoyens de sa réelle et pleine utilité face aux menaces actuelles.

Aujourd’hui plus encore qu’hier, les enjeux internationaux mettent en question la capacité collective des Européens à répondre aux défis lancés par les transformations géopolitiques et macroéconomiques mondiales. C’est le cas pour l’organisation de la sécurité collective mais aussi pour la régulation des flux migratoires, la lutte contre le réchauffement climatique, ou encore la gestion des nouveaux rapports de force économiques mondiaux, tant sur le plan commercial que dans le domaine du numérique. Le projet d’une « Europe de la souveraineté » permet aussi de remettre à leur juste place les questions de souveraineté, de subsidiarité et, in fine, d’efficacité de l’action publique.

De fait, une « Europe de la souveraineté » est une Europe qui renforce la souveraineté de la puissance publique, qu’elle s’exerce au niveau national ou européen, les deux niveaux n’étant pas antinomiques mais au contraire complémentaires. L’Union européenne et les Etats européens, dans le modèle démocratique qui est le nôtre, ont la même raison d’être : protéger la sécurité de leurs citoyens, à la fois physiquement et économiquement, tout en garantissant le plus grand espace possible à la liberté individuelle. La préservation de l’ouverture des frontières et des valeurs fondatrices de la construction européenne appelle d’elle-même la constitution d’une telle « Europe de la souveraineté », sans quoi le risque du repli national ne fera que s’amplifier et le projet européen sera menacé.

Le repli national ne remédierait en rien aux désaccords européens, au contraire. L’acrimonie à l’égard de «Bruxelles» se transformerait en rancœur à l’égard des Etats voisins, qui reprendraient le rôle de bouc émissaire qu’ils avaient avant la construction européenne et qui resurgit périodiquement

Si les leaders nationaux et européens ne mettent pas rapidement en œuvre les réformes qui permettront à l’UE de remédier à ses défaillances actuelles, l’ouverture européenne ne manquera pas de laisser la place au repli national, lequel apportera à l’évidence plus de nouveaux problèmes que de réelles solutions. En particulier, la « renationalisation » ne saurait apporter en elle-même la solution à des phénomènes qui dépassent manifestement les nations : elle n’arrêterait pas l’afflux des migrants, elle ne répondrait pas aux fragilités économiques, elle ne rendrait pas la politique plus éthique, elle ne mettrait pas un terme aux menaces terroristes.

En outre, le repli national ne remédierait en rien aux désaccords européens, au contraire. L’acrimonie à l’égard de « Bruxelles » se transformerait progressivement en rancœur à l’égard des Etats voisins, qui reprendraient le rôle de bouc émissaire qu’ils avaient avant la construction européenne et qui resurgit déjà périodiquement. Ainsi, revenir à une Europe nationale, et donc en définitive à l’« Europe d’avant », serait renouer le fil d’une histoire de divisions politiques que la construction européenne n’a pas fait disparaître mais qu’elle a su entourer de garde-fous.

Si l’on se tourne en revanche résolument du côté de l’avenir plutôt que vers le passé, l’« Europe de la souveraineté » constitue un projet dans lequel la voix de la France peut – et même doit – être légitimement forte, à la fois compte tenu de sa puissance militaire et diplomatique (notre pays sera la seule puissance nucléaire et le seul pays membre du conseil de sécurité des Nations Unies après le Brexit), de la reconnaissance de son expertise de haut niveau en matière notamment de renseignement, de sécurité et de défense ou encore de la solidarité européenne vis-à-vis de la France après les attaques terroristes dont elle a été l’objet. Il est évident que la France pourra retrouver une capacité d’initiative et de leadership sur la scène européenne d’autant plus forte que notre pays retrouvera une crédibilité en matière économique, ce que doit également permettre sur ce terrain le programme d’Emmanuel Macron.

Il semble, par ailleurs, que l’Allemagne est ouverte à ce que la coopération européenne progresse sur ces sujets régaliens, en matière de lutte contre le terrorisme, d’enjeux migratoires, mais aussi en matière de défense face au risque d’affaiblissement des liens transatlantiques annoncé par le nouveau président américain. Les enjeux régaliens sont donc autant de défis communs sur lesquels le moteur franco-allemand peut retrouver un fort effet d’entraînement. Enfin, ce projet peut trouver le soutien de pays traditionnellement moins favorables à l’intégration et répondre à une demande des citoyens européens dans leur ensemble.

Compte tenu du partage de l’exercice en commun de prérogatives régaliennes que ce nouveau projet politique implique – ce qui ne signifie pas nécessairement de nouveaux transferts de souveraineté mais plus certainement un renforcement de la coopération entre (certains) Etats membres –, les exigences démocratiques doivent être prises très au sérieux. En effet, la poursuite du projet européen ne peut plus s’accommoder d’avancées à marche forcée, sous le seul empire de la nécessité, et chaque nouvelle initiative ne peut pas être simplement le résultat de la pression exercée par les crises. Un tel projet doit se construire avec un dessein préalable clair et assuré d’une légitimation politique incontestable.

