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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:42

Le texte qui suit n'est pas écrit par quelqu'un de "droite" ( ô terme monstrueux pour certains qui se situent à gauche....alors qu'ils sont, à vrai dire, plutôt à côté de la plaque tant de tels- gros mots- ne veulent plus dire grand chose à notre époque. Mais peut-être conviendrait-il de les redéfinir intelligemment; par exemple progressistes et conservateurs, socio-libéraux et ultra-libéraux...il y en a d'autres, faites vos choix!

Revenons-en au texte indiqué en introduction. En voici quelques extraits.

Hamon sort du tunnel. Est-ce pour y rentrer ? Après des jours et des jours de tractations obscuresil a topé avec Jadot, ex-candidat d’Europe-Ecologie-Les-Verts. Rappelant certaines lessives d’antan qui étaient «plus blanches que blanches», le programme Hamon devient plus vert que vert. Certains disent même que ce n’est plus un projet socialiste mais un programme écologiste.

Comme sur le site de Bure, il y avait un souterrain caché dans cette discussion de fond : le partage des circonscriptions, tant on sait que les défenseurs de la planète ont la tête dans le ciel mais aussi les pieds sur terre. Au terme d’une négociation au canif, les Verts récoltent une quarantaine de candidatures uniques, dont un tiers pourrait déboucher sur une victoire. En regard de leur force électorale réelle, c’est beaucoup. Mais c’est moins qu’en 2012 quand Martine Aubry avait tenté de gagner la primaire en échangeant des votes écolos contre des concessions électorales. Cécile Duflot a en principe sauvé son siège de députée à Paris, ce qui promet une belle empoignade avec Anne Hidalgo.

Hamon marque donc un point : il a réussi «la petite union de la gauche», selon la formule de Libé. C’est une première étape, même si elle a eu l’énorme inconvénient de geler sa campagne pendant trois semaines, alors que le temps est dramatiquement compté.

Au soir de l’accord, Yannick Jadot a lancé un appel solennel à Jean-Luc Mélenchon pour qu’il rejoigne l’attelage. C’est un fait qu’une arithmétique sommaire additionnant les voix socialistes et celles du tribun rouge laisse entrevoir la possibilité pour les gauches de gagner le premier tour et de mettre en œuvre le programme le plus audacieux – ses adversaires diront le plus utopique – qu’on ait vu depuis 1981. Cette perspective permettra de mesurer le degré de sectarisme du leader du Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon a aussitôt répondu que «la porte était ouverte». Le problème, c’est qu’il se tient sur le seuil, pointant une fourche sur les visiteurs. Un rendez-vous pourrait avoir lieu cette semaine. Avec un risque majeur pour Hamon : s’enfermer de nouveau dans un round de négociations touffues qui fera entrer sa campagne dans un nouveau tunnel. Mélenchon a dit qu’il n’était pas question d’accorder «l’amnistie» à ceux qui ont participé aux gouvernements Hollande. Les mots ont un sens : si les socialistes de gouvernement sont des criminels, à quoi bon discuter ?

C’est tout le problème de Hamon. Il cherche des voix sur sa gauche alors qu’elles sont sur sa droite. Au plus bas de la popularité de Hollande, il y avait encore quelque 10% des Français pour le soutenir. C’est très peu. Mais si ces électeurs votent, c’est beaucoup : 10 points de suffrage, c’est ce qui manque à Hamon pour passer le premier tour. Que va-t-il dire à ces électeurs plus réformistes, plus réalistes ou plus modérés, sans lesquels il n’y a pas de majorité possible ? Pour l’instant, tout occupé à discuter avec Jadot et Mélenchon, il ne leur dit rien. Le risque grandit de les voir rejoindre en masse, faute de mieux, la candidature Macron, à laquelle le ralliement de Bayrou apporte un crédit supplémentaire. C’est le paradoxe des frondeurs : ils combattent le social-libéralisme avec tant de maladresse qu’ils vont finir par le mettre au pouvoir…

C’était hier

Bayrou et Macron sont en pleine lune de miel. Ils l’ont dit hier soir... Ce n’est pas étonnant : leurs idées sont à peu près les mêmes et le candidat d’En marche reste autour de 20% dans les enquêtes d’opinion malgré les boulettes de la semaine dernière. Mesuré par le «rolling» de Paris-Match à quelque 18% au sortir de la primaire, Hamon est tombé à 13. Sondages fragiles, certes, mais une baisse de cinq points en un mois veut dire quelque chose : pour la première fois depuis des lustres, le centre devance la gauche de gouvernement. Il y a un an, Macron était encore un ministre à la mode sans base politique ni perspective crédible de candidature. Tout peut encore s’effondrer, mais à l’aune de l’histoire électorale française, c’est du jamais vu.

Macron distille son programme par petites dosesOn entrevoit son programme économique : financer des avancées sociales partielles mais incontestables (comme les indemnités de chômage pour ceux qui démissionnent ou qui sont petits entrepreneurs) grâce à une relance de l’entreprise, petite ou grande. Ce programme peut rebuter les allergiques au libéralisme d’un côté, les fans de l’économie de marché de l’autre. Mais il n’est pas incohérent ou inexistant. Il consiste en fait à droitiser quelque peu la ligne suivie par les gouvernements Valls dans ce domaine. La droite dit que Macron et Bayrou sont les vrais continuateurs du quinquennat Hollande (avec une inflexion à droite). Pour une fois, elle a raison.

 

 

Il s'agit de Laurent Joffrin, directeur de la publication dans Libération! Lui et ce journal ne sont pas réputés être de droite, à ma connaissance !!

 

Si les réformateurs de gauche, tel Emmanuel Valls par exemple, ont le spleen et ne se reconnaissent pas dans les propositions plus qu'utopiques d'Hamon, il leur reste un autre choix : rejoindre Macron, comme François Bayrou et comme Gérard Collomb, le grand maire de Lyon qui fut adoubé par Raymond Barre, rappelez-vous.

Le modérateur du blog

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Published by le modérateur - dans réflexions politiques
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