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BUDGET

Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 07:16

Le budget 2009 de BETHUNE a été voté le 30 mars au soir, l’article L2313-1 du code général des collectivités locales précise  que "Les budgets de la commune restent déposés à la mairie et, le cas échéant, à la mairie annexe où ils sont mis sur place à la disposition du public dans les quinze jours qui suivent leur adoption ou éventuellement leur notification après règlement par le représentant de l'État dans le département.

Le public est avisé de la mise à disposition de ces documents par tout moyen de publicité au choix du maire. "

 

Soucieux de la transparence, nous attendons que le maire nous précise le moyen de publicité qu’il a choisi pour nous avertir de cette mise à disposition et ce dans les délais impartis.

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 21:26

Si l’on sortait un peu des sentiers battus ?

Appel à contributions

 

 

 

La pression fiscale locale est particulièrement lourde (+30 % par rapport aux villes de même importance). Chacun jugera à qui en revient la paternité.

 

 

L’ancienne municipalité, faisant suite à un intermède forcé, a globalement choisi deux techniques pour ne pas alourdir le ratio endettement/habitant, et se  décerner un satisfecit pour sa gestion –critère permettant une réélection assurée; la première consistant en la renégociation de la dette de l’annuité, la seconde par le recours systématique à la DSP (délégation de service public) Cf. Q Park-parking-, Vert Marine –piscine- ; Une autre voie avait été envisagée parallèlement, le BEA (bail  emphytéotique administratif) Cf. La halle. Mais l’herbe a été coupée sous le pied par la nouvelle municipalité.

 

 

La ville est désormais « prisonnière » des choix passés, témoins de l’étroitesse des marges de manœuvre financières pour les investissements.

 

Toutefois, l’actuelle municipalité pour marquer sa rupture avec la gestion de l’ancienne équipe a décidé de geler les taux d’impositions locales pendant 3 ans, tout en espérant que l’accroissement de la base liée à l’augmentation du parc immobilier permettra de limiter la pression fiscale à venir. Cette orientation est très nettement insuffisante pour les investissements à venir, avec de surcroît un risque de paupérisation de la ville.

 

 

Bien qu’il paraisse que l’herbe soit toujours plus verte chez le voisin, je n’en oublie pas moins que les stigmates de l’abandon d’une véritable politique financière au profit d’un électoralisme sont déjà bien visibles dans certaines communes très proches. Il ne s’agit pas ici d’allumer la guerre des clochers, mais de rappeler les paroles de Matthieu « Hypocrite, ôte d’abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère ». Clairement, lorsque j’entends certains élus de communes environnantes s’exprimer sur la vie béthunoise, j’ai envie de leur répondre « regardez la misère de chez vous, et gardez vous de vos bonnes leçons ».

 

 

Dans un contexte particulier étroit et tortueux, il parait opportun de s’interroger sur la politique financière de la Ville.

 

Compte tenu des propos tenus lors du débat d’orientation budgétaire, il ne faut pas être grand devin pour savoir que le prochain budget n’apportera rien de bien nouveau. Chacun des camps défendra son pré carré, et fustigera la position de l’autre. Les protagonistes fourbissent déjà leurs armes…pas toujours mouchetées. Qui tirera le mieux et le plus fort ? Réponse à venir.

 

 

Mon avis est tranché. Oui, tous les choix passés n’ont pas été opportuns et non les choix actuels ne suffiront à redresser la barre.

 

Pour ne pas obérer l’avenir de nos enfants et privilégier tout de même un cadre de vie harmonieux, il faut faire preuve de réflexion. Certains appellent çà « avoir une vision ». Je trouve pour ma part cette expression malencontreuse, même si je comprends qu’elle soit facilement mémorisable dans l’esprit d’une bonne partie de l’électorat. La démagogie fait l’apologie des tyrans et le malheur des peuples. N’oublions tout de même pas que les drogués ont aussi leurs visions.

 

Alors que j’entends ces esprits bien pensants et bien avisés, dont je me gausse comme disait Maître Capello, nous abreuvant de la pertinence de leurs projets structurants pour l’avenir (ex. tramway), je n’entends aucun d’entre eux s’exprimer sur la mesure de l’utilité sociale des dépenses et plus précisément définir concrètement quel doit être le bon niveau d’effort que la collectivité doit aujourd’hui consentir pour répondre aux enjeux de demain. Mais comme disait justement mon grand-père « on a jamais tiré une seule boule de neige d’un sac de charbon ».

 

Le bon sens populaire voudrait que les élus, responsables du bon usage des deniers publics – c’est-à-dire de nos impôts- soient à même de n’engager que des dépenses utiles, répondant à l’intérêt général et que les avantages attendus valent les coûts supportés. Or, il n’en est rien. Oyez, oyez braves gens vous ne pouvez pas tout comprendre.

 

 

Tout comme mes amis d’Aimer BETHUNE dont la devise est « aimer béthune, c’est aussi cultiver le plaisir de vivre ensemble dans le respect de chacun »,  je ne peux rester insensible à certaines situations.

 

Aussi, pour justifier cette capacité de projet pour l’avenir (et n’en déplaisent à certains esprits chagrins il n’y a pas que des has-been), je me permets de lancer un appel à contributions. Y’aurait-il des personnes suffisamment capables d’insuffler et de mener une véritable réflexion autonome et non partisane pour l’intérêt de BETHUNE autour de projets de partenariat public privé (les PPP pour les initiés) prévus par la loi de 2004 ? Je pense particulièrement aux champs des transports, de l’énergie et aux TIC.

