Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Aimer Béthune
  • Aimer Béthune
  • : Le blog d' "Aimer Béthune" : infos diverses sur la vie béthunoise et tant d'autres choses...
  • Contact

Recherche

12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 15:43

« Il est interdit de stationner devant son propre garage. » Vous avez bien lu ce titre du site service-public.fr, qui a publié cette semaine un récent arrêt de la Cour de cassation.

La plus haute juridiction française – rien que ça – s’est penchée sur le dossier de Sébastien X…, automobiliste du Lot verbalisé pour s’être garé devant chez lui. La Cour ne conteste pas, dans ses attendus, que « le stationnement ne gênait le passage ni des piétons ni des autres véhicules » mais « le cas échéant, seulement celui des véhicules entrant ou sortant » de la propriété du prévenu. En clair, avec sa voiture, notre homme risquait au pire… de s’empêcher d’utiliser son propre garage pour une autre voiture. Seulement voilà, l’article R.417-10, III, 1° du Code de la route ne prévoit aucune exception à l’interdiction de se garer « devant les entrées carrossables ». Le jugement par lequel ce dangereux fou du volant avait été blanchi a donc été cassé.

Il y aurait de quoi en rire si le cas n’était pas symptomatique d’une administration qui justifie son hypertrophie en produisant règlements, procédures, obligations, interdictions, puis réclame encore plus de « moyens » pour sanctionner leur non-respect (les chefs d’entreprise, agriculteurs, directeurs d’hôpitaux ou maires de petite commune ne nous démentiront pas). Au passage, il est légitime de se demander combien a pu coûter à l’Etat la mobilisation d’un agent de police judiciaire, d’une juridiction première instance, de quatre magistrats et un greffier de la Cour de cassation, et bientôt d’un nouveau tribunal pour rejuger l’affaire cassée, dans l’objectif de récupérer une amende à… 35 euros.

Il y a, finalement, plutôt de quoi en pleurer de rage.

Que disait  Pompidou, déjà ? Ah oui : « Arrêtez donc d’emmerder les Français ! »

Commentaire:

Mon épouse est titulaire- malheureusement - d'une carte GIC qui l'autorise à stationner sur les emplacements réservés aux handicapés. Quand celui implanté face à notre domicile est occupé, que peut-elle faire d'autres que stationner devant notre garage ? Qui gêne-t-elle...un véhicule fantôme sortant de notre garage ??

Pompidou, doté d'un excellent bon sens, répondrait à l'éventuel fonctionnaire verbalisateur zélé:

« Arrêtez donc d’emmerder les Français ! »

  

 

Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 13:48
Ajouté le 05/04/2017 01:29:48 par marcheuse

Cour de Rohan Saint-Germain des près Paris

 

C’est à quelques mètres des dynamiques boulevard Saint-Germain et place de l’Odéon que se cache la cour de Rohan.

Si les grilles sont ouvertes, n’hésitez pas à les pousser pour découvrir cet espace hors du temps qui nous rappelle au bon souvenir du Paris d’avant…

 

Cour de Rohan Paris

 

La cour Rohan est bien plus qu’une simple cour.

En effet, ce nom rassemble une enfilade de trois courettes où le temps semble suspendu. On y entre par la cour du Commerce Saint-André ou la rue du Jardinet, à quelques mètres dupremier café de Paris, Le Procope.

Et là, c’est la surprise. Divers styles d’architecture nous accueillent, mais avec une certaine harmonie.

Des immeubles Renaissance, des vieilles briques, des curiosités et de la verdure se mêlent.

Le lieu tire son nom de l’hôtel des archevêques de Rouen qui se trouvait à proximité de cet ensemble de bâtiment. Toutefois, l’histoire de cet espace date d’il y a bien plus longtemps.

Il apparaît avant le XIVe siècle, mais connait son heure de gloire lorsque Henri II (1519-1559) décide d’y installer sa favorite Diane de Poitiers.

Le numéro 3 de la rue, où vivait la demoiselle, est aujourd’hui classé au titre des Monuments historiques.

Si, à sa conception, cette cour était une impasse bien gardée, en 1791, le mur de l’enceinte Philippe Auguste, qui l’obstruait d’un côté, est fendu pour en faire une voie traversante.

