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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:58

Catégories : #Guerres mondiales

A Béthune, une stèle rappelle les bombardements du 27 avril 1944

A Béthune, une stèle rappelle les bombardements du 27 avril 1944

La fin du mois de mai 1944 s’annonçait douloureuse à Béthune. Non pas à cause de la tenue du conseil municipal le 31 mai 1944. La communication du Maire inscrite à l'ordre du jour de ce conseil « sur les événements tragiques survenus depuis le 27 avril dernier » était lourde de sens.

Un Maire qui rappelait que le nombre de bombardements depuis le 27 avril 1944 s'élevait à 11. En effet, après des années de souffrance depuis 1940 liées au second conflit mondial, la guerre a fait son retour brutalement à Béthune le 27 avril. Deux vagues de bombardiers britanniques ont lâché au total 200 bombes sur l’ancien dépôt SNCF. Des bombes qui tombèrent notamment sur la cité des cheminots et le faubourg Saint-Pry.

Des bombardements qui firent 87 tués et 45 blessés. 183 sinistrés étaient recensés. A côté des premiers secours et des 17 760 repas servis par la Ville, d'autres actions ont été décidées. La Ville avait notamment demandé que les familles sinistrées puissent bénéficier de l'indemnité de déménagement et de réinstallation.

Si le bilan exposé fin mai 1944 était douloureux, le rappel des dons offerts aux sinistrés du bombardement pouvait apparaître réconfortant pour les béthunois. La Ville de Beuvry avait collecté 28 242 francs et l'étoile sportive de Sailly-Labourse proposait elle 500 francs aux sinistrés béthunois.

Arnaud WILLAY

 

(parution dans La Voix du Nord, le 28 mai 2017)

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:53

Catégories : #Histoire politique

Fondé en 1947, le RPF du Général de Gaulle présent aux élections de 1951

Fondé en 1947, le RPF du Général de Gaulle présent aux élections de 1951

Dans une semaine, vous devrez choisir votre Député. En 1951, le 17 juin, des élections législatives étaient programmées dans un contexte de crise politique qui caractérisait bien la IVème République.

Aujourd'hui, le scrutin est majoritaire à deux tours par circonscription. En 1951, l'élection se déroulait conformément à la loi des apparentements. Les listes apparentées emportaient tous les sièges si elles obtenaient la majorité absolue.

Sur les 11 634 béthunois inscrits, 9825 se sont exprimés. Plusieurs forces politiques étaient en lice pour ce scrutin d'après guerre : la Troisième force (SFIO, MRP) emmenée par Henri Queuille. Le Rassemblement du peuple français fondé le 7 avril 1947 pour réviser les institutions était lui incarné par le Général de Gaulle (notre photo)°. Le parti communiste était représenté par Maurice Thorez.

Les béthunois ont placé la liste des communistes en tête (2515 voix) devançant le Rassemblement du peuple français qui recueillait lui 2350 voix.

Au niveau national, le parti communiste arrivait certes en tête en terme de suffrages mais perdait 79 sièges. Le Rassemblement du peuple français devenait lui le premier parti de l'Assemblée. La poussée gaulliste et le tassement de la gauche ont constitué les grands enseignements de ce scrutin.

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 4 juin 2017)

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 14:45

Catégories : #Histoire politique

En 1968, le Maire Henri Pad a supprimé les fêtes de Pentecôte

En 1968, le Maire Henri Pad a supprimé les fêtes de Pentecôte

Les mesures qui seront prises par le nouveau chef de l’État Emmanuel Macron susciteront sans doute des réactions. D'autant plus, qu'il y a 49 ans, le pays était dans une situation de blocage suite aux événements de mai 1968. Qu'en était-il dans le béthunois ?

Dans la seconde partie du mois de mai, Béthune et son arrondissement s'installaient dans la grève. La pénurie de carburant débutait, la panique s'emparait des consommateurs et les fermetures d'usine se multipliaient.

La direction de l'usine Benoto a été contrainte de la fermer. Firestone et les autobus artésiens étaient aussi touchés par le mouvement de grève.

Même les festivités béthunoises prévues pour la fête de la Pentecôte furent supprimées : retraite aux flambeaux, feux d'artifice et bal populaire. Le Maire de Béthune, Henri Pad (notre photo), avait même du se résoudre à prendre des mesures pour assurer le ramassage des ordures ménagères.

La crise de mai 1968 n'a donc pas épargné le béthunois. Un moment qui a laissé une empreinte profonde dans la société française. Une crise complexe aux origines multiples qui a accéléré l'évolution des mentalités sur le travail, l'environnement et le rôle des femmes.