 

Si  j’évoque cette possibilité, c’est pour mieux souligner la possibilité qu’offrent les PPP d’une pression fiscale étalée dans le temps, ainsi qu’un partage des risques, ce que ne permettent ni les délégations de service public, ni les marchés publics.

 

En clair, il existe une voie non évoquée jusqu’ici qui permettrait de développer des investissements structurants sans pour autant alourdir la pression fiscale. La voie de la sagesse pour Béthune j’oserai dire.

 

 

Pour celles et ceux qui auront eu le courage, et je les en remercie, de me lire jusqu’ici, mais pour qui toutes ces conceptions resteraient nébuleuses, obscures, inintelligibles, je terminerai ce billet par une note plus légère.  Oui à BETHUNE on est bien dans la m…et si on ne fait rien pour s’en sortir on risque d’y rester.

 

 

 

 

Hervé ABOUADAOU

 

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 10:08

LA LEGALITE REPUBLICAINE MISE A MAL

 

 

Le samedi 4 avril 2009 ,  dans ce blog et dans la catégorie "budget " , le texte suivant apparaissait :

 

début de citation

BUDGET: Information du public

 

Le budget 2009 de BETHUNE a été voté le 30 mars au soir, l'article L2313-1 du code général des collectivités précise: "Les budgets de la commune restent déposés à la mairie et, le cas échéant, à la mairie annexe où ils sont mis sur place à la disposition du public dans les quinze jours qui suivent leur adoption ou éventuellement leur notification après règlement par le représentant de l'Etat dans le département.

 

Le public avisé de la mise à la disposition de ces documents par tout moyen de publicité au choix du maire. "

 

 

Soucieux de la transparence, nous attendons que le maire nous précise le moyen de publicité qu'il a choisi pour nous avertir de cette mise à disposition et ce dans les délais impartis " Fin de citation

 

 

A ce jour , nous ne savons toujours pas le moyen choisi... espérons que cette année il le fera sous quinzaine, respectant ainsi la réglementation.

 

Huit commentaires avaient été faits à l'époque:

http://aimerbethune.over-blog.com/article-29846384

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 17:47
Monsieur Daniel BOYS nous prie de mettre en ligne son intervention au Conseil Municipal du 25 mars 2010 à propos du vote du Budget Primitif pour l'exercice 2010 . Nous ferons de même pour les autres intervenants du groupe Aimer Béthune .

Concernant le budget 2010, je veux vous dire , et je ne voudrais pas être une cassandre , qu’avec un tel budget manipulateur, vous serez rapidement rattrapés par la réalité de votre mauvaise gestion .Très vite au cours des prochains mois , les masques vont tomber , et l’état calamiteux de la situation financière de la ville que vous avez tenté de masquer par un budget en trompe l’œil , vous conduira  dans une impasse et mènera la ville en situation de cessation de paiement. Pour une dernière fois , vous aurez recours à un ultime subterfuge qui consistera à ne pas rembourser la ligne de trésorerie de 6 millions d’euros qu’il est obligatoire de rembourser avant la fin de l’année 2010 et que vous reporterez en 2011 pour vous donner une illusoire bouffée d’oxygène En 2011 les béthunois paieront chers par une augmentation d’au moins 15% de leurs impôts les emprunts et les lignes de trésorerie qui ne préparent  pas l’avenir mais servent simplement , à cacher une gestion irresponsable .

Avec ce budget la ville de Béthune est au bord de la rupture  .La 6eme ville du Pas de Calais , les béthunoises et les béthunois méritent mieux qu’une équipe sans projet et sans unité sinon celle du lien des indemnités substantielles que vous vous êtes octroyés dans le seul but d’acheter le silence des composantes de votre majorité et éviter l’explosion inéluctable liée à votre alliance contre nature .

Avec les béthunoises et les béthunois je suis triste pour Béthune .Ils méritent mieux que ce vaudeville pitoyable que vous nous infligez tous les jours .Cela conduit à l’affaiblissement de la ville centre et de son arrondissement , ce dont se plaint le Président de la communauté d’agglomération car, lorsque Béthune piétine ,ce sont toutes les communes qui en pâtissent .

Votre bilan aujourd’hui : une ville en cessation de paiement dans quelques mois , voire sous tutelle , une ville qui est la risée de tous par l’étalage de vos rivalités mesquines , une ville qui ne pèse plus dans l’arrondissement et la région , une ville dont les responsables politiques de tous bords , en premier lieu le député  qui a pourtant contribué à la chimère politique que vous êtes ,considèrent que Béthune est gérée par des irresponsables , une ville que les investisseurs ont déserté par manque de visibilité et de projet politique cohérent, une ville qui n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’elle-même.

Après 2ans de gestion de votre majorité vous aurez réussi cette prouesse de faire d’une ville attractive , dynamique , reconnue ,une ville au bord du gouffre et qui ne compte plus .Vous avez mis 6 ans à Douvrin pour aboutir à ce même résultat , mais votre expérience aidant dans la mise en faillite des villes vous y êtes arrivés en 2 ans à Béthune.

Au nom de tous ceux qui aiment Béthune , des forces politiques , associatives économiques qui se sont battus pour la transformer , lui donner la place qu’elle avait encore il y a 2 ans , je vous demande de vous ressaisir .Si vous ne le faites pas , vous porterez la lourde responsabilité historique d’effacer du paysage une des plus importantes villes de la région , celle qui de tout temps a structuré l’Artois , l’ouest du bassin minier et qui a contribué à son dynamisme et son développement .

