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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 17:28

Catégories : #Transport

C'est dans l’ancien Hôtel de Ville que l'Histoire ferroviaire s'est écrite

C'est dans l’ancien Hôtel de Ville que l'Histoire ferroviaire s'est écrite

La question ferroviaire alimentait largement les débats municipaux au 19èmesiècle. Retour dans les années 1860 où la frénésie ferroviaire s'emparait même du conseil municipal.

Ainsi, le 4 août 1865, le conseil municipal procédait à la nomination d’une commission chargée de formuler un vœu relatif à la construction d’un chemin de fer traversant le département.

Trois ans plus tôt, le 15 février 1862, un vœu était émis par les membres de l'assemblée délibérante. Le Maire Henri de Bellonnet émettait un vœu pour que les trains de grande vitesse s’arrêtent à la station de Béthune car « l’industrie à laquelle on doit la création du chemin de fer a son centre à Béthune… ».

Et c'est le sous-préfet qui a sollicité la Ville pour qu'elle entreprenne ces démarches pour le bien être de la population, les besoins de l'administration des postes et le développement de l’industrie locale.

Le Député Delebecque était même intervenu avec succès, preuve que la question ferroviaire était de la plus grande importance. Un train express de jour et de nuit s’arrêterait bien à Béthune, aussi bien qu'à Saint-Omer.

Arnaud WILLAY

(parution dans la Voix du Nord, le 6 août 2017)

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 17:26
Photo de Nicole Crombe parue sur FB le 22.07.2017

Photo de Nicole Crombe parue sur FB le 22.07.2017

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 17:01

Catégories : #Histoire scolaire

L'école Sévigné a marqué des générations de béthunois

L'école Sévigné a marqué des générations de béthunois

Les devoirs de vacances, même en plein mois de juillet, cela existe. Figurez-vous que c'est au mois de juillet 1922 que la reconstruction de l’école Sévigné a été décidée.

Le 28 juillet 1922, la question liée à la reconstruction de l'école Sévigné a été inscrite à l'ordre du jour du conseil municipal dirigé par Jules Senis.

Et le Préfet demandait à la Ville de lui envoyer sans retard le projet de reconstruction de l'école. Au départ, la municipalité souhaitait acheter à une habitante Madame Dellisse, le terrain lui appartenant place du marché aux poulets (actuelle place du 73ème Régiment d'infanterie). Mais, comme elle refusait de vendre son terrain, les élus décidèrent de reconstruire l'école sur le terrain de l'ancienne caserne Montmorency.

Pour relancer le chantier, il fallait un architecte. C'est Monsieur Mulard, architecte en chef des régions libérées qui a été désigné.

Voilà la raison pour laquelle, 95 ans après cette décision, l'école qui retrouvera ses élèves début septembre se trouve à proximité du foyer François Albert.

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 31 juillet 2017)

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 17:43

Catégories : #Festivités locales

André Maginot, Ministre de la Guerre du Gouvernement Poincaré

André Maginot, Ministre de la Guerre du Gouvernement Poincaré

La période estivale est propice aux fêtes ou aux festivals. Le 23 juillet 1922, Béthune accueillait elle la fête de l'éducation physique.

Une fête organisée par les fédérations des sociétés d'éducation physique, de préparation militaire et de gymnastique. Alors que des concours individuels se déroulaient place du jeu de Paume (actuelle place Foch) avec les sociétés de gymnastiques, des démonstrations étaient programmées sur différents sites, dont la place Lamartine.

Le Ministre de la guerre André Maginot (notre photo) était venu en personne en estimant lors de la réception organisée à l'Hôtel de Ville que « la place du Ministre est dans une manifestation de sociétés de préparation militaire et aussi parce qu'il s'agissait de venir dans une région dévastée ». Le Maire Jules Senis le remercia vivement d''être venu « présider la fête fédérale de l’union des sociétés d'éducation populaire et de préparation militaire et de l'union des sociétés de gymnastique ».

Le préfet du Pas-de-Calais Monsieur Causel rappelait que « nous sommes dans un pays mutilé et tous nos efforts combinés s'abritent sous cette formule merveilleuse : l'union sacrée ». Une façon de rappeler que la France sortait tout juste de quatre années de guerre.

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 23 juillet 2017)

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 17:37

Catégories : #Histoire économique et sociale

La zone industrielle Kennedy s'est développée au début des années 1960

La zone industrielle Kennedy s'est développée au début des années 1960

Des vacances estivales au Japon, cela vous dit ? Au début du mois de juillet 1961, un japonais a foulé les pavés de la Grand Place.

