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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 18:05

Devant des militants parisiens, ce mercredi soir, Jean-Pierre Raffarin a étrillé Nicolas Sarkozy et mis en garde contre tout triomphalisme à l'égard des sondages favorables à Alain Juppé avant le premier tour de la primaire de la droite.

A dix-huit jours du premier tour de la primaire de la droite, l'intensité du ton entre les deux favoris du scrutin ne fléchit pas. Jean-Pierre Raffarin était ce mercredi soir devant quelques militants dans un bar de la capitale pour faire l'éloge d'Alain Juppé, son champion. Ou plutôt pour rosser Nicolas Sarkozy... Tout y est passé. En premier lieu, le refus de l'ex-patron des Républicains de tendre la main à François Bayrou. «Ne désignons pas un bouc émissaire, ne faisons pas semblant que l'on va élire quelqu'un d'autre qu'Alain Juppé. On élit Alain Juppé sur le programme d'Alain Juppé», a-t-il certifié. «Si on reste qu'avec ceux de 2012, a ajouté Raffarin, on ne sera pas assez nombreux. Donc il faut bien accueillir».

«Très franchement, qu'on voit la situation du pays, quand on voit l'état économique, sécuritaire, international, l'état de notre environnement, on peut se dire que le travail va être très difficile. Alors il faut vraiment se sentir être très très fort aujourd'hui pour exclure des gens et dire “On n'a pas besoin de vous pour redresser le pays”», a encore ironisé l'ancien premier ministre qui dit «parler au plus grand parti de France, le PND, le Parti national des déçus par la droite, bien sûr, mais aussi par la gauche».

«Quand on parle de rassemblement, ce n'est pas pour aller discuter le programme en dealant avec les uns ou les autres et en faisant des arrangements et des négociations», a juré le bras droit d'Alain Juppé alors que les sarkozystes laissent entendre qu'un accord secret aurait été scellé avec le MoDem.

«Nous, on ne s'engage pas pour un match de foot qu'on veut gagner au mois de mai. On s'engage pour redresser la France. On ne cherche pas un soir de fête, on cherche le redressement de la France», a encore lancé Jean-Pierre Raffarin, estimant que la tâche sera ardue pour le vainqueur de l'élection présidentielle.

A quelques heures du second débat télévisé entre les candidats, l'élu du Poitou a encore en tête la première confrontation du 13 octobre: «Juppé ce n'est pas celui qui a parlé le plus, qui a fait le plus de show. C'est celui qui était le plus dans la fonction avec une certaine forme de sobriété. C'est ce que les Français attendent. Ils n'attendent pas le meilleur publicitaire, celui qui va chercher le Séguéla du XXIe siècle, qui va lui inventer la nouvelle poudre blanche.»

«Lorsqu'une salle vous échappe, vous n'allez pas la rattraper en hurlant!»

Et de louer «l'autorité naturelle» du maire de Bordeaux: «Vous vous souvenez sans doute de l'un de vos maîtres d'école qui avait plus d'autorité que les autres. Ce n'était pas le plus agité! Ce n'était pas celui qui vous balançait la craie quand vous étiez un peu turbulent.» L'autorité, a complété Raffarin, «ce n'est pas de proposer une réforme de la Constitution tous les quinze jours pour refuser le burkini. L'autorité, ce n'est pas l'agitation, ce n'est pas le bruit. L'autorité ne passe pas par la brutalité.» Et de rappeler à Me Sarkozy des souvenirs estudiantins: «Dans les écoles d'avocats, on apprend que lorsqu'une salle vous échappe, vous n'allez pas la rattraper en hurlant!»

L'ancien premier ministre s'inquiète du ton du principal challenger d'Alain Juppé et de l'unité de la droite à l'issue du scrutin. «Quand vous avez fait des mois de campagne en excitant les comportements des uns ou des autres et en créant des crispations, après ce n'est pas facile de rassembler. Si on a fait l'UMP puis les Républicains, ce n'est pas pour casser», a tancé Jean-Pierre Raffarin.

Pas question toutefois, de faire du triomphalisme à la lecture des bons sondages qui ponctuent la campagne: «Ils indiquent de la sympathie, nous il nous faut de la mobilisation. Le danger pour nous, c'est d'être applaudi sur la route du bureau de vote mais que les gens n'aillent pas au bureau de vote. C'est ça notre problème...», a reconnu l'ex-chef du gouvernement. «Soyez contagieux! Il ne faut pas se laisser endormir par les sondages», a également insisté la sénatrice Fabienne Keller, présente au côté de son collègue du palais du Luxembourg.

Le Scan du Figaro 

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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