Nous voterons donc contre ce budget qui est le symbole de votre faillite et de votre incapacité à gérer une ville de la dimension de Béthune . Mais au-delà de notre groupe je demande aux membres de votre majorité qui aiment sincèrement Béthune et qui ont pu s’égarer dans l’illusion d’une victoire éphémère , de ne pas jouer aux apprentis sorciers et de se ressaisir car ce qui est en jeu ce soir , ce n’est pas l’avenir de tel ou tel groupe politique mais l’avenir de Béthune

Si ce budget était voté nous nous réservons le droit de saisir le Préfet sur sa sincérité.

 

                                               Daniel Boys

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 17:33

Malheureusement,le quotidien local n'a pas repris cette intervention de l'ancien adjoint aux finances lequel , il est vrai , a souvent été interrompu  dans son allocution par des membres de la majorité municipale , d'une manière très discourtoise .


Monsieur le Maire,

 

Nous venons d’entendre le rapport de présentation du BP 2010 et je pense que c’est avec la légitimité d’ancien adjoint aux finances que l’ouverture du débat m’échoît.

 

Tout d’abord, je tiens à souligner le fait que vous avez maintenu ce que j’avais présenté il y a plus d’un an, à savoir la suppression du Budget Supplémentaire en cours d’année. Nous votons maintenant en parallèle le Compte administratif 2009 et le Budget Primitif 2010 qui intègre directement les résultats et reports de 2009. Par ce biais, une collectivité respecte mieux les principes d’annualité et d’unité budgétaires qui aident j’en suis convaincu, à une plus grande compréhension de la part des élus et une meilleure visibilité dans le pilotage budgétaire.

 

Je tiens à souligner également que la lettre de cadrage que j’avais fixé en 2009 à une réduction minimum de 5 % des charges à caractère général (C/011) a été respectée par les services lors des réunions d’arbitrage en octobre 2009. Ceci étant, il s’agit au BP de prévisions, j’espère que les réalisations seront conformes.

 

Ceci étant, j’avoue être un peu perplexe à l’analyse générale du Budget 2010. Perplexe car des interrogations perdurent, aussi bien par des contraintes exogènes (extérieures à Béthune) qu’endogènes (propres à l’action municipale).

 

Exogènes tout d’abord parce que vous êtes confronté, Monsieur le Maire, à ce que connaissent tous les élus locaux : boucler des budgets avec des dotations qui se raréfient, avec des cotisations de plus en plus importantes, des transferts de compétences sans compensation financière et, surtout, une réforme des collectivités territoriales qui se profile à très court terme avec l’avènement des aires métropolitaines.

 

Endogènes ensuite car des problèmes persistent :

 

1/ Les charges de personnel en particulier. Il n’est pas normal qu’elles aient augmenté de 2 M€ en 2 ans. Or, en cette matière, vous devez montrer l’exemple M. le Maire. La loi vous autorise à 2 collaborateurs immédiats à votre cabinet et non 8 comme actuellement. Si des collaborateurs ont des compétences techniques manifestes, ils doivent passer sous l’autorité hiérarchique du Directeur Général des Services. Je suis convaincu que des redéploiements internes peuvent être faits, sans recrutements externes sauf pour les catégories A.

 

2/ Les recettes ensuite posent problème, paradoxalement. D’une part car elles sont le fruit à ce BP 2010 d’un caractère ponctuel, à savoir les remboursements de sinistres (1,1 M€). D’autre part au niveau des recettes fiscales, les bases n’évoluent que très peu. Cela signifie que l’observatoire fiscal que j’ai impulsé il y a un an ne fonctionne pas au quotidien. Plus précisément, au titre de la fiscalité, vous avez décidé M le Maire, de fiscaliser l’intégralité des compétences du SIVOM (soit une économie budgétaire de 540.000 €). Je suis entièrement d’accord avec cela, car c’est celui qui exerce la compétence qui doit payer l’impôt. J’aurais aimé, à l’identique de ce que vous m’aviez accordé en 2009, que vous baissiez d’autant et mécaniquement les taux communaux par honnêteté envers les béthunois. Là, c’est vraiment une augmentation déguisée des impôts et je suis farouchement opposé à ces tours de passe-passe !!

 

 

A l’évocation de ces quelques problèmes persistants, on arrive donc à une analyse financière délicate, notamment à travers « les grands soldes de gestion » du rapport de présentation qui sont assez révélateurs.

 

Au BP 2009, selon le rapport de présentation que vous nous avez remis, nous étions à une épargne nette de 90.000 €. Heureusement que j’ai mis en place les travaux en régie car sinon, elle aurait été déficitaire de 1,6 M€ !! Au BP 2010, les travaux en régie étant constants, ce sont les remboursements exceptionnels de sinistres qui font que l’épargne nette est à 957.000 €. Sinon, elle serait à nouveau négative de 200.000 € !! Ca veut donc dire que le fonctionnement de la Ville est structurellement déficitaire !! Or, vu les montants prévus en emprunt en 2010, je me demande comment on va faire pour assurer leur remboursement, car un emprunt de 12 M€ par exemple, suppose un remboursement de 1 M€ par an sur 15 ans.

