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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 09:37

Vous connaissez la "manif pour tous", proche de la droite, paraît-il...Prenez connaissance de la "manip pour tous", réellement de gauche !

Lu pour vous dans le Parisien d'aujourd'hui :

La nomination mercredi d'un conseiller de Marisol Touraine à la direction de l'Institut de cancérologie n'est pas une première. La ministre a recasé plusieurs proches à la tête de CHU.


La séance de demain matin promet d'être houleuse. Réuni dès 8 heures en préfecture de région (à Paris), le conseil d'administration de l'Institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif (Val-de-Marne), doit se prononcer sur un sujet polémique, à savoir le nom du futur directeur général adjoint de ce prestigieux centre de lutte contre le cancer. Problème, ainsi que nous le révélions le 7 décembre, un seul nom est sur la table, imposé par Marisol Touraine, ministre de la Santé : Frédéric Varnier, membre de son cabinet depuis juillet 2013, chargé du financement des hôpitaux.

Partie de billard à trois bandes

 

Le directeur général de l'IGR, établissement privé à vocation non lucrative, ne veut pas de ce candidat comme binôme (lire ci-dessous), et la communauté médicale le soutient. La CGT, représentée au conseil d'administration, a fait savoir qu'elle s'abstiendra de voter. Frédéric Varnier, que nous avons sollicité en vain, a déjà échoué à prendre la direction de l'hôpital de Pontoise (Val-d'Oise). « Manque d'expérience de terrain », plaident ses détracteurs.

 

Selon nos informations, l'arrivée de Frédéric Varnier à la direction de l'IGR a été préparée de longue date, telle une partie de billard à trois bandes. « On sait depuis le printemps que la nomination cet été à la tête du CHU de Nice (Alpes-Maritimes) de l'ancien directeur général adjoint de Gustave-Roussy avait pour objectif de libérer la place pour le conseiller de M me Touraine », explique le professeur Olivier Guérin, adjoint au maire de Nice en charge de la santé. « On était au courant de la manip, confirme un autre acteur local du dossier sous couvert d'anonymat. La ministre a le droit de nommer qui elle veut, mais l'usage, c'est de trouver un terrain d'entente avec les responsables locaux . A Nice, ça n'a pas été le cas. »

 

La ministre de la Santé n'en est pas à son coup d'essai. En décembre 2015, le CHU de Toulouse a vu débarquer à sa tête un autre conseiller de la ministre, Raymond Le Moigne. Aucun appel à candidature n'avait été lancé, et le maire (LR) de la ville et président du conseil de surveillance, Jean-Luc Moudenc, n'avait même pas été informé. A Montpellier, la nomination imposée, contre l'avis local, de Thomas Le Ludec, ex-membre de la Haute Autorité de santé, a fait des vagues. A Strasbourg, à La Réunion, les nominations sans concertation ont aussi suscité un tollé. A Clermont-Ferrand, le poste de directeur général du CHU est vacant depuis... cinq mois. Pas faute de candidats. Mais il serait déjà réservé à un Francilien, un directeur, syndicaliste, chargé des questions de santé au PS.

 

Pour Jérémy Sécher, président du SMPS, Syndicat des managers publics de santé, trop c'est trop : « Il devient récurrent que les décisions de nomination soient discrétionnaires et ne prennent plus en compte les avis locaux. »

 

Le patron de l'Institut, dégoûté, prêt à quitter la France
 

Arrivé aux manettes en 2010, le professeur Alexander Eggermont (photo), chirurgien oncologue hollandais de renom, n'a cessé d'œuvrer pour faire de l'Institut Gustave-Roussy (IGR) le fleuron européen de la lutte et de la recherche contre le cancer. Afin de porter son ambitieux projet international, il avait trouvé par l'intermédiaire d'un cabinet d'expert son binôme gestionnaire idéal : Cédric Arcos. « Il est directeur d'hôpital, parle quatre langues, est passé par tous les postes de l'hôpital : directeur qualité, financier, des ressources humaines... c'est le meilleur CV que nous ayons vu », explique ce célèbre médecin. Que fera-t-il si la ministre impose son candidat ?

 

« L'IGR, c'est le plus beau projet professionnel de ma vie ! Je verrai, mais si au bout d'un an je vois que l'avenir de l'IGR est en danger, alors je serais forcé de partir à l'étranger, pour travailler librement. Ce serait la pire solution. Je ne comprends pas que le ministère ne défende pas l'intérêt de l'Institut et impose un candidat déjà refusé par deux hôpitaux. »

Manip pour tous

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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