A vrai dire, ce passage n'a pas eu le même écho que la venue du Général de Gaulle en 1959 ou encore François Mitterrand en 1988. Mais tout de même, croiser un japonais à Béthune à au moins suscité l’intérêt de la presse locale et du sous-préfet de Béthune.

C'est Monsieur Katfukawa, attaché au cabinet du Ministre des finances japonais qui était accueilli par le Maire Henri Pad pour visiter la zone industrielle de Béthune. Il faut dire que le majorat d'Henri Pad a notamment été marqué par le renouveau urbain et industriel de Béthune, un sujet de curiosité pour quiconque venait de l’extérieur.

Dès 1959, la cité a favorisé l'implantation d'usines, appuyé par le sous-préfet Roger David et Léonce Deprez.

Dès la fin des années 1950, une première zone industrielle fut équipée pour stimuler l'industrie locale. Très vite, dès 1961, de nombreuses entreprises s'y implantèrent comme Firestone, Schenectady, Cutler Hammer ou encore Benoto. Quelques mois après la venue du japonais, Béthune accueillait un américain. Le président Harvey Firestone venait inaugurer lui la célèbre usine de pneumatique qui existe encore aujourd'hui.

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 16 juillet 2017)

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:32

Catégories : #non classé

La place de Lille, derrière le beffroi, fin 19ème siècle

La place de Lille, derrière le beffroi, fin 19ème siècle

Vous allez bientôt prendre la route des vacances ? Une route si possible en bon état et bien éclairée. A Béthune, à la fin du 19ème siècle, ces questions étaient d'actualité.

Lors du conseil municipal du 20 février 1882, la question liée à l'état de la route nationale 41 qui traversait le faubourg de Lille était à l'ordre du jour. En effet, la chaussée du faubourg de Lille laissait à désirer. Les pentes étaient irrégulières, les fossés et ruisseaux envasés. Pire encore, les eaux ne pouvaient plus s'écouler, les trottoirs n'existaient pas. Le conseil protesta contre la situation en demandant au Maire de réclamer auprès de l'administration des Ponts et chaussées.

L'éclairage laissait aussi à désirer sur certaines routes béthunoises. Le 18 décembre 1872, on évoquait lors du conseil municipal l'insuffisance de l'éclairage sur la rue du rivage. Les membres de l'assemblée délibérante étaient conscients que cette route était très fréquentée. Il n'y avait pas encore de constructions qui la bordaient et les trottoirs étaient aussi en mauvais état. L'histoire ne dit pas si en l'absence de riverains, l'éclairage fut renforcé rapidement.

Arnaud WILLAY

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 13:58

Catégories : #Histoire politique

La chapelle de l’ancien hôpital accueille des expositions

La chapelle de l’ancien hôpital accueille des expositions

L'ex-Ministre de la Santé, Simone Veil, qui a porté la loi sur la légalisation de l'avortement s'est éteinte le 30 juin 2017. Cette grande dame qui a marqué l'Histoire de notre pays est venue de nombreuses fois dans la région, au Touquet, à Arras, Dunkerque et aussi à Béthune. C'était il y a 41 ans. Retour en 1976. 

 

   C’est en qualité de Ministre de la santé qu’elle est venue le 30 novembre 1976 à l’hôpital de Béthune. Une venue qui marquait ses premiers pas politiques. En effet, Valéry Giscard d’Estaing qui voulait féminiser le Gouvernement lui confia les reines du Ministère de la Santé. Une visite durant laquelle Simone Veil a entendu les revendications syndicales sur la vétusté du bâtiment abritant l’hôpital et les mauvaises conditions d’hospitalisation.  

   Des paroles qui ont aussi résonné aux oreilles du Maire de Béthune Paul Breynaert et des représentants de l’Etat. Aujourd’hui, quand un Ministre se déplace, c’est en général pour annoncer une réforme ou expliquer une décision. La visite ministérielle en 1976 n’a pas échappé à la règle. Le Ministre de la santé a annoncé la nécessité de construire un nouvel hôpital dont les travaux devaient débuter en 1977.

   Six ans après ce déplacement ministériel, c’est un Premier Ministre qui s’est rendu dans le béthunois. Il n’était plus question de promesses. En effet, certains d’entre vous se rappelleront que le 9 octobre 1982, Pierre Mauroy inaugurait le centre hospitalier Germon et Gauthier. La chapelle située en bas de la rue Saint-Pry (notre photo) reste le seul témoignage de l’emplacement de l’hôpital au cœur de Béthune.

 

 Arnaud Willay

le 1 Juillet 2017

Je me souviens avec beaucoup d'émotion de cette visite de 1976, alors que j'étais jeune conseiller municipal de la ville de Béthune. 