 

 

Cela m’amène donc à revenir en liminaire de mon intervention, sur l’évocation des contraintes exogènes. Béthune est aujourd’hui plus que jamais engoncée dans un bassin de vie qui va grosso-modo d’Hénin-carvin jusqu’à Auchel. Si nous voulons présenter une spécificité et une attractivité béthunoise, il faut donc que nous nous donnions les moyens de nos ambitions, ce qui suppose une impulsion politique forte, convaincante, mais qui suppose surtout d’avoir une indépendance financière indiscutable, pour ne pas être tributaires des investisseurs privés, ni des partenaires publics qui nous imposent leur point de vue.

 

 

 

Or, le courage d’un Maire ne se mesure pas à l’aûne de la section d’investissement, dans laquelle il « suffit » d’inscrire un emprunt pour financer les dépenses. C’est plutôt sa capacité à imposer sa vision dynamique au quotidien et donc à réduire la section de fonctionnement et le plus souvent, à savoir dire « non » aussi bien à la population qu’aux élus !!

 

 

En l’état actuel des choses et à la lecture du budget primitif, les efforts ne sont pas suffisants ! Si nous voulons voir sereinement un avenir budgétaire et négocier en toute indépendance nos projets de développement, il faut que la section de fonctionnement dégage une épargne brute deux fois supérieure à ce que nous remboursons en capital de la dette. Je vous ai aidé en cela M le Maire en 2008 en renégociant coûte que coûte la dette. Il vous appartient dès à présent et je vous en conjure, de prendre toute la mesure de ces enjeux. Un gros chantier vous attend, le courage ne doit pas vous manquer !!

 

Je vous remercie de m’avoir écouté.

 

 

 

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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 18:25

CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DU CENTRE

 

 

Avis du 28 avril 2009

 

N° 6


Commune de Chartres

(Eure-et-Loir)

 

 

SAISINE DU PREFET D’EURE ET LOIR Article L. 1612-5 du

Code général des collectivités territoriales


 

 

 

 

 

 

LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DU CENTRE,

 

 

 

 

Vu le code général des collectivités territoriales et notamment ses articles L. 1612-5, L. 1612-19, R. 1612-22 et R. 1612-23 ;

 

 

Vu le code des juridictions financières et notamment ses articles L. 232-1, R. 232-1 et

R. 242-1 à R. 242-3 ;

 

 

Vu les lois et règlements relatifs aux budgets des communes ;

 


 

Vu l’avis n° 4 du 25 mars 2009 rendu par la chambre régionale des comptes du Centre sur saisine du  préfet d’Eure et Loir au titre de l’article L. 1612-5 du code général des collectivités territoriales (CGCT) ;

 

 

 

Vu la  délibération  09/90  du  conseil  municipal  de  la  commune  de  Chartres  du

16 avril 2009 reçue à la chambre le 20 avril 2009 ;

 

 

 

Vu l’arrêté  du  président  de  la  chambre  régionale  des  comptes  n°  2009-6  portant délégation de signature ;

 

 

 

Vu les conclusions du procureur financier ;

 

 

 

Après avoir entendu M. Jean Louis HIDAS, premier conseiller, en son rapport ;


2

 

 

 

CONSIDERE CE QUI SUIT,

 

 

Considérant qu’aux termes de l’article L. 1612-5 du CGCT : « Lorsque le budget d'une  collectivité  territoriale  n'est  pas  voté  en  équilibre  réel,  la  chambre  régionale  des comptes, saisie par le représentant de l'Etat dans un délai de trente jours à compter de la transmission prévue aux articles L. 2131-1, L. 3131-1 et L. 4141-1, le constate et propose à la collectivité territoriale, dans un délai de trente jours  à compter de la saisine, les mesures nécessaires au rétablissement de l'équilibre budgétaire et demande à l'organe délibérant une nouvelle délibération.

 

La nouvelle délibération, rectifiant le budget initial, doit intervenir dans un délai d'un mois à partir de la communication des propositions de la chambre régionale des comptes… ».

 

 

Considérant que par avis n° 4 du 25 mars 2009, la chambre régionale des comptes du Centre a  constaté que le budget 2009 de la commune de Chartres n’a pas été adopté en équilibre  réel  en  raison  de  la  non-inscription  d’une  dotation  aux  provisions  pour  risque contentieux  constituant  une  dépense  obligatoire  du  fait  de  la  loi ;  qu’en  conséquence  la chambre a proposé à la commune de Chartres de  constituer à son budget une provision de 5 millions d’euros répartie à égalité sur deux ans, soit 2,5 millions d’euros en 2009 et 2010, ainsi que diverses mesures d’ajustement de son budget ;

 

 

Considérant que selon l’article R. 1612-23 du CGCT : « Dans les quinze jours de la réception  de  la  nouvelle  délibération,  la  chambre  régionale  des  comptes,  si  elle  estime suffisantes les mesures de  redressement adoptées, notifie au représentant de l'Etat, à la collectivité ou à l'établissement public concerné un avis par lequel elle en prend acte ;

 

 

Considérant que la délibération susvisée du conseil municipal de la commune de Chartres en  date du 16 avril 2009 est intervenue dans les délais fixés par la loi ; que cette délibération précise qu’ « afin d’intégrer la provision pour risques préconisée par la chambre régionale des comptes, la collectivité prend en compte les propositions de la chambre » ;

 

Considérant que  par  cette  même  délibération,  le  conseil  municipal  a  également actualisé le montant des inscriptions budgétaires de différentes dotations et participations dont le montant définitif est désormais connu ;

 

Considérant que les mesures ainsi adoptées par l’organe délibérant de la commune de

Chartres sont suffisantes pour parvenir au rétablissement de l’équilibre ;

 

 

PAR CES MOTIFS :

 

PREND ACTE de la délibération du conseil municipal de Chartres en date du

16 avril 2009 acceptant les mesures de redressement proposées par la chambre dans son avis du 25 mars 2009  en vue du rétablissement de l’équilibre du budget primitif 2009 de la commune.