On peut d’ailleurs encore voir aujourd’hui des vestiges de cette célèbre enceinte dans la cour…

 

Atelier Cour de Rohan Paris

 

Mais ce n’est pas le seul vestige d’un autre temps que nous offre ce petit havre de paix.

On peut ainsi y admirer un magnifique puits avec sa margelle à gargouille et sa poulie.

Les anciens chasse-rouesont également été conservés à l’entrée d’un porche séparant deux cours. Et les plus curieux des visiteurs seront ravis d’y voir le dernier pas-de-mule de la capitale.

Ce trépied en fer servait autrefois à monter sur son cheval sans grand effort.

Des petits trésors bien cachés !

 

chasse roue cour de rohan paris

Les chasse-roues visibles dans la cour de Rohan

pas de mule cour de rohan paris

Le pas-de-mule de la cour de Rohan à Paris

D’ailleurs, les artistes ne s’y trompent pas et profitent de la situation idéale du lieu pour en faire leur havre de paix. Dès 1936, le peintre d’origine polonaise Balthus y installe son atelier.

L’écrivain Georges Bataille l’y rejoint après la guerre et l’on murmure que ce dernier aimait particulièrement profiter de l’extérieur pour y organiser des fêtes.

L’élite intellectuelle de l’époque, Simone de Beauvoir, Sartre ou encore Albert Camus, s’y retrouvait volontiers.

 

Cour de rohan Paris

 

Longtemps ouverte au public, la cour Rohan est désormais moins accessible.

Mais, avec un peu de chance, d’audace et de politesse, qui sait, un riverain pourrait peut-être vous laissez apercevoir ce petit bijou plein de surprises…

Cour de Rohan, Entrée par la rue du Jardinet ou la cour du Commerce Saint André, 75006 Paris.

Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 17:43

Les Jardins sèment la santé en Hauts de France et Belgique

7ème édition.

 

Le week-end des 17 et 18 juin, j'aurai le plaisir de vous recevoir dans mon jardin, qui sera ouvert dans le cadre des actions de "Jardin, Art et Soin".

Cette association a pour but d'apporter du bien-être au personnes atteintes de maladies neuro dégénératives. (Alzheimer, autisme ou autres syndromes), en créant des Jardins de Soin dans les établissements qui accueillent ces patients.
Mon jardin se situe au 818, rue du 8 mai, à Locon, dans le Pas de Calais. Je vous y recevrai les deux jours, de10h à 19h.

Par manque de temps, je n’ai pu cette année préparer des plantes pour une tombola… Mais, dans la mesure du possible, je me ferai un plaisir de partager avec vous une bouture ou un éclat, contre un petit don au profit de l’association.

Ce même week-end, le Jardin de Lili, à Lestrem et le Jardin de l’Obiau, à La Couture, seront ouverts également. L’occasion de passer une agréable journée « jardins » dans un rayon de quelques kilomètres !

Vous pourrez trouver les informations sur les autres jardins, les pépiniéristes partenaires, les objectifs, réalisations et projets de l’organisation sur le site : www.jardinsartetsoin.fr

 

Venez nombreux soutenir cette cause d’importance majeure en médecine.
Les rencontres avec ces jardiniers sont souvent passionnantes, riches en découvertes et complèteront agréablement votre geste généreux.

Entrée : 3 euros.

Un grand merci pour votre participation

 

Bien amicalement à vous

Pour JAS Hauts de France

Le secrétaire

Jean-Marie Florent

818, rue du 8 mai

62400 LOCON

Tél : 03 21 26 46 96 ou 06 46 76 44 05

e-mail : jeanmarieflorent@sfr.fr

.

 

Jardin, Art et Soin...LOCON 17 et 18 juin 2017
Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 18:09

Aménager un territoire, une ville c'est se projeter dans le futur, innover, s'inspirer de ce qui existe ailleurs. 

 

Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 16:25

Chrisian Burgi, directeur de l’EPSM, estime que le député a dévoyé ce jeudi le principe de la visite d’un parlementaire pour vérifier les lieux de privation de liberté.

 

Christian Burgi, directeur de l’EPSM Val de Lys - Artois.
Christian Burgi, directeur de l’EPSM Val de Lys - Artois.

Pourquoi ne pas être allé à la rencontre du député Stéphane Saint-André ?

