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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:05

 

Crée en 2013, ce laboratoire d’idées qui s’inscrit dans la tradition du christianisme social propose des grandes pistes pour surmonter les divisions qui traversent la société et remettre de l’éthique dans l’action publique

Le député socialiste Dominique Potier, fondateur d’Esprit civique, ici en 2015. / Jacques Mathelin

Le cercle Esprit civique, crée par le député PS Dominique Potier, qui rassemble des personnalités engagées dans le mouvement social et dans l’entreprise, a souhaité apporter sa contribution à l’élection présidentielle. Il n’était cependant pas question pour ce laboratoire d’idées, où se côtoient des personnalités de sensibilités différentes – croyantes ou non – qui se retrouvent dans la tradition personnaliste d’Emmanuel Mounier, de fournir des propositions clés en main, mais plutôt de poser des « balises » pour le débat.

Ce cercle politique qui se positionne clairement à gauche regrette en effet l’état de fragmentation dans laquelle se trouve la société aujourd’hui. « Un paradoxe, si l’on songe aux efforts qui ont été faits pour amener depuis cinq ans plus d’égalité des chances, moins de stigmatisations, plus d’équité fiscale… », souligne le texte qui ne remet pas en cause l’action de François Hollande dans ce domaine.

Une « attitude générale » plutôt que des mesures

Les 12 « balises » rendues publiques lundi 16 janvier sous le titre « l’éthique comme gouvernail » entendent cependant éviter « l’écueil pour la gauche et notre pays d’une rupture tant avec les milieux populaires qu’avec les innovateurs de la société civile ». Plutôt que des mesures, Esprit civique préconise une « attitude générale » qui consiste à ne pas considérer les Français comme de simples titulaires de droits mais aussi comme des personnes dont on est en droit d’attendre qu’ils agissent à leur niveau par leur engagement.

« Notre conviction est que seul un nouvel humanisme peut être à la hauteur des dangers auxquels nous exposent les dérives du libéralisme, d’un individualisme sans limite et d’une radicalisation qui épouse les figures du fanatisme », écrivent les auteurs du texte. Et qu’il peut être opposé « aux tentations de l’autoritarisme en politique qui hante l’imaginaire à droite comme à gauche ».

Une activité plutôt qu’un revenu universel

Esprit civique plaide ainsi pour une « société de pleine activité » plutôt que pour une allocation universelle, pour une limite aux écarts de richesse (de maximum 1 à 12), une maîtrise des révolutions technologiques qui doivent être compatibles avec la dignité humaine, l’introduction d’indicateurs humains dans le calcul, de la croissance ou encore des investissements de long terme au service des biens communs essentiels (eau, air, transports, nourriture, santé, etc.).

Le laboratoire d’idées défend également un « nouvel âge » de la mondialisation par la lutte contre les paradis fiscaux, l’esclavage moderne ou l’accaparement des terres, mais aussi par une plus grande justice fiscale et une autre conception de l’entreprise qui associe davantage les salariés aux instances dirigeantes. Enfin, la réponse aux naufrages en Méditerranée doit être selon lui une politique européenne plus ambitieuse de codéveloppement avec l’Afrique.

Un « tiers lieu » d’éducation aux valeurs de la République

Le « renouveau civique » qu’ils appellent de leurs vœux doit par ailleurs se concrétiser par un nouveau lieu d’éducation populaire, un « tiers lieu » qui ne soit ni l’école ni la famille et transmette les valeurs de la République. Cela pourrait prendre la forme d’un « temps donné pendant sa jeunesse au service des autres dans la gratuité et la mixité », sur le modèle du service civique.

Enfin Esprit civique, qui est opposé au travail du dimanche, défend des «espaces et des temps » de gratuité qui échappent à la logique consumériste et défend une laïcité vécue comme « un cadre protecteur des libertés » et un « creuset pour une spiritualité qui peut-être une ressource pour chaque personne et pour la République ».

Céline Rouden dans la-croix.com

 

 

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Published by le modérateur - dans réflexions politiques
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