 

 

 

Notification  du  présent  avis  sera  faite  au  préfet  d’Eure  et  Loir  et  au  maire  de

Chartres. Copie en sera adressée à la trésorière-payeuse générale d’Eure et Loir.

 

En application de l’article L.1612-19 du code général des collectivités territoriales, l'assemblée délibérante devra être tenue informée du présent avis dès sa plus proche réunion.

 

Fait et délibéré à la chambre régionale des comptes du Centre, le vingt huit avril deux mille neuf.

 

Présents : M. Dominique GILLIER, président de section, président de séance, M. Philipp PARLANT-PINET,  premier  conseiller  et  M.  Jean-Louis  HIDAS,  premier conseiller rapporteur.

 

 

 


LE  PREMIER CONSEILLER RAPPORTEUR

 

 

 

 

 

Jean Louis HIDAS


POUR LE PRESIDENT ET PAR DELEGATION LE PRESIDENT DE SECTION, PRESIDENT DE SEANCE

 

 

 

Dominique GILLIER


 

 

 

Collationné, certifié conforme à la minute étant au greffe de la chambre régionale des comptes du Centre et délivré par moi, secrétaire générale.

 

 

 

 

 

 

LA SECRETAIRE GENERALE

 

 

 

 

 

 

 

Annie MULON

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 11:45

 

 

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L’ESSENTIEL A SAVOIR ET A RETENIR

 

 

S’agissant d’un litige certain et non d’un risque avéré, la provision constitue une dépense obligatoire.

 

 

Compte tenu des textes en vigueur, la question du montant de cette provision peut se résumer à une simple question basique : Quelle sera raisonnablement la charge que la commune aura à supporter compte tenu de la réalité et de l’importance des opérations, évènements et situations ?


 

 

 

La réponse à cette question impose une appréciation sincère et objective des faits (et non pas une appréciation subjective ou non en terme de probabilité d’être condamné, une appréciation visant à minimiser les risques futurs susceptibles de grever le patrimoine ou l’équilibre de la collectivité, …).

                                               

 

 

CE QUE RETIENDENT LES COMPTABLES

 

L’instruction budgétaire et comptable M14 applicable aux communes trouve principalement son origine dans l’arrêté modifié du 27 décembre 2005 et le décret du 29 décembre 1962 portant règlement général de la comptabilité publique.

 

« …la comptabilité communale doit satisfaire aux obligations de régularité, de prudence, de sincérité et de permanence des méthodes. Tous ces principes, décrits dans le plan comptable général de 1999, sont présents dans l’instruction M14. Ils viennent compléter et conforter les règles budgétaires de l’annualité, de l’unité, de l’universalité et de l’équilibre qui s’appliquent à tout organisme public… » (préambule instruction M14)

 

                                                ______________________

 

Le guide pratique de l’élu portant sur la comptabilité M14 des communes (direction générale des collectivités locales – mars 2010) rappelle que « le plan de comptes et la nomenclature comptable M14 se rapprochent du PCG de 1982, rénové en 1999, grâce à l’application de plusieurs de ses grands principes généraux », à savoir notamment : la prudence, la sincérité,…

 

La prudence

« Ce principe a été énoncé par le plan comptable général. Il implique que les états comptables doivent refléter une image fidèle de la situation et des opérations de la collectivité…. Le principe de prudence peut se définir comme une appréciation raisonnable des faits dans le but d’éviter le risque de transfert sur l’avenir d’incertitudes présentes, susceptibles de grever le patrimoine ou l’équilibre de gestion de la collectivité »

 

 

La sincérité

« Ce principe est lié au précédent. La sincérité est l’application des règles et procédures en  fonction de la connaissance que les responsables des comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance des opérations, événements et situations »

 

 

La réforme du régime de provisions

« Les provisions réglementées ont été supprimées. Désormais, les communes ont le choix entre réaliser des provisions semi-budgétaires (mise en réserve de la dotation sur un compte non budgétaire) ou des provisions budgétaires  (autofinancement « classique »). Le régime des provisions semi-budgétaires est le régime de droit commun. D’autre part, le régime des provisions est fondé sur une approche plus réaliste du risque. Il fixe trois cas dans lesquels le déclenchement du provisionnement est obligatoire (ouverture d’un contentieux contre la commune, ouverture d’une procédure collective, restes à recouvrer sur comptes de tiers compromis) et pour lesquels la commune doit provisionner, en fonction du risque encouru, à hauteur de la charge estimée qui pourrait découler de sa réalisation. En dehors de ces cas, le provisionnement est facultatif et peut être décidé dès l’apparition d’un risque avéré.

