Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Aimer Béthune
  • Aimer Béthune
  • : Le blog d' "Aimer Béthune" : infos diverses sur la vie béthunoise et tant d'autres choses...
  • Contact

Recherche

12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 17:26

On connaît la rescapée des camps, la ministre de la santé, la féministe, l’Européenne convaincue et l’icône avant-gardiste. Mais Simone Veil, dont les obsèques ont lieu aujourd’hui, était aussi la marraine d’un Estourmelois.

Quand ses parents lui ont annoncé son décès, Ludovic Courbet a pleuré. À chaudes larmes. Et depuis celles-ci coulent fréquemment à l’évocation de la disparition de celle qui fut, 39 ans durant, sa marraine, Simone Veil. «  Il a eu une chance incroyable d’être son filleul, répète inlassablement sa maman, Marie-Jeanne. Elle a été une marraine en or, d’une très grande générosité.  »

C’est le 9 janvier 1978 que la famille d’Estourmel croise la route de la grande dame, alors ministre de la santé.

Sur invitation de Jacques Legendre, à l’époque maire de Cambrai, elle venait visiter un nouveau pavillon de l’hôpital et en a profité pour se rendre au service maternité. Marie-Jeanne, elle, venait de donner naissance quatre jours plus tôt à ses quadruplés, nés prématurément après un accouchement difficile.

Pas un anniversaire oublié

«  Je pensais attendre des triplés. Ludovic était une surprise et n’avait donc pas encore de marraine…  » Qu’à cela ne tienne, le maire d’Estourmel, Jean Lefer, a alors suggéré aux parents de demander à la ministre elle-même. « Je n’ai pas osé… il l’a fait à ma place et elle a accepté ! », se remémore Marie-Jeanne.

Dès lors, et ce pendant près de 40 ans, Simone Veil a tenu son rôle de marraine malgré la distance. Pas un anniversaire oublié. Et des vœux échangés tous les ans avec la maman.

Sans parler des nombreux cadeaux envoyés : ouvrages, vêtements et jeux, pour son filleul mais aussi les autres membres de la fratrie. Le grand cœur de la ministre devenue académicienne ne s’est pas arrêté là, elle glissait également des chèques dans ces courriers.

«  Avec huit enfants à la maison, c’était difficile. L’argent qu’elle envoyait nous a beaucoup aidés. On lui doit beaucoup  », confie la maman, encore touchée par tant d’attention. «  Elle était merveilleuse, ne peut que résumer Ludovic, encore et toujours admiratif face à l’incroyable parcours de sa marraine. Et elle est immortelle.  »

 

 

Par Marie Charrier -  dans La Voix du Nord

 

Il y a 39 ans, Simone Veil, alors ministre de la santé, avait accepté de devenir la marraine de Ludovic Courbet, qu’elle n’a jamais oublié. Photo Thomas Lo Presti La Voix du Nord

Il y a 39 ans, Simone Veil, alors ministre de la santé, avait accepté de devenir la marraine de Ludovic Courbet, qu’elle n’a jamais oublié. Photo Thomas Lo Presti La Voix du Nord

Partager cet article

Repost 0
Published by le modérateur
commenter cet article

commentaires