« Le député ne m’a pas prévenu de sa visite, pas plus qu’il a prévenu André Flajolet, qui préside le conseil de surveillance de l’EPSM. Je participais à une réunion concernant un concours d’architecte pour la réalisation d’un bâtiment à Beuvry. Je ne pouvais pas sortir pour courir après quelqu’un qui ne s’est pas annoncé. Aucun élu de la République ne peut s’introduire ici, accompagné des organisations syndicales, pour vérifier le climat social ou débattre des politiques générales de santé. Pour moi, les agents doivent respecter le principe de neutralité en période électorale. Le député a commis une faute en dévoyant le principe de la visite pour vérifier les lieux de privation de liberté. »

Le personnel de l’EPSM est-il en souffrance ?

« Nous avons un taux d’absentéisme à l’EPSM deux à trois points plus bas que la moyenne nationale. Je m’inscris en faux vis-à-vis de ceux qui disent que c’est le bagne au pôle Ouest. Le dialogue est difficile mais ce n’est pas lié à la charge de travail. Les équipes disposent de moyens de remplacement renforcés. Le nœud du conflit, c’est que certains agents souhaitent choisir leur lieu de travail. Orje mets les moyens là où se trouvent les besoins. »

Comment régler la situation ?

« Il faut que tout le monde garde son sang-froid et la mesure des choses. J’ai toujours respecté la loi. Je n’ai rien contre Stéphane Saint-André. Je suis prêt à le recevoir. L’EPSM n’est pas un moulin. Les usagers ont le droit d’être soignés mais pas d’être instrumentalisés en période électorale. »

 

 

 

Réponse de Saint André:

 

Comme la loi du 17 avril 2015 les y autorise, les députés et sénateurs – accompagnés des journalistes – ont le droit de visiter quand bon leur semble les lieux de privation de liberté, à l’exception des locaux de garde à vue.

Sûr de son bon droit, Stéphane Saint-André, député de la 9e circonscription du Pas-de-Calais, s’est ainsi rendu à l’établissement public de santé mentale Val-de-Lys Artois pour prendre le pouls. «  Je suis édifié de ce que j’ai vu et entendu. Je me doutais un peu de ce que j’allais trouver. Je l’ai constaté. Dès demain , je vais faire des choses et saisir le ministère de la Santé.  »

Extraits des articles de NordÉclair

Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:16
Le procédé exact de fabrication et de production de ces artéfacts demeure parfaitement inconnu à ce jour, et a toujours été un mystère...
Ces minuscules boites en bois sculptées sont un vrai mystère : il n'en existe que 135 connues à ce jour dans le monde entier, et les spécialistes n'arrivent pas encore à percer à jour tous leurs secrets.
Ces chefs-d'œuvre d'artisanat, mettant en scène pour la plupart l’iconographie religieuse chrétienne, auraient été réalisés pendant une très brève période, entre 1500 et 1530, dans les Flandres ou encore aux Pays-Bas, selon les chercheurs.
 À cette époque, on voit émerger en Europe une nouvelle classe sociale, celle des grands marchands. Cela aurait entrainé une demande pour des gravures religieuses portables de haute qualité, qui fonctionnaient comme des petites églises de poche que l'on pouvait emporter avec soi en voyage. Cependant, les grandes réformes de l'Église rendirent très vite obsolètes ce genre d'objets de dévotion religieuse, ce qui fit que très peu d'entre eux furent au final produits.
  En utilisant des techniques de micro-scan 3D à haute précision, ainsi que des programmes d'analyse 3D avancés, les chercheurs ont découvert que ces microscopiques autels de poche recélaient encore bien des secrets, et qu'ils étaient encore plus complexes que ce que l'œil humain peut montrer. Ainsi, les pièces intérieures sont assemblées ensemble si parfaitement que les encoches sont parfaitement invisibles et que seul un microscope ou un rayon X peut détecter leur présence. De même, certaines chevilles sont plus petites que des têtes d'épingles !

 Le procédé exact de fabrication et de production de ces artéfacts demeure parfaitement inconnu à ce jour, et a toujours été un mystère...
 
 
s chercheurs les ont donc emmenés dans des laboratoires, pour y conduire des analyses poussées avec les moyens modernes.Rosaires, chapelets et autels miniatures sont produits à partir d'une seule et même pièce de bois, ce sont de véritables fresques... qui tiennent tout juste dans la paume de la main ! 
 