Les provisions doivent par ailleurs faire l’objet d’un ajustement régulier et sont retracées dans une annexe budgétaire »

 

 

http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/catalogue_des_public/liste_des_public/brochure_gpe_n33_-3862/downloadFile/file/brochure_GPE33_2009.pdf?nocache=1238416464.16

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 14:52

Au nom de notre groupe , Bernard SEUX est intervenu notamment :

- sur la délibération proposant de remplacer  2 adjoints ( Nathalie Jakobczyk et Anne Ecuyer ) ; il a confirmé que nous ne participions pas à ce vote , n'étant engagés que par un seul contrat : celui de 2008 , non respecté .

- sur la délibération concernant les indemnités d'élus : " au moment où on vote le budget et où on parle d'économie , il serait judicieux de ne pas pourvoir au remplacement des 2 adjoints et d'affecter la somme au CCAS ; cela ferait un sacré paquet : 1 738 € bruts multipliés par  2 sur 12 mois soit  41712 € ! " Ajoutons le montant de l'indemnité d'adjoint sans délégation qui n'est plus versée à Michel Piard depuis de nombreux mois.
 Et il remercia le maire de ne pas avoir , finalement , tenu sa parole : " être adjoint dans cette majorité aurait été le plus mauvais cadeau qu'on aurait pu  me faire ".
- sur la modification du règlement intérieur : il a proposé d'éclater les 3 commissions trop pléthoriques ,de par leurs nature , par 2 dans un souci de meilleure visibilité et d'efficacité .

Au nom de notre groupe , Jean Pierre DERUELLE est intervenu sur la délibération concernant le BP et d'autres délibérations ( curieusement , le quotidien local n'est revenu sur AUCUNE de ses interventions ?! ) :


- en préambule,  il s'étonna qu'en commission des finances ne fut présentée qu'une note de synthèse par ailleurs erronée car les données chiffrées ne correspondaient pas , en grande partie , au document du BP ( non remis à cette
  commission ). Les comparaisons avec l'exercice précédent étaient donc faussées ! Plus surprenant , il nous fut annoncé que , par souci d'économie , on ne remettrait ce document qu'à ceux qui le réclameraient ! Nous rappelons que le vote du budget étant l'acte essentiel de la mandature , ce document  doit être remis à chaque conseiller .
- sur les emplois aidés , en 2009 nous avions un ratio ( subventions : 785056€ sur dépenses réelles : 911 004 € ) de 86 % En 2010 sont prévus une masse salariale de 1 379 000 € et des subventions pour 1 251 300 € . Or , si nous appliquons le même ratio de 86 % qu'en 2009 sur la masse salariale de 1 379 000 € , nous obtenons 1 186 000 € environ soit un différentiel de 65 000€  ! Montant qui est donc en excédent de subventions . A moins que les aides attendues soient plus importantes qu'en 2009 ? Mais aucun élément ne nous permet de le croire à l'heure actuelle et aucune explication ne nous fut donnée.

- les litiges ne sont pas suffisamment provisionnées , notamment celui avec Sofadoc.

- les taux d'imposition locale auraient dû diminuer suite au transfert de charges au SIVOM , lequel  va donc fiscaliser et répercuter sur le contribuable ; ce différentiel non appliqué est bien une augmentation d'impôt déguisée puisqu'on la retrouvera sur les feuilles d'impôt à la ligne Sivom!

- l'épargne nette ( capacité de la ville à autofinancer ses investissements et à faire face à ses engagements ) n'est positive que grâce à des produits exceptionnels très conséquents ( 1 116 775 € )

- plus de 17 millions d'emprunts dont 6 000 000 € de restes à réaliser concernant Verquigneul (?) .

La ville sera dans l'incapacité à faire face à ses nouveaux engagements pour les années à venir sans une explosion des taux d'imposition.

Il nous était donc impossible , manifestement , de voter ce budget  et nous considérons qu'il n'est pas sincère .


Nous reviendrons ultérieurement sur d'autres délibérations notamment celles concernant AADPS et les comptes de clôture de la Rotonde , ayant laissé 8 jours à la municipalité pour rectifier le tir  (délibérations retirées par le maire car il en va de sa responsabilité personnelle notamment pour AADPS ).

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 10:39

Pour les chrétiens, dimanche c’était Pâques. Pour les crétins, c’était jour de fête des cloches. Le tintement des cloches éteint, je consacre quelques minutes à écrire ces quelques lignes.

J’imagine déjà la question que certains se posent : qu’est ce que « l’énervé haineux » va encore écrire comme torchon sur le blog des « vieux cons » ? Au risque de leur déplaire, rien de bien méchant ; si ce n’est que des vérités ; dérangeantes peut-être pour certains, je le concède.

Lors du dernier conseil municipal, digne d’un marathon, il a été question de GPEC. Bon nombre de commentateurs ont passé sous silence cet épisode. Quel dommage !

Il est vrai que le poisson a été habilement masqué et dilué sous le flot de questions à l’ordre du jour. Je prends donc la liberté de faire ici quelques remarques sur le sujet.

 

Personnellement, rien que ces initiales, je trouve que ça en jette. Vous vous rendez compte on va enfin introduire des compétences à la mairie ! Si j’ai bien compris, il serait grand temps… Messieurs Pad, Breynaert, Mellick, Lagache, Seux, …je me demande comment ils ont fait avec tous leurs incompétents !

 

Sauf qu’à y regarder de plus près, la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences)  çà semble pas terrible « chacun porte aujourd’hui un regard plus lucide sur ses bienfaits et ses impasses, certains se montrant même très critiques sur certaines dérives, coûteuses en temps et en argent » (Nicolas BRAMER, rédacteur en chef de la Lettre du Cadre Territorial).

