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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:22

Si on ne peut pas faire confiance aux socialistes pour la primaire, peut-on le faire pour diriger la France ?

 
C’est bien connu, pour Marx, l’histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. Le Parti socialiste a décidé d’innover et d’inverser sous les yeux ébahis de la France entière les deux termes. Après avoir porté au pouvoir François Hollande, qui fut tellement médiocre qu’il n’a pas osé se représenter, c’est au tour de la primaire de la gauche de se transformer en bouffonnerie lamentable. C’est là la farce. L’aggravation de la situation économique nous rapproche chaque jour d’un destin national comparable à celui de la Grèce : jusqu’à présent, les mesurettes politiques prises n’ont servi à rien, sinon à entretenir l’illusion que le pouvoir politique agissait dans le sens de l’amélioration de la situation. C’est là la tragédie.
 
Chiffres gonflés pour la participation ?
 
Pour tenter de se refaire une santé politique, le Parti socialiste avait décidé de désigner son représentant grâce à des primaires ouvertes. Le scrutin de dimanche dernier a vu le triomphe des deux tendances qui polarisent la formation sociale-démocrate : l’une réformiste et républicaine, l’autre radicale et utopiste. Seulement, dès lundi, ce sont les chiffres du scrutin qui ne collent pas avec le résultat final.
 
De l’aveu même du président du Comité national d’organisation de la primaire à gauche, les chiffres ont été un peu arrondis. De quoi justifier les accusations nombreuses de triche pour gonfler la participation catastrophique de ce qui devait être la vitrine du PS pour la présidentielle de cette année. Le PS partait perdant, et savait qu’il organisait une primaire de la gauche en vue de désigner celui qui allait être le perdant de la présidentielle face à la droite et à l’extrême droite. Mais plutôt que d’assumer la défaite, il a aussi choisi le déshonneur.
 
Perte de confiance
 
Cela jette rétrospectivement le soupçon sur l’ensemble des méthodes politiques du PS. Si les socialistes sont prêts à bidonner les chiffres pour plaire aux médias pour la primaire, qu’en est-il de la sincérité des chiffres officiels pendant leur mandat, sur le chômage, la dette, l’emploi ? On se souvient, à la lecture du livre de Davet et Lhomme, à quel point François Hollande ne vit que par et pour les journalistes qui flattent son narcissisme. Et si pendant tout son mandat, la suite de tactiques sans lendemain qui a animé le gouvernement socialiste ne répondait qu’à ce genre d’attentes médiatiques ? Quel est le degré de maquillage (ou du moins d’arrangement avec la réalité…) des chiffres dans le bilan Hollande ? Si ces méthodes de margoulins sont bonnes pour la primaires, pourquoi pas pour diriger le pays ?
 
Le mélange d’amateurisme, de sincérité à éclipses et de communication publique pitoyable a plus sûrement conduit le PS d’aujourd’hui à sa mort que les coups de boutoir de ses adversaires.
 
Frédéric MAS
 
 
Image: bibliothèque du blog

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Published by le modérateur - dans réflexions politiques
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