 
Certains de ces détails sont si minuscules et si fins que l'œil humain seul n'est pas capable de les analyser !
 
 
Voilà pourquoi les chercheurs ont utilisé des appareils spéciaux, des micro-scanners 3D de haute précision, ainsi que des programmes d'analyse 3D avancés afin de découvrir leurs secrets
 
Ils ont découvert qu'il existait des joints, des chevilles et des pièces d'assemblage, dans les couches intérieures des objets, si microscopiques que seuls des appareils spéciaux pouvaient les détecterCertains clous et chevilles étaient plus petits que des têtes d'épingles ! Cependant, tout n'était pas visible, à cause des feuilles d'or qui recouvraient certaines portions des objets...Ces minuscules sculptures sont conçues pour servir de micro-églises de poche, pour les voyages de riches marchands par exemple. Elles sont aujourd'hui très rares : seules 135 sculptures de ce type existent à travers le monde
 
C'est incroyable de voir la finesse et les minuscules détails qui ont été réalisés par ce (ou ces ?) sculpteurs... Quand on pense au travail que ça a dû demander, ça laisse songeur !
Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:14

« Chacun retarde de son mieux l’heure douloureuse où il faudra prendre des décisions qui ne peuvent pas plaire à tout le monde » : c’est ainsi que l’écrivain et journaliste Louis Latzarus (1878-1942) résume en 1932 l’attitude de députés qui, ayant pleinement conscience de voter des budgets déficitaires, ne ménagent pas leurs efforts pour dissimuler au peuple le gouffre vers lequel ils précipitent sciemment le pays.

Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:07

CRIS DES MARCHANDS AMBULANTS DU VIEUX PARIS


http://a401.idata.over-blog.com/2/00/54/05/Photos-diverses/marchand-ambulant-1915.jpg 
 
L'origine des cris de Paris « se perd dans la nuit des temps », écrit en 1887 l'érudit et journaliste Victor Fournel dans Les Cris de Paris, passionné par l'histoire de la capitale à laquelle il consacra plusieurs ouvrages. Les petits métiers de rues sont déjà exercés au milieu du XIIIe siècle, lorsque le prévôt de Paris réorganise les corporations et rédige son depuis célèbre Livre des Mestiers
 
Au moins dès cette époque et jusqu'à la fin du XIXe siècle, le vieux Paris bruissait depuis l'aube jusqu'à la nuit tombée de la réclame lancée à tue-tête par les marchands ambulants, dont les slogans proférés à grands cris pittoresques longtemps pallièrent l'absence de moyens de publicité tels que gazettes et prospectus. Il n'y a alors pas, en effet, jusqu'aux marchandises et activités dont on s'imagine aujourd'hui peu aisément qu'elles aient pu être délivrées ou se dérouler dans les rues, qui n'y avaient pas leur place : « dans cette enfance de l'art, les industries les plus simples se décomposaient souvent en parties innombrables ; chacune avait son colporteur spécial, et celui-ci proclamait sa marchandise avec une assourdissante et interminable loquacité », explique Victor Fournel.
https://lh3.googleusercontent.com/-VpBlte4rZCY/UwIR_zld0eI/AAAAAAAAFBg/S-KmflhU9_o/s1600/Marchand-ambulant-vaisselle-978x704C.jpg 


Le perfectionnement des arts et des sciences sonnera le glas du mercier ambulant, de la marchande de chapeaux installée sous un auvent, de l'allumeur de réverbères établi au milieu de la rue pour nettoyer les vitres de la lanterne descendue à portée de la main, du colporteur d'almanachs, du crieur de vin, du marchand de café, du vinaigrier, du marchand de rubans, du décrotteur, de la marchande de plaisirs, du porteur d'eau, et de tant d'autres figures qui aujourd'hui nous apparaîtraient comme singulières mais à l'époque étaient si familières. « L'esprit de spéculation, la vapeur, l'invention de nouveaux métiers, l'accroissement des fortunes et l'association des capitaux ont permis de réunir et de fondre en faisceau des myriades de métiers ambulants qui, maintenant, attendent à domicile le chaland, qu'ils allaient provoquer autrefois », écrit encore Victor Fournel voici un siècle et demi.

http://i50.tinypic.com/e5pxrp.jpg

Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:38

 

Benoît Hamon a annoncé vouloir renégocier la dette publique française. Autrement dit mettre la France en dépôt de bilan. Il reconnaît ainsi que la dette est insoutenable mais il oublie de remettre en cause les politiques qui ont conduit à cette situation.