Redonner du sens à la politique européenne nécessite de remédier sans tarder à ce manque cruel de colonne vertébrale et d’oser débattre publiquement du contenu à donner aux orientations à venir du projet européen. C’est précisément ce que propose Emmanuel Macron.

Dans l'Opinion, par:

Thierry Chopin est professeur au Collège d’Europe (Bruges), visiting fellow à la London School of Economics and Political Science (LSE, European Institute).

 

Thierry Chopin	© François Daburon

Thierry Chopin © François Daburon

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 16:03

L'Europe "risque de mourir" si elle ne retrouve pas ses idéaux d'origine, notamment "la solidarité", a estimé le pape François, vendredi.

 

François invite l'Europe à retrouver sa "solidarité"
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:22
Une tribune signée par Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, ainsi que plus de 240 organisations.
 
Le 60e anniversaire du Traité de Rome offre une occasion unique de faire le point sur les avancées de l'Europe et sur les progrès qui restent à accomplir pour offrir un avenir durable et prospère aux Européens. C'est une opportunité que la société civile et les syndicats, dans leur appel en faveur d’une Europe juste, durable, démocratique et inclusive, exhortent les dirigeants de l'Europe à saisir avec détermination et clairvoyance. Ils les invitent à faire preuve de leadership, de vision et de courage pour remettre l'Europe sur la bonne voie.
 
On ne peut ignorer les progrès accomplis depuis 1957, alors que nous étions une poignée de nations déterminées à sortir des cendres de la Seconde Guerre mondiale et à avancer vers un avenir commun pacifique et unifié. Aujourd'hui, l'Union européenne est l'initiative de paix la plus importante et la plus réussie de notre temps, où les Européens tirent profit de leurs différences culturelles, puisent leur force dans leurs valeurs et aspirations communes et jouissent d'une stabilité, d’une sécurité et d’une prospérité sans équivalent dans le monde.
 
Cependant, beaucoup reste à faire pour construire un monde durable pour les générations actuelles et futures. Les promesses initiales n'ont pas encore été pleinement réalisées et nous sommes entrés dans une ère où les valeurs au cœur de l'Europe - la démocratie et la participation, l'égalité et la justice sociale, la solidarité et la durabilité, le respect pour la primauté du droit et les droits de l'homme - sont menacées. De nombreux citoyens remettent en question la raison d'être de l'Union européenne, la légitimité des gouvernements, le modèle dominant et la capacité des structures de gouvernance existantes à répondre aux défis les plus urgents de la société.
 
"La solidarité nous a unis, elle est la seule voie d'avenir"
 
En ces temps d'incertitude, les citoyens européens réclament davantage d’accent sur les valeurs européennes essentielles, et non le contraire. Ils recherchent le bien-être économique, social et environnemental. Le bien-être économique sous forme de prospérité pour tous et une juste redistribution de la richesse. Le bien-être social dans la fourniture de services de qualité et abordables pour tous et le renforcement du tissu social qui nous unit. Le bien-être environnemental qu’apporte une nature saine, nécessaire à toute vie sur Terre.
 
Face à un monde qui change plus vite que jamais, l'unité et la solidarité européennes sont tout aussi importantes aujourd'hui qu'il y a 60 ans. La solidarité nous a unis et la solidarité est la seule voie d’avenir. Aucun des défis actuels ne peut être résolu par une seule nation ou un seul groupe de personnes.
 
Il est urgent que l'Union européenne et ses institutions renouent avec les rêves et les espoirs de ses citoyens. Le moment est venu de repenser la direction dans laquelle nous voyageons, de bâtir sur nos réalisations et de jeter les bases des 60 prochaines années d'intégration européenne.
 
Les citoyens attendent de leurs dirigeants le courage et la vision nécessaires à une transition vers une Europe juste, durable, démocratique et inclusive. Ils espèrent qu’ils saisiront l'occasion du Sommet de Rome pour prendre un engagement ferme de bâtir ensemble cet avenir meilleur.
 
C’est à cela que je les appelle !
 
Jacques Delors,
président fondateur de l’Institut Jacques Delors et ancien président de la Commission européenne
 
Cette tribune est basée sur une déclaration conjointe lancée par le WWF, la CES, le Mouvement européen international, le CONCORD, le Lobby européen des femmes et le Forum européen de la Jeunesse et signée par plus de 240 organisations.
( publiée dans l'OBS le 24.03.2017 )
Drapeaux européens ( Pexels/CCO )

Drapeaux européens ( Pexels/CCO )

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 14:48

La patronne du FN affirme que, si elle est élue, les taux d'intérêt ne remonteront pas, en dépit d'une inflation plus élevée et d'une monnaie dévaluée.