Je remercie par ailleurs Jacques Mellick, ancien ministre et maire de Béthune de l'avoir rappelé récemment lors d'une séance du conseil municipal.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 17:58

Catégories : #Histoire politique

Jules Senis, Maire de Béthune en 1922

Jules Senis, Maire de Béthune en 1922

Pour ce premier tour des élections législatives, vous apercevrez forcément des isoloirs et des urnes nécessaires aux opérations de vote. Du matériel qui a un coût et qu'il faut parfois remplacer. La preuve à Béthune en 1914 et 1922.

La loi du 29 juillet 1913 sur le secret et la liberté de vote prévoyait que dans chaque commune, il fallait prévoir un isoloir pour 300 électeurs inscrits et qu'il y aurait au moins deux isoloirs par salle de vote.

Ces isoloirs devaient être achetés par les municipalités mais une somme de 15 francs était allouée par l’État pour chaque isoloir. En 1914, le nombre d’électeurs était de 4101 à Béthune. Il fallait prévoir 15 isoloirs avec deux bureaux de vote. Le Maire demandait au conseil de voter un crédit de 700 francs (555 francs pour les isoloirs et 50 francs pour les urnes) sachant que l’État verserait une allocation spécifique.

En 1922, le nombre d'électeurs avait augmenté à Béthune (4387 électeurs) et le matériel électoral avait été détruit durant la première guerre mondiale. 17 isoloirs étaient nécessaires pour les deux bureaux de vote. Une nouvelle dépense pour la Ville que le Maire Jules Senis (notre photo) souhaitait inscrire dans les dépenses au titre des dommage de guerre.

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 11 juin 2017)

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 17:52

Catégories : #Histoire politique

Le théâtre municipal en 1912

Le théâtre municipal en 1912

Ce soir, vous connaîtrez le nom du Député qui vous représentera à l'Assemblée Nationale. Mais, on regardera aussi le niveau de l'abstention. A Béthune, l'abstention a parfois empêché une belle unanimité lors des séances du conseil municipal.

La preuve le 26 novembre 1909. Les élus décidaient de construire sur le terrain communal du boulevard Victor Hugo un théâtre de 800 places assises. C'est l'architecte parisien Henri Guillaume qui avait été retenu par l'assemblée délibérante. L'objectif était de réduire la dépense inhérente à la construction du bâtiment. Le projet présenté aux élus le 26 septembre 1909 qui prévoyait un coût de 4000 000 francs n'allait pas être voté à l’unanimité : 17 voix pour, une contre et une abstention. Malgré tout, l'histoire du théâtre allait pouvoir s'écrire dès 1912 (notre photo).

Le 25 avril 1913, les élus allaient ils voter unanimement la subvention à la société de tir et d'instruction militaire « les volontaires béthunois » ? Cette association organisait à la Pentecôte un concours de tir doté de 4000 francs de prix pour lequel la Ville allouait une somme de 300 francs. Malgré l'avis favorable de la commission des finances, une abstention a été dénombrée sur les 24 votants. Une abstention qui empêchait l'unanimité sur une question en apparence consensuelle.

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 18 juin 2017)

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:58

Catégories : #Guerres mondiales

A Béthune, une stèle rappelle les bombardements du 27 avril 1944

A Béthune, une stèle rappelle les bombardements du 27 avril 1944

La fin du mois de mai 1944 s’annonçait douloureuse à Béthune. Non pas à cause de la tenue du conseil municipal le 31 mai 1944. La communication du Maire inscrite à l'ordre du jour de ce conseil « sur les événements tragiques survenus depuis le 27 avril dernier » était lourde de sens.

Un Maire qui rappelait que le nombre de bombardements depuis le 27 avril 1944 s'élevait à 11. En effet, après des années de souffrance depuis 1940 liées au second conflit mondial, la guerre a fait son retour brutalement à Béthune le 27 avril. Deux vagues de bombardiers britanniques ont lâché au total 200 bombes sur l’ancien dépôt SNCF. Des bombes qui tombèrent notamment sur la cité des cheminots et le faubourg Saint-Pry.

Des bombardements qui firent 87 tués et 45 blessés. 183 sinistrés étaient recensés. A côté des premiers secours et des 17 760 repas servis par la Ville, d'autres actions ont été décidées. La Ville avait notamment demandé que les familles sinistrées puissent bénéficier de l'indemnité de déménagement et de réinstallation.

Si le bilan exposé fin mai 1944 était douloureux, le rappel des dons offerts aux sinistrés du bombardement pouvait apparaître réconfortant pour les béthunois. La Ville de Beuvry avait collecté 28 242 francs et l'étoile sportive de Sailly-Labourse proposait elle 500 francs aux sinistrés béthunois.

Arnaud WILLAY

 

(parution dans La Voix du Nord, le 28 mai 2017)

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