 

Concernant la ville de Béthune, est-ce le moment opportun de brandir cette usine à gaz ? Ou s’agit il de masquer les incompétences de certains par un écran de fumée ? Personnellement, j’opterais plus volontiers pour cette seconde hypothèse. La suite de la lecture vous en donnera les raisons.

 

 

Dans un précédent billet, j’écrivais qu’il faut avoir les moyens de ses ambitions. Or l’état financier de la Ville est pour le moins préoccupant, catastrophique plus raisonnablement et proche de la cessation de paiement pour les plus pessimistes (ou les plus réalistes en faisant preuve de très mauvais esprit).

 

 

La GPEC, c’est une crise de réunionite assurée. La mobilisation des agents et des consultants, c’est que çà coûte ! Et comme je sais qu’il y a des personnes très averties qui lisent les billets du blog d’Aimer Béthune, elles penseront sans doute à ce sujet à Oliver Williamson et à sa théorie des coûts de transaction. Les charges de personnel n’ont pas fini de s’envoler dans de telles conditions !

 

Peu importe, il ne s’agit pas ici de tirer sur l’ambulance. Mais revenons quand même terre à terre. Je ne vois donc pas comment mettre en place une GPEC en l’état actuel des choses à Béthune. Allez dire par exemple à un agent de catégorie « C » ou « B » que son avancement dans le grade sera intimement lié à son investissement personnel, à ses compétences, … !! Pour peu que sa réflexion se trouble de comparatifs avec le fonctionnement de certains élus, vous viendrez ensuite me parler de GPEC dans la FPT et plus particulièrement dans des collectivités de taille modeste.

 

Pour être clair, la GPEC voilà encore un truc fumeux, inutile et coûteux pour la Ville. Avec l’aviron, on n’a pas fini de ramer à Béthune ! Est-ce la faim (et non pas la fin) qui  justifie de tels moyens ? Il est sûr que ce n’est pas l’utilité sociale des dépenses publiques qui conditionne de tels choix. Par le passé, Béthune a eu le maire le plus rapide de France. Maintenant c’est avec un pilotage GTI (Gadgets Totalement Inutiles).

 

Les compétences, voilà ce qui m’amène à la deuxième partie de ce billet. Honnêtement, si la compétence de certains élus est proportionnelle à la sincérité et à la légalité du budget voté, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement pour l’avenir de Béthune.

 

Aux esprits chagrins qui me rétorqueront que de tels arguments n’ont pour objet que de porter du discrédit, de faire peur, de faire courir des rumeurs, je leur réponds simplement qu’il suffit de lire  les 18 pages de la circulaire n° NOR/INTB9700228C du 30 décembre 1997 relative au contrôle budgétaire ; circulaire du ministre aux préfets. Avec un peu d’ironie, j’ajouterai pour celles et ceux qui en sont capables, puisqu’on parle de compétences.

 

En clair, sans entrer dans des considérations techniques peu envoûtantes, la justification des recettes liées au montage financier du centre administratif (la future mairie) ou l’absence ou insuffisance de provision concernant le litige SOFADOC (destruction d’une barre d’immeuble derrière Auchan pour créer un parking) ça risque de décoiffer sec chez le Préfet ! Je n’ose même pas parler du compte administratif et des restes à réaliser, du déséquilibre du budget, … !

 

Et puis, s’il restait un doute sur certaines (in)compétences, je ferais juste mention ici du jugement du TA de PAU du 4 décembre 1996 (n°96-446), suffisamment éloquent à mon sens «  Les documents nécessaires à l’information des conseillers municipaux doivent être joints à la convocation et non remis en séance afin de leur permettre de délibérer en toute connaissance de cause ». Par souci d’économie affiché (moins de 500 euros en fait pour un budget de l’ordre de 50 millions !!!), les contribuables béthunois vont trinquer et la note sera bien plus salée !!!

 

 

Finalement de tout ce qui précède,  l’animation actuelle de la vie municipale ressemble à une illustration d’un dilemme : s’entourer de meilleurs que soi au risque de voir parfois sa propre performance remise en question, ou valoriser des plus mauvais que soi et tirer les compétences vers le bas.

 

 

Et là je reste dubitatif sur l’option choisie !

 

Non,  je plaisante. C’était un poisson d’avril avec quelques jours de retard.

 

 

 

 

 

Hervé ABOUADAOU

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 14:07

 

 

Un lecteur aurait écrit au blog de la municipalité pour lui apporter son soutien, et lui faire part de ses interrogations au sujet du budget. Qui a tort,  et qui a raison dans cette affaire ? Voilà à quoi se résume généralement la vie béthunoise. D’un côté, les bons, de l’autre les mauvais ou les méchants. Drôle de conception que je ne partage nullement.

 

Le représentant de l’Etat a adressé, il y a quelques jours, une correspondance à Bernard Seux qui avait  souhaité, avec les autres membres du groupe Aimer Béthune,  appeler son attention sur le budget de la Ville. Qu’écrit, en autre, le sous-préfet ?