 

On déconseille fortement aux lycéens qui préparent en ce moment leur bac d'économie de le réviser à partir des théories et des démonstrations monétaires que développe à la télévision Marine Le Pen. Ils risquent de connaître de cruelles désillusions le jour de leur examen et d'écrire d'énormes contresens. Interrogée, jeudi matin sur BFM TV, par Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait si un retour au franc ne risquait pas de se traduire par une hausse des taux d'intérêt, la candidate à l'élection présidentielle lui a répondu, avec un air offusqué. « Mais Monsieur Bourdin, pourquoi les taux d'intérêt remonteraient ? Ce que veut un prêteur, c'est qu'on le rembourse. »

Certes. Marine Le Pen semble toutefois ignorer qu'un des principaux déterminants du niveau des taux d'intérêt d'un pays est le risque de change, c'est-à-dire le risque pour un prêteur étranger d'être remboursé dans une monnaie qui se déprécie. Risque d'autant plus élevé dans un pays dont la dette publique est détenue à 60 % par « des investisseurs non résidents ». La candidate à l'élection présidentielle peut donc difficilement affirmer, d'un côté, qu'elle souhaite dévaluer fortement le nouveau franc pour redonner de la compétitivité aux entreprises françaises et expliquer, de l'autre côté, que les taux d'intérêt ne remonteraient pas en France dans un tel scénario.

Les prêteurs exigeraient une prime de risque élevée

Comme l'écrivent les experts de l'Institut Montaigne dans une note « Sortir de l'euro et restaurer une monnaie nationale, le franc », « les prêteurs remboursés dans une monnaie dépréciée modifieraient immédiatement leur comportement, si ce n'est avant par le jeu des anticipations. En pratique, ils exigeraient une prime de risque élevée, se traduisant par une dépréciation du cours de la dette déjà émise et une augmentation des taux d'intérêt pour les prochains emprunts. Le retour au franc induirait un risque de change important et ce risque serait nécessairement intégré dans les taux d'intérêt de la dette française. Il y aura toujours des investisseurs pour prêter à la France, mais à un prix beaucoup plus élevé pour l'État, comme pour tous les Français et pour les entreprises. »

 

Ce qui veut dire une augmentation de la charge de la dette, des crédits immobiliers plus chers et une perte de compétitivité pour les entreprises françaises, notamment par rapport à leurs concurrentes allemandes. Car le retour au franc, c'est aussi le retour garanti d'un important écart de taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne, comme il a d'ailleurs longtemps existé. Dans la décennie 1980, quand le franc était perçu par les investisseurs étrangers comme une monnaie faible par rapport au Deutsche Mark, l'écart de taux d'intérêt à dix ans entre la France et l'Allemagne s'était établi en moyenne à plus de 4 % alors qu'il est aujourd'hui limité à 0,6 %.

Un peu d'inflation n'est pas obligatoirement catastrophique 

Un peu plus tard lors de l'interview, Jean-Jacques Bourdin s'est inquiété d'un retour de l'inflation en cas de sortie de l'euro et d'instauration de taxes sur les produits importés. « Monsieur Bourdin, vous êtes pollué par l'idéologie de la BCE qui s'est donné comme règle de lutter contre l'inflation, lui a rétorqué Mme Le Pen. Un peu d'inflation, ce n'est pas obligatoirement quelque chose de catastrophique. Nous n'avons pas d'inflation depuis quelques années. Est-ce que notre économie va mieux ? » Là encore, on voit mal comment elle peut d'un côté se réjouir à l'avance d'une accélération de l'inflation induite par sa politique économique et monétaire et expliquer de l'autre que cela n'aurait aucun impact sur les taux d'intérêt. N'en déplaise à la dirigeante du Front national, le niveau des taux d'intérêt est, comme l'expliquent en long et en large tous les manuels scolaires, directement fonction du niveau d'inflation : quand l'inflation augmente, les taux d'intérêt montent eux aussi mécaniquement. Au lendemain du grand débat opposant les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle, Alain Duhamel se demandait sur l'antenne de RTL « si Marine Le Pen aurait la moyenne en économie au baccalauréat au vu de la vacuité de ses interventions sur les questions économiques et sociales ». Les propos qu'elle a tenus trois jours plus tard sur les taux d'intérêt indiquent clairement que non.

 

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« si Marine Le Pen aurait la moyenne en économie au baccalauréat au vu de la vacuité de ses interventions sur les questions économiques et sociales »

« si Marine Le Pen aurait la moyenne en économie au baccalauréat au vu de la vacuité de ses interventions sur les questions économiques et sociales »

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