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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:56

En raison de notre héritage historique, nous Français avons une sensibilité toute particulière au phénomène communautaire. Ca nous bouge la vue.... Mais toute immigration est communautaire. Nous avons dans nos communes, dans nos régions, des amicales portugaises, polonaises, espagnoles. Par un mécanisme simple de recherche de protection, de retour vers la patrie d'origine dans ce pays d'accueil. Dans un environnement inconnu et hostile, on cherche naturellement le proche, le familier, le confort de la langue, les liens de solidarité. 

A cet égard, une certaine volonté française de ne voir que des individus, a des effets déplorables. Elle a produit des ghettos sociaux, où dans des barres d'HLM cohabitent 50 ou plus nationalités parlant 20 ou 30 langues différentes. D'où l'ambiance si peu solidaire de ces ghettos. Nouvelles frontières créées par ces quartiers avec le reste de la commune. Après les espaces verts de la cité, l'inconnu, l'étranger, l'ennemi.... 
De plus, les jeunes de deuxième ou de troisième génération, n'ont pas comme leurs parents ou leurs grands-parents, le souvenir de leur patrie d'origine. Ils ont perdu leur culture d'origine, celle de leurs parents, auxquels ils ne veulent pas ressembler mais ils n'ont pas acquis d'autre part les clés de la culture d'accueil où ils ont à vivre. Ils ne savent pas à quelle culture ils appartiennent.

Ces communautés diverses, d'individus libres, avec peu de solidarité, sauf chez les trucs, sont devenues des communautés de victimes. Communautés de victime ou chacun est plus victime que son voisin.

Dans le même temps, les communautés de classe ont disparu. La classe ouvrière n'est plus. La classe bourgeoise est fondue dans ce que l'on appelle les classes moyennes, communautés diverses fiscales et politiques. Mais ces communautés avaient un sens : le partage de l'espoir d'un monde meilleur, de l'ascension sociale. Elles ne sont devenues qu'un ressentiment commun.

Ne serait-il pas temps de recréer une campagne de banquets républicains ? Sur le modèle de la journée des voisins......Où l'on mettrait en parenthèse, son sexe, sa couleur, sa "classe sociale", sa généalogie, pas pour les nier mais pour les dépasser, pour avoir un regard en commun sur un projet de quartier, communal, de ville..... Pour recréer une communauté d'espérance...?


Serge Houssard

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