Voyez-vous, si c'était pour repartir sur des bases saines, je serais tout à fait d'accord avec Benoît Hamon. Cette dette est stupide, insupportable et plombe nos espoirs quant à l'avenir. Elle fait fuir les jeunes actifs hors de France pour échapper au matraquage des charges sociales ou au chômage. Elle appauvrit la classe moyenne écrasée d'impôts.

Hélas, à en juger par les commentaires de Benoît Hamon et de ses conseillers économiques, il n'est pas sûr que ce dépôt de bilan soit envisagé pour enfin repartir d'un bon pied.

Benoît Hamon sur France Inter, lundi 27 février :

"Il faudra regarder ce qu'on pourra rembourser ou ne pas rembourser. Il y a une dette vis-à-vis de la planète que nous ne pouvons pas rembourser. Il y a une dette vis-à-vis des banquiers que nous pouvons tout à fait renégocier."

La distinction entre la planète et les banquiers m'a laissée perplexe...

Mais poursuivons. Le Monde s'est livré à des commentaires intéressants :

"Notre dette publique n'a a priori pas de problème de soutenabilité. A 97,5% du produit intérieur brut (PIB) fin 2016, elle est un peu au-dessus de la moyenne de la Zone euro (90,1%). Mais les taux d'intérêt que l'Etat paie pour emprunter restent historiquement bas (0,89% sur 10 ans), tandis que la charge de la dette (le paiement des intérêts) ne pèse que 2% de notre PIB, contre 3% en Espagne et 4,2% en Italie."

Le quotidien présente la dette française de façon technocratique, en la comparant au PIB comme si l'Etat possédait 100% de l'activité économique d'un pays. Mais jusqu'à preuve du contraire, la France n'est pas un pays communiste. Le secteur privé – même s'il est minoritaire - a encore la main sur 43% de l'économie, l'Etat ne s'arrogeant "que" 57%.


Les intérêts de la dette - alors même que les taux sont très bas – absorbent 16% de nos recettes fiscales. En gros 1 700 € de charges d'intérêts par famille. A comparer au revenu universel de 750 € prôné par Benoît Hamon qui coûterait 464 Mds€ soit 1,6 fois les recettes fiscales.La dette (environ 2 000 Mds€) et les intérêts (environ 46 Mds€) doivent être comparés aux recettes fiscales, soit 288 Mds€. L'Etat vit en effet de recettes fiscales et non d'argent tombé du ciel. La dette publique – résultat d'empilages de 43 ans de déficit – n'est que de l'impôt en devenir. Sauf évidemment si on la répudie...

La croissance ne suffit même plus à absorber la moitié des intérêts de la dette

Enfin, Le Monde ne semble pas réaliser que le paiement des intérêts de la dette -- qui représente 2% du PIB -- est supérieur à la croissance de ce même PIB -- qui n'est que de 1,1%. Le Monde estime que la dette est soutenable alors que les intérêts – historiquement bas - absorbent plus que toute notre croissance.

C'est comme si j'écrivais qu'une entreprise est viable alors que les intérêts de sa dette absorbent plus que la croissance de son chiffre d'affaires (et je ne parle pas des marges, mais bien du chiffre d'affaires). Souvenons-nous que l'argent ne tombe pas du ciel.

Dans le paragraphe suivant, Le Monde fait preuve d'un éclair de lucidité :

"'Dans ces conditions, la renégocier serait un mauvais calcul : le gain serait vite effacé par la hausse des coûts d'emprunt qui suivrait', s'étonne un investisseur parisien. 'Surtout, on ne peut légalement pas restructurer la dette détenue par les banquiers sans toucher à celle composant aussi l'épargne des Français', précise Eric Dor, économiste à l'école de commerce Ieseg.

Oui, si la France "renégocie sa dette", les investisseurs arrêteraient de nous prêter ou demanderait bien plus cher. Ce serait la banqueroute assurée.

Dommage collatéral, les banques, bourrées de dette française, seraient aussi techniquement en faillite. Elles auraient des moins-values considérables sur leurs obligations françaises.

