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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 08:27

 Le maire de Bordeaux tance le refus de Nicolas Sarkozy de tendre la main aux déçus du socialisme.

Alain Juppé n'esquive pas la confrontation avec Nicolas Sarkozy. Invité jeudi de France 2, le maire de Bordeaux a critiqué les propos de son rival, qui ne veut pas voir d'électeurs socialistes participer à la primaire de la droite. «On m'a dit il faut une primaire loyale. Où est la loyauté, quand on appelle les électeurs de gauche à venir voter? Où est la loyauté quand on appelle les électeurs de gauche à signer - parjure- un papier dans lequel ils s'engageraient à partager les valeurs de la droite et du centre alors même qu'ils n'en partagent aucune?», a récemment lancé l'ancien chef de l'État à l'encontre d'Alain Juppé. «Vous posez la question de savoir qui je suis. Eh bien vous voyez qui je ne suis pas», a répondu l'intéressé en découvrant les images d'un Nicolas Sarkozy éruptif. «Aujourd'hui la campagne c'est “Juppé essaie de faire voter la gauche pour bidouiller les primaires”. Je ne suis pas naïf», a-t-il dénoncé.

«Un mouvement positif et d'adhésion» en sa faveur

«Je pense que cette espèce d'outrance est un mauvais signe, il y a un peu de panique à bord», a complété l'ancien premier ministre qui dit constater ces jours-ci «un mouvement positif et d'adhésion» en sa faveur. Dans le public, était justement assis Frédéric Lefebvre, un ancien ministre sarkoziste maintenant acquis à la candidature d'Alain Juppé. Son sixième ralliement en dix jours. «Je suis un homme de rassemblement et je m'adresse à tous ceux qui ont envie de l'alternance. Qu'ils soient à gauche, qu'ils soient au centre, qu'ils soient à droite, naturellement», a poursuivi le candidat. «Si on commence à exclure dans la primaire, on est mal barré parce qu'on aura besoin de se rassembler en 2017», a insisté Alain Juppé. «Vous savez, a complété le maire de Bordeaux, en 2012, il y a eu beaucoup de déçus du sarkozysme qui ont voté pour François Hollande. Et aujourd'hui, il y a des déçus de Hollande qui s'apprêtent peut être à voter pour moi. C'est peut être les mêmes». Et d'argumenter: «S'il y a trois millions d'électeurs à la primaire (ce que semblent dire les sondages, ndlr), il y a 250.000 adhérents à LR. Ça veut dire qu'il y en aura d'autres qui viendront d'ailleurs».

Et de viser de nouveau à Nicolas Sarkozy: «Je regardais une étude il n'y a pas très longtemps qui disait que la seule chance de Nicolas Sarkozy de gagner, c'est de capter les voix de l'extrême droite. Alors vous voyez, je pourrais renvoyer le compliment. Je n'ai pas envie de m'engager dans cette bataille là».

Pas question, toutefois, de le présenter comme le candidat de la gauche à la primaire: «C'est complètement idiot», a-t-il dit. Et d'assurer: «Je suis un homme de droite depuis très longtemps et je n'ai pas cessé de l'être». Quant à l'opportunité de reproduire l'ouverture à gauche au sein du gouvernement: «Nicolas Sarkozy m'a montré la voie, souvenez-vous», a glissé le candidat sans dire avec certitude s'il suivra cet exemple.

Par Tristan Quinault Maupoil dans lefigaro.fr

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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