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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:49
Le député écolo François de Rugy a tenté d'ironiser dans un tweet publié lundi soir, sur les déboires du couple Fillon, empêtré depuis la semaine dernière dans ce que certains esprits tordus appellent le Penelopegate. Un message qui s'est très vite retourné contre lui.
 
En début de soirée, l'élu a ainsi publié les fiches de salaires de deux de ses assistants parlementaires. Objectif du message, accompagné du hashtag #PenelopeGate: montrer que ses collaborateurs ne touchent pas, eux, les montants évoqués dans l'affaire. L'ancien Premier ministre est soupçonné d'avoir rémunéré son épouse au titre d'un emploi fictif d'attachée parlementaire, entre 3 900 et 6 900 euros net.
 
Dans son message, l'élu a pris le soin de masquer d'un stylo l'identité de ses collaborateurs mais pas leur numéro de sécurité sociale. Résultat: des données personnelles sensibles ont été diffusées par François de Rugy, qui se trouve être l'employeur de ses assistants.
 
Outre l'entorse à la vie privée, les bulletins de salaire révèlent un écart de salaire entre le collaborateur et la collaboratrice. Et ce en dépit d'un plus grand nombre d'heures travaillées: le premier est payé 2 434,16 € net pour 121,34 heures quand la seconde perçoit 2 289,42 € pour 151,67 heures. L'homme bénéficie donc d'un taux horaire bien plus avantageux que sa collègue.
 
Une inégalité salariale répandue en France: les femmes touchent en moyenne, et en équivalent temps plein, environ 80% du salaire des hommes selon l'observatoire des inégalités de l'Insee. Un décalage qui devrait toutefois prendre fin selon un rapport du Forum économique mondial... en 2186.
 
Problème pour François de Rugy: le député écologiste pro-gouvernement, éliminé de la primaire à gauche dès le premier tour, a fait de la lutte contre les inégalités salariales homme/femme un de ses chevaux de bataille comme le montre un de ses tweets publiés en janvier, pendant la campagne. Devant l'avalanche de critiques sur Twitter, l'élu a préféré supprimer son tweet.
 
Une suppression qu'il assume: "Publier les numéros de Sécurité sociale était une erreur de ma part, je le reconnais", assure l'élu, contacté par L'Express ce mardi. Par téléphone, il explique qu'il voulait montrer, dans ses messages, "le niveau de rémunération réelle d'un assistant parlementaire".
 
D'un revers de main, il balaye les accusations concernant les inégalités de salaire homme/femme: "cela n'a rien à voir!". "Bien sûr qu'à travail égal, la rémunération doit être égale", explique-t-il. "Ensuite, cela dépend du niveau de qualification, de l'expérience et du travail effectivement réalisé. Mon collaborateur s'occupe de l'aspect législatif et de la rédaction d'amendement tandis que ma collaboratrice effectue un travail de secrétariat, indispensable".
L'arroseur arrosé

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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