« s’agissant des erreurs figurant dans le budget primitif …Sous réserve de l’appréciation du juge administratif, ces erreurs…n’entachent pas d’irrégularité la délibération adoptant le budget primitif d’une collectivité »  …  « s’agissant des provisions pour litiges…la collectivité peut décider de constituer la provision sur plusieurs exercices précédant la réalisation du risque. Ni la loi, ni la jurisprudence n’en déterminent le montant, qui relève de l’appréciation de la collectivité »

 

Tout cela est parfaitement juste. Faut-il pour autant en tirer des conclusions hâtives visant à faire croire que la demande était infondée, et que la gestion municipale suit le bon chemin ? Ma réponse est clairement non.  Je m’en explique, et invite les lecteurs incapables de discernement à passer leur chemin. 

 

 

Le sous-préfet prend tout d’abord la nécessaire précaution de préciser « sous réserve de l’appréciation du juge administratif ». Il a parfaitement raison. Tout comme est aussi juste cette circulaire du 30 décembre 1997 du ministre aux préfets, et notamment la page 18 qui fait référence au jugement du tribunal administratif de Pau du 4 décembre 1996 qui entache d’illégalité la délibération d’un budget suite à l’absence d’éléments joints à la convocation (peu importe les erreurs de commissions, les erreurs dans les documents présentés,…). La similitude avec la convocation du conseil municipal du 25 mars dernier est particulièrement éloquente. 

 

 

Les provisions pour litiges relèvent de la libre appréciation des collectivités, et peuvent être étalées sur plusieurs exercices. Cela est parfaitement juste. Tout comme l’est le caractère obligatoire de constitution de telles provisions. Cela le sous-préfet n’en fait pas mention. Pour quelle raison ? Au cas d’espèce, une provision aurait du être constituée dès lors que la Ville a fait l’objet d’assignations en justice.

 

Pour quel montant ? La question essentielle et épineuse est bien là. Il règne une certaine confusion sur ce sujet, soit par méconnaissance des textes, soit par analogie avec des règlementations antérieures abrogées. Le montant doit correspondre à une appréciation sincère et objective des faits permettant de déterminer raisonnablement la charge future que la Ville aura à supporter. Cette appréciation étant susceptible d’évoluer au fil du temps, il est donc tout à fait normal que la provision évolue au cours du temps. J’affirme pour ma part, sous réserve d’appréciation souveraine d’un tribunal, qu’estimer que la charge future que la ville supportera suite aux litiges en cours (parking non construit derrière auchan par exemple) est égale à zéro est tout à fait contraire à la loi, et notamment à l’instruction budgétaire M14, qui fait référence en autre au principe de prudence. Qu’est-ce qu’au juste ce fameux principe ? Le principe de prudence peut se définir comme une appréciation raisonnable des faits dans le but d’éviter le risque de transfert sur l’avenir d’incertitudes présentes. Et donc dire assurément et objectivement que la Ville s’en tirera sans aucun dommage à sa charge relève pour ma part de la tromperie.

 

 

La réponse du sous-préfet, au-delà même des incomplétudes qu’elle comporte, et dont j’ai fait partiellement état ci-avant,  n’équivaut nullement par ailleurs à un blanc-seing ou à une approbation implicite sur la gestion municipale. Le sous-préfet estime simplement, sous réserve de l’appréciation du juge administratif, que le budget 2010 n’est pas entaché d’illégalités. Pas plus, et pas moins. Après ,libre aux pseudos experts de tout poil de faire prendre des vessies pour des lanternes. J’espère que cet article contribuera à éclairer les uns et les autres, et apporter l’objectivité et la sérénité qui font trop souvent absence aux débats.

 

Hervé ABOUADAOU

 

Commentaires du webmaster :

1/ rappelons qu'Hervé , de par son métier , sait de quoi il parle!!!

2/ nous reproduisons ci-dessous le commentaire reçu ce jour à 10 H00 de l'un de nos lecteurs :

 

19/06/2010 00:49:38
over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Hugo sur l'article Encore une boulette !, sur votre blog Le blog de Bernard SEUX, Jean Pierre DERUELLE, André DELHAYE, Estelle PRUVOT & Michel PIARD

Extrait du commentaire:



La PRAVDA continue à prendre les béthunois pour des ânes: sur leur bloc ulra-municipal vous pouvez lire l'article suivant:


" UN LECTEUR S'INTERROGE SUR
LE BUDGET

Récemment un de nos lecteurs nous a fait part de son soutien et en même temps de ses interrogations sur le budget en nous disant très justement que
dans cette affaire il était difficile pour le lecteur non initié de savoir qui avait tort ou qui avait raison.
Eh bien cela sera clair d'ici quelques jours puisque nous avons eu confirmation que les lettres du représentant de l'Etat seront bien lues lors du
prochain conseil municipal."


1- mensonge: leur lecteur (si ça existe) n'a pas le droit de reponse comme sur les blogs de l'opposition (la PRAVDA c'est la bible il faut lire leurs conneries et dire AMEN.


2- mensonges: Ce lecteur qui s'interroge tout en soutenant la majorité-minoritaire  n'est que le dir-Cab, qui essaie à chaque fois de manipuler l'opinion public.


Conclusion le bloc sovietique de la PRAVDA est incrédible 
( fin du commentaire d' " Hugo ")
 



Compte tenu de l'analyse rapide d'Hervé Adouadaou et des commentaires très justes d' " Hugo " vous pouvez donc commencer à vous forger une opinion. Mais lors de la séance publique du conseil municipal de ce jeudi 24 juin , nous ne resterons pas muets et nous donnerons des explications plus complètes Vous constaterez ainsi quels sont les manipulateurs et les incompétents !

 

Par Webmaster - Publié dans : BUDGET - Communauté : bethune
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