Inutile de dire que notre épargne bancaire et notre épargne en assurance-vie seraient englouties dans le processus. Sans compter que l'euro tel que nous le connaissons aujourd'hui disparaîtrait aussi probablement.
[NDLR : On ne regrette jamais d'avoir pris trop de précautions. Voici les six mesures d'urgence que nous vous conseillons de prendre avant que la situation ne devienne ingérable.]

Mais Benoit Hamon et son conseiller, le médiatique économiste Thomas Piketty, ont la solution magique.

''Il conviendrait de mutualiser toutes les dettes publiques de la Zone euro au-delà de 60% du PIB', ajoute-t-il. Chaque pays rembourserait selon une quote-part reflétant le poids de son endettement – les Allemands ne seraient donc pas lésés. Mais le taux d'intérêt serait commun. Et le rythme de remboursement serait défini par 'l'assemblée parlementaire de la Zone euro' que souhaite instaurer M. Hamon, regroupant des députés des différents Parlements nationaux".

Dit autrement : tous les canards boiteux s'allient ; on crée un pot commun de dettes publiques, ce qui revient à la mutualiser ; on renégocie un taux d'emprunt ; et une "assemblée parlementaire" définit le rééchelonnement ; les canards boiteux décident aussi qu'à l'avenir les déficits seront limités à 3% du PIB.

Pas sûr que les prêteurs croient à ces serments d'ivrogne...

Qu'en pensent les marchés (alias la Finance sans Visage, alias les investisseurs étrangers) ?

L'écart de taux d'emprunt à 10 ans entre l'Allemagne et la France se creuse encore légèrement mais ce n'est pas encore la panique puisque le taux d'intérêt a reculé.

Spread
Source Boursorama

Renégocier la dette française est effectivement une excellente idée. La dette est devenue insoutenable. Mais cela ne peut se faire sans une "insoutenable austérité" :

  • Moins de services publics inefficaces et en situation de monopole alors qu'ils ne rentrent pas dans la catégorie des missions régaliennes

  • Moins de capitalisme de copinage

  • Moins de redistribution à des fins purement clientélistes

Bref, remettre l'Etat à sa place et se débarrasser de la Parasitocratie. Vaste programme...

 Analyse de SIMONE WAPLER

( Chronique  l'Agora )

Sur la dette publique, un tournant décisif dans la campagne électorale
Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:51
Regardez ce beau gaillard : 
 
 

Voici le Charles de Gaulle, navire amiral de la flotte Française, porte-avions à propulsion nucléaire, plus gros bâtiment militaire d'Europe, fleuron de notre armée.

 

260 mètres de long, 65 de large. Il est haut comme un immeuble de 25 étages et embarque 2 000 hommes d'équipage, 40 avions et hélicoptères et 20 tonnes de farine rien que pour cuire le pain.

 

Ce beau bébé de 42 000 tonnes avance à 50 km/h (27 noeuds) et n'a besoin de faire le plein de carburant (nucléaire) qu'une fois… tous les 7 ans 1/2.

 

Quand le Charles de Gaulle arrivera à une retraite bien méritée vers 2040 Il faudra bien en faire quelque chose :

  • le vider de ses équipements ; 
 
  • recycler ses matériaux polluants ; 
 
  • en particulier l'usine nucléaire qui lui sert de moteur et enfin
 
  • trouver une bonne âme qui accepte de récupérer et traiter sa carcasse.

 

Bien sûr, on pourrait faire comme les Américains et couler le bébé radioactif par 10 000 mètres de fond. Ce n'est pas la méthode française.

 

Pour mémoire, la carcasse du Clémenceau devait être démantelée en Espagne… On le retrouve pourtant au large de l'Italie en route pour la Turquie. Puis c'est en Inde qu'on convoie la coque remplie de 1000 tonnes d'amiante. Le passage du canal de Suez coûte 2,5 millions d'euros. Mais l'Inde change d'avis et refuse l'encombrant fardeau… qui revient à Brest (encore 4,5 millions d'euros le voyage). C'est finalement le Royaume-Uni qui s'occupera de la dépollution et du démantèlement après force discussions, décisions de justice et manifestations.

 

Cela aura pris 10 ans pour un navire « conventionnel » : le Charles de Gaulle, lui, est à énergie nucléaire.

 

Combien coûtera le démantèlement du Charles de Gaulle, personne ne le sait.

