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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 16:04

Le Louvre-Lens consacre jusqu'au 29 août une grande exposition à Charles Le Brun, grand ordonnateur des arts du Grand Siècle.

Il est né le 24 février 1619 à Paris, où il est mort le 12 février 1690. Artiste peintre et décorateur français, premier peintre du roi Louis XIV, directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture, et de la Manufacture royale des Gobelins, il s'est surtout illustré dans la décoration du château de Versailles et de la galerie des Glaces.
 

Né d'un père sculpteur et d'une mère lettrée, il se forme dans l'atelier de Simon Vouet et bénéficie très tôt de la protection du chancelier Pierre Séguier qui, reconnaissant son talent, l'envoie à Rome pour parfaire sa formation. C'est l'origine d'une ascension exceptionnelle qui lui vaudra d'être injustement qualifié par ses détracteurs de« dictateur des arts ».

Le chancelier Séguier-Charles Le Brun, 1655, Louvre

 

Grand ordonnateur des arts au service de

Louis XIV

Charles Le Brun fait le voyage de Rome en compagnie d'un ami, qui est un autre peintre de talent, Nicolas Poussin.

Il rentre à Paris au bout de quatre ans, peu après l'avènement du jeune roi Louis XIV.

Toujours grâce au soutien du chancelier, les commandes affluent pour des tableaux de chevalet, de grandes toiles d'inspiration biblique ou mythologique et des décors d'hôtels particuliers.

Le peintre s'illustre dans la peinture d'histoire alors très en vogue. Mais a aussi une conception scientifique de la peinture et y cherche le moyen de traduire les expressions de l'âme comme à travers ses têtes« physiognomoniques »

Tête physiognomonique inspirée par un chameau-167, Musée du Louvre

 C’est la protection de Pierre Séguier qui lance justement sa carrière à la fin des années 1630 et lui permet de côtoyer les peintres Simon Vouet et Nicolas Poussin. Il fréquente les cercles mondains de la cour, ce qui lui vaut d’obtenir de prestigieuses commandes, comme celle de Richelieu pour le Palais-Cardinal. Il déploie ses talents de décorateur dans la haute société parisienne et sait répondre avec succès aux attentes de ses commanditaires, avant de faire partie de l’équipe que Nicolas Fouquet mobilise à Vaux-le-Vicomte entre 1658 et 1661 et de séduire le jeune Louis XIV, auquel il reste ensuite attaché jusqu’à sa mort. Si Séguier est bien le protecteur de la première carrière de Le Brun – il est le patron de l’Académie de peinture et de sculpture née en 1648 et dont Le Brun est un des membres fondateurs après son retour de Rome –, il cède la place au roi, qui achève de faire de Le Brun le peintre du classicisme et de la grandeur monarchique, en particulier dans le programme iconographique du château de Versailles.

Le portrait du chancelier Séguier est donc autant l’hommage d’un artiste à son patron et mécène – dans la logique clientéliste de la société d’Ancien Régime – que la célébration du premier grand officier de la Couronne de France par un peintre officiel. Pierre Séguier est l’homme de confiance de Richelieu au moment où il accède à la garde des Sceaux (1633), puis à la chancellerie (1635). Cette fonction prestigieuse et attachée à son titulaire de manière viagère lui assure une influence considérable jusqu’aux années 1640, décennie au cours de laquelle il perd progressivement son entregent.

Pierre Séguier est âgé de près de 70 ans lorsque Le Brun réalise son portrait équestre. Sans pouvoir en déterminer la destination, cette œuvre est sans doute une commande privée du chancelier, pensée par son commanditaire à un moment où il voulait réaffirmer son autorité.

 

 

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Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
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