Arnaud WILLAY

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:40

Catégories : #Avenues - rues et places béthunoises

Marmottan, une place située derrière l'église Saint-Vaast

Marmottan, une place située derrière l'église Saint-Vaast

En cette mi mai 2017, vous vous interrogez peut-être sur la signification du nom de votre rue. A la mi-mai 1914, il y a 103 ans, les béthunois avaient le droit en plein conseil municipal à des explications détaillées sur la dénomination de certaines rues.

On apprenait ainsi que la place du Marché au fil avait pris le nom de place Marmottan (notre photo) le 27 mars 1914 en « témoignage rendu à la mémoire de deux présidents de la compagnie des mines de Bruay, Jules et Henri Marmottan ».

La rue Benoite Vincent a elle était nommée ainsi pour rendre hommage à cet homme qui avait fait une œuvre philanthropique en aidant l’établissement hospitalier de Béthune.

Le Maire Pierre Rinquin évoquait aussi lors du conseil municipal du 15 mai 1914 le sens de la dénomination de la rue De Bellonnet. Une appellation en la mémoire d'Henri de Bellonnet, officier de la légion d'honneur, Maire de la cité de 1836 à 1862. Des rues et places que vous observerez désormais différemment.

Arnaud WILLAY

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 17:43

Catégories : #Histoire politique

Mac-Mahon, Président de la République de 1873 à 1879

Mac-Mahon, Président de la République de 1873 à 1879

Ce soir, à 20h, vous connaîtrez le nom du prochain Président de la République. Un Président qui n'aura pas le pouvoir de désigner les Maires des communes. C'était loin d'être le cas en 1878 sous la IIIème République, date à laquelle le Maire de Béthune avait été désigné par décret présidentiel.

Le 25 février 1878, le sous préfet de Béthune réunissait le conseil municipal nommé par le Président de la République le Maréchal de Mac Mahon (notre photo). Et c'est un décret présidentiel daté du 19 février 1878 qui a permis d'installer Aristide Hurbiez, notaire très âgé, aux commandes de la Ville.

Le Maire évoquait dans son discours prononcé devant le représentant de l’État ses grandes orientations politiques et la question des impôts :«ne nous faisons pas illusion sur la possibilité de réduction prochaine d'une partie des impôts qui grèvent actuellement la Ville. Nous aurons à nous occuper sérieusement de la diminution des dépenses».

L'enseignement était aussi au cœur des préoccupations d'Aristide Hurbiez. Il souhaitait l'instruction primaire « absolument gratuite et obligatoire » et attachait une importance particulière « au développement de l'étude des arts, de la musique, du dessin ».

 

Arnaud WILLAY

 

(parution dans La Voix du Nord, le 7 mai 2017)

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 15:52

Catégories : #Guerres mondiales

Henri Pad avait alerté sur la situation budgétaire en 1940

Henri Pad avait alerté sur la situation budgétaire en 1940

Le conseil municipal s’est réuni le 14 mars dernier pour adopter le budget primitif 2017 et inscrire les dépenses et recettes qui guideront les projets à venir. Mais, comment Béthune s'est-elle organisée au début du second conflit mondial dans une situation forcément complexe.

Il faut dire que l'organisation financière de la commune était à l'ordre du jour du conseil municipal du 24 juin 1940 présidé par le Maire Gustave Boudry. Le contexte national était pesant. Le 22 juin, l'armistice est signé à Rethondes. Il établissait les conditions d'occupation de la France par l'Allemagne.

Henri Pad (notre photo) qui deviendra Maire en 1951 jugeait devant ses collègues du conseil la question financière « angoissante ». La situation budgétaire était tendue car la Ville avait du faire face à de nombreuses demandes : dépenses diverses attachées aux troupes allemandes, aide aux réfugiés, sinistrés et mariniers privés de logements, nourriture des prisonniers de guerre...Les élus devaient aussi délibérer sur une demande d'avance aux autorités allemandes pour le paiement d'un mois de dépenses. Une demande qui laissait présager une gestion financière difficile en temps de guerre.

 

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 23 avril 2017)

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 09:23

 

Catégories : #Avenues - rues et places béthunoises

La rue Léon Blum mène au stade municipal, depuis la rue d'Aire.

La rue Léon Blum mène au stade municipal, depuis la rue d'Aire.

C’était un 9 avril. En 1872, Léon Blum naissait à Paris. Une rue en hommage à l'homme politique qui a marqué son temps existe à Béthune.Une rue qui longe le stade municipal. Savez vous depuis quand cette rue existe ? Et dans quelle condition cette dénomination a été adoptée ?

C'est le 27 mars 1958 que le conseil municipal décidait que « la nouvelle rue reliant la rue Fernand Bar à la rue d'Aire » prendrait le nom de Léon Blum. Mais, au départ, certains élus souhaitaient débaptiser l'avenue de Lens pour lui donner le nom de Blum. Une solution au final rejetée. Mais qui était Léon Blum ?