 

Ce qui est sûr, c'est que personne n'a provisionné le moindre centime pour l'opération. Ils s'en débrouilleront bien en 2040.

 

Dans une entreprise privée, on prévoit, on alimente une caisse, un peu tous les ans afin de ne pas être pris de court.

 

Mais l'État n'est pas une entreprise. L'État ne prévoit pas la retraite de l'auguste bâtiment, ni celle de ses fonctionnaires de même que de nombreux engagements et garanties qui sont donnés sans être comptabilisés.

 

L'État s'engage sans compter, c'est ce que l'on appelle le « hors-bilan ».

 

La Cour des Comptes estime que les engagements hors-bilan de l'État « avoisinent les 3 500 milliards d'euros ».

 

Mais en fait cela ne veut pas dire grand chose car de l'aveu même de la Cour, il n'existe pas de recensement complet des engagements de l'État. 3 500 milliards c'est ce que l'on voit mais l'on n'a pas ouvert les placards ni soulevé les tapis : il doit y avoir encore beaucoup de poussières et de cadavres.

 

Il faut ensuite distinguer deux formes d'engagements :

 

  • Ceux où l'État sait qu'il va payer, c'est-à-dire essentiellement les retraites des fonctionnaires dont on commence à peine à sentir le fardeau des 1700 milliards d'euros auxquels il faut encore ajouter 500 milliards d'euros d'allocations (essentiellement le renflouement des retraites des « régimes spéciaux » de la SNCF et RATP ainsi que les aides au logement) qui seront prélevés sur le budget de l'État ;

 

  • Les engagements « au cas où » : c'est-à-dire les dépôts ou l'épargne garantis par l'État en cas de faillite, incluant probablement une bonne partie de votre épargne mais aussi les milliards de prêts accordés à la Grèce via le Mécanisme Européen de Stabilité.
 
 

Parmi tous ces engagements de l'État, le cas du Charles de Gaulle n'est qu'une goutte.

 

Mais l'exemple est représentatif : le hors-bilan, c'est comme le démantèlement du Charles de Gaulle.

 

On sait que cela va arriver mais :

 

  • On ne s'y prépare pas ;
  • On ne sait pas bien combien cela va coûter ;
  • Ni comment on va payer.

 

Pour preuve, la Cour des Comptes a calculé que les engagements hors-bilan de l'État ont été multipliés par 2 en 5 ans.

 

Pourquoi ?

 

1 - On avait mal compté le coût des retraites des fonctionnaires

2 - Face à la crise l'État a multiplié les engagements auprès de pays et entreprises en difficultés.

 

S'il y a une chose à retenir du hors bilan de l'État c'est que vos dépôts et épargnes garantis — vos comptes courants à hauteur de 100 000€, vos assurances vie à hauteur de 70 000€ ou vos livrets d'épargne— sont noyés parmi ces 3 500 milliards d'engagements : en cas de crise, ou de faillite bancaire, l'État n'aura absolument pas les moyens d'honorer sa garantie (comme c'est déjà le cas en Autriche comme vous pouvez le voir dans cette présentation).

 

Cela permet aussi de comprendre pourquoi Bruxelles refuse obstinément d'alléger la dette de la Grèce : cela impliquerait pour les autres États de la zone Euro de passer des pertes importantes dans leurs comptes.

 

De manière plus générale, ce n'est pas en mentant effrontément sur la situation réelle de notre économie que nous règlerons quoi que ce soit.

 

En revanche nous pourrions trouver des forces et une énergie insoupçonnés si nous parvenions à sortir du déni et à regarder la réalité en face.

 

La France, depuis 2000 ans, a connu bien des crises et bien des guerres mais aussi bien des rétablissements.

 

N'oublions pas qu'en 1945, à l'aube des « 30 glorieuses », les dirigeants européens s'attendaient à une réplique survitaminée de la crise de 1929 causée par la démobilisation de millions d'hommes…

 

 

Olivier Perrin,
Le vaillant petit économiste
Sources :
 
L'interview de M. Villeroy de Galhau: https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-13-fevrier-2017
 
[1] http://www.capital.fr/immobilier/tribune/henry-buzy-cazaux/credit-immobilier-l-heureuse-nouvelle-de-la-hausse-des-taux-1186540
 
Repost 0
Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
commenter cet article