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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 16:55

Depuis son entrée en fonction, la ministre du Logement a consacré l’essentiel de ses sorties au logement social et au mal-logement. Un pan de son activité important mais qui l’a fait négliger d’autres professionnels, qui se sentent mal-aimés.

 

Tout comme Ségolène Royal, la ministre verte du Logement, Emmanuelle Cosse, ne manque pas de bravitude : elle a décidé d’imposer de nouveaux mots dans la langue française. « Je réaffirme la volonté de mettre en place un hébergement digne pour les #migrants en situation de sans-abrisme », a-t-elle écrit sur Twitter jeudi après-midi, en visitant un lycée géré par Emmaus.

Un mot, « sans-abrisme », qui lui a valu dans la foulée quolibets et moqueries sur les réseaux sociaux.

Sauf qu’elle ne l’a pas inventé : certes pas répertorié dans les dictionnaires courants, il est largement utilisé dans les circulaires administratives et les colloques spécialisés pour définir le fait de vivre dans la rue, sans toit. L’Europe en fait même un axe de politique économique : la Commission européenne a organisé, à plusieurs reprises, « une conférence de consensus sur le sans-abrisme », au niveau ministériel. Et on retrouve même un très sérieux Observatoire européen du sans-abrisme.

Au-delà du débat sur la richesse de la langue française, cet épisode éclaire la démarche politique de la ministre. Depuis sa nomination au sein du gouvernement, le 11 février, Emmanuelle Cosse use beaucoup des réseaux sociaux, dans lesquels elle rend compte de ses nombreux déplacements sur le terrain. Et sa thématique est clairement orientée vers le logement social et la question des sans-abri. 

Le logement social, et plus particulièrement celui des défavorisés, sont effectivement des sujets importants relevant de son portefeuille. Mais ils ne doivent pas être exclusifs. Car, de l’autre côté du spectre, les professionnels se plaignent d’être délaissés voire ignorés. En particulier du côté des réseaux d’agences immobilières.

« J’ai envoyé une lettre classique de félicitations à la ministre au lendemain de son élection, en disant que je me tenais bien évidemment à sa disposition si elle voulait que je lui explique les enjeux du logement, vu de l’angle des agences, raconte le patron d’un gros réseau français. J’ai reçu une lettre incroyable me disant qu’elle avait pris bonne note de ma demande mais que son agenda ne lui permettait pas de me recevoir ». La même mésaventure est arrivée à un autre président de réseau.

Fervente défenseure de la lutte contre le « sans-abrisme », la ministre pourrait donc faire preuve d’un peu plus d’« accueillisme ». Mais ce mot, il est vrai, n’existe pas en langue française…

 

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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