Elu député de la Seine en 1918, il prenait la tête de la Section Française de l'Internationale Socialiste (SFIO) après le congrès de Tours en 1920.

En 1936, il amène le Front populaire (alliance de différents partis de la gauche comme la SFIO, le parti radical socialiste et le parti communiste) à la victoire aux élections législatives. Une victoire qui lui permet de devenir Président du Conseil. Le 10 juillet 1940, il refusait de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il fut livré par Pierre Laval aux nazis et déporté en mars 1943. Il dirigea le dernier gouvernement provisoire avant l'instauration de la quatrième République de décembre 1946 à 1947. Il est encore considéré comme une des grandes figures du socialisme français.  

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 9 avril 2017)

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 16:36

Catégories : #Histoire politique

Léon Gambetta (1838-1882)

Léon Gambetta (1838-1882)

Il y a 179 ans, le 2 avril 1838, Léon Gambetta naissait à Cahors. Un homme politique dont la mort le 31 décembre 1882 n'a pas laissé insensible les membres du conseil municipal de Béthune.

Le 4 janvier 1883, le Maire Oscar Dupuich convoquait en urgence le conseil municipal pour « arrêter les mesures à prendre en vue des obsèques de Léon Gambetta ». La municipalité envoyait une délégation pour assister à Paris aux funérailles nationales de l'homme politique. La résolution du conseil soulignait « le plus ardent patriotisme de Gambetta », en estimant « qu'il a sauvé la République en 1877 après avoir contribué plus que personne à l'établir ». Et, le conseil décidait de dénommer une rue de la cité en hommage à Gambetta.

En effet, c'est pour lui rendre hommage que Oscar Dupuich prenait un arrêté le 6 juin 1883 pour décerner « un hommage public à la renommée du grand patriote ». Cet arrêté permettait à la rue dite des grands becquereaux de porter le nom de rue Gambetta. Une dénomination qui existe encore aujourd'hui à Béthune.  

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 2 avril 2017)

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 18:29

Catégories : #non classé

1960 : un nouvel hôtel des postes pour les béthunois

Depuis la fin du mois d'août 2016, les usagers de la Poste ont découvert un lieu totalement réaménagé. A la fin du mois de mars 1960, il y a 57 ans, les béthunois apprenaient que la première pierre du nouvel hôtel des postes serait posée en septembre. Un bâtiment qui s’élève encore aujourd'hui sur la place du maréchal Joffre, à quelques mètres du beffroi (notre photo).

La construction d'un nouveau bâtiment pour les services postaux était indispensable. Le receveur de l'époque déclarait dans la presse locale que « chaque jour, une intense activité est déployée aux guichets. Quotidiennement, 400 objets chargés et recommandés sont déposés ». Les 540 titulaires d'un compte courant postal avait même demandé à bénéficier du système de retrait à vue au bureau de Béthune.

Alors, que pouvait apporter le nouvel hôtel des postes en 1960 ? Le nombre de guichets serait doublé : de 6, il était porté à 12. Les cabines téléphoniques passaient elles de 6 à 2. Les conditions de travail allaient être améliorées avec une surface plus grande pour traiter le courrier. Et, le départ des courriers vers d'autres destinations devait être aussi optimisé. En 1960, lettres, journaux et paquets étaient déjà envoyés de Béthune. 

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 26 mars 2017)

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 18:08

Catégories : #Festivités locales

1970,  des nouveautés à la foire de printemps

Vous avez sans doute déjà testé les nouveautés durant cette foire de printemps ? Le Master dream (notre photo), sorte de pieuvre avec deux nacelles peut vous faire tourner dans tous les sens. La place de la République accueille elle le Gravitron, qui vous procurera des sensations fortes.

 

En 1970, des nouveautés étaient aussi annoncées sur le champ de foire parmi lesquelles les auto tamponneuses pour enfants et un mini zoo. La place Joffre accueillait elle des avions et la place de la République abritait un manège qui allait en décoiffer plus d'un : l'ouragan.

Et c'est un dimanche matin qu'une délégation d'élus était venue observer les nouveautés. Une délégation non pas emmenée par le Maire mais par Monsieur Bréhon, Adjoint au Maire.

Par contre, la zone bleue instaurée il y a quelques semaines à Béthune était ajournée en 1970. C'est en pleine foire de printemps que le Maire Henri Pad faisait part de sa décision sur la mise en place d'une zone bleue. L'élu, soucieux d'éviter des dissensions entre ses concitoyens publiait un communiqué dans lequel il «décidait d'ajourner la mise en place et le fonctionnement de cette mesure de réglementation du stationnement ». Il faut dire que le contexte politique était particulier. En effet, Henri Pad, souhaitait « achever les trois cent derniers jours de son mandant en paix, sans susciter l'animosité de ses concitoyens ».

 

 

Arnaud WILLAY

(parution dans La Voix du Nord, le 20 mars 2017)

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