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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 16:25

Chrisian Burgi, directeur de l’EPSM, estime que le député a dévoyé ce jeudi le principe de la visite d’un parlementaire pour vérifier les lieux de privation de liberté.

 

Christian Burgi, directeur de l’EPSM Val de Lys - Artois.
Christian Burgi, directeur de l’EPSM Val de Lys - Artois.

Pourquoi ne pas être allé à la rencontre du député Stéphane Saint-André ?

« Le député ne m’a pas prévenu de sa visite, pas plus qu’il a prévenu André Flajolet, qui préside le conseil de surveillance de l’EPSM. Je participais à une réunion concernant un concours d’architecte pour la réalisation d’un bâtiment à Beuvry. Je ne pouvais pas sortir pour courir après quelqu’un qui ne s’est pas annoncé. Aucun élu de la République ne peut s’introduire ici, accompagné des organisations syndicales, pour vérifier le climat social ou débattre des politiques générales de santé. Pour moi, les agents doivent respecter le principe de neutralité en période électorale. Le député a commis une faute en dévoyant le principe de la visite pour vérifier les lieux de privation de liberté. »

Le personnel de l’EPSM est-il en souffrance ?

« Nous avons un taux d’absentéisme à l’EPSM deux à trois points plus bas que la moyenne nationale. Je m’inscris en faux vis-à-vis de ceux qui disent que c’est le bagne au pôle Ouest. Le dialogue est difficile mais ce n’est pas lié à la charge de travail. Les équipes disposent de moyens de remplacement renforcés. Le nœud du conflit, c’est que certains agents souhaitent choisir leur lieu de travail. Orje mets les moyens là où se trouvent les besoins. »

Comment régler la situation ?

« Il faut que tout le monde garde son sang-froid et la mesure des choses. J’ai toujours respecté la loi. Je n’ai rien contre Stéphane Saint-André. Je suis prêt à le recevoir. L’EPSM n’est pas un moulin. Les usagers ont le droit d’être soignés mais pas d’être instrumentalisés en période électorale. »

 

 

 

Réponse de Saint André:

 

Comme la loi du 17 avril 2015 les y autorise, les députés et sénateurs – accompagnés des journalistes – ont le droit de visiter quand bon leur semble les lieux de privation de liberté, à l’exception des locaux de garde à vue.

Sûr de son bon droit, Stéphane Saint-André, député de la 9e circonscription du Pas-de-Calais, s’est ainsi rendu à l’établissement public de santé mentale Val-de-Lys Artois pour prendre le pouls. «  Je suis édifié de ce que j’ai vu et entendu. Je me doutais un peu de ce que j’allais trouver. Je l’ai constaté. Dès demain , je vais faire des choses et saisir le ministère de la Santé.  »

Extraits des articles de NordÉclair

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Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
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