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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:36
Selon Henri Vernet, dans le Parisien de ce jour " du succès de la primaire de la gauche dépend l'avenir du Parti socialiste. Une faible participation serait un coup très dur à encaisser pour ce parti divisé et sans leader incontesté ".
Et d'ajouter:
 
Les Français ont aimé la primaire de la droite, vont-ils adorer celle de la gauche ? Ils furent plus de 4 millions (4,4 au second tour) à se déplacer dans les bureaux de vote en novembre dernier, dotant ainsi le vainqueur, François Fillon, d'une forte légitimité. Mais combien seront-ils à se rendre, les 22 et 29 janvier, dans l'un des 7 500 bureaux prévus (10 000 en novembre pour les Républicains) ? Un million et demi, voire 2 millions ou plus, comme l'espérait lundi Arnaud Montebourg en présentant ses vœux depuis son QG de campagne ? Cela constituerait indéniablement un succès, compte tenu de l'état de la gauche. Un million ou même moins... et ce serait une énorme claque. Quel intérêt ensuite d'aller voter à la présidentielle, au printemps, pour le candidat d'un parti si peu mobilisateur ? Pour le PS, l'enjeu est crucial : c'est, à terme, la survie même du parti fondé en 1971 à Epinay par François Mitterrand qui dépend de la réussite ou de l'échec de ce scrutin.
 
Les menaces Mélenchon et Macron
 
« Une implosion du PS est le scénario le plus probable », prédit l'historien de la politique Jean Garrigues*. Divisé, éclaté entre ces « deux gauches irréconciliables » évoquées naguère par Manuel Valls — une gauche gestionnaire et « responsable » et une gauche « passéiste », éternelle contestataire —, illisible, déserté par ses militants et ses électeurs, le Parti socialiste sort éreinté du quinquennat Hollande. D'autant plus déboussolé que pour la première fois sous la Ve République, le président sortant ne se représente pas à l'issue de son premier mandat. Et le PS de se retrouver pris en étau entre le social-libéral Emmanuel Macron et le champion de la gauche de la gauche Jean-Luc Mélenchon. « La plus forte probabilité, c'est que le candidat socialiste n'arrive pas en tête des candidats de gauche au 1er tour, estime Jean Garrigues. Ce pourrait être Macron ou Mélenchon. » Ces derniers auraient alors les clés de la recomposition politique à gauche et au centre-gauche après 2017.
 
Les socialistes peuvent-ils éviter ce scénario du pire ? « Oui, veut croire le député Eduardo Rihan Cypel, soutien de Vincent Peillon, mais à condition d'intéresser les Français à notre primaire. Ils attendent des débats d'idées, pas le grand règlement de comptes du quinquennat. » « Il y a une soif de politique dans le pays, et je suis frappé de voir que les Français lisent les programmes », se rassure Montebourg. « Quelque 700 000 électeurs de gauche ont voté à la primaire de droite, ceux-ci vont évidemment participer à la nôtre », anticipe un autre élu PS, tablant, du coup, sur un « socle de 1,5 million de votants au minimum ».
 
Cette primaire de la belle alliance populaire accueille par ailleurs un candidat écolo, François de Rugy, une radicale, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias (ex-Vert, ex-MoDem, désormais président du parti démocrate). « Pas sûr qu'ils fassent venir beaucoup d'électeurs... », tacle un socialiste.
Primaire à gauche : cette fois le PS joue sa survie
Bye, bye le PS ?

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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