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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 09:57

Accusé de jouer perso au détriment du collectif, le jeune ministre de l'Economie se voit prié de rentrer dans le rang... ou de quitter le navire.

                    Nathalie Schuck (avec P.M.) @NathalieSchuck | 

 

                               

                                         (IP3press/MaxPPP/Christophe Morin.)

En petit comité, François Hollande commence à s'agacer des insolences de son jeune ministre et surveille ses embardées. « Il se rend compte que Macron ne lui a pas tout dit et qu'il va tout faire pour y aller en 2017 », glisse une source au sommet de l'Etat.

Le 14 avril, sur France 2, le président a eu ce mot cinglant passé un peu inaperçu, digne dans sa bouche du « Je décide, il exécute » de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy : « C'est une question de loyauté personnelle et politique. »

« C'était un recadrage glacial, sa manière à lui d'exprimer une colère profonde », décrypte la même source. Car il ne se passe plus un jour, depuis le lancement de son mouvement En marche ! le 6 avril, sans qu'Emmanuel Macron frôle le crime de lèse-majesté.

Après s'être affiché avec son épouse Brigitte dans « Paris Match » le jour même de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, après avoir laissé planer le suspense sur une candidature à l'Elysée, le trublion avouait hier travailler à « un projet présidentiel » dans le quotidien belge « le Soir » et s'interrogeait dans la revue « Risques » sur la pertinence de l'ISF. « Une faute » recadrée par Manuel Valls. Mardi, le hollandais Michel Sapin, en froid avec son collègue de Bercy, a ironisé devant des étudiants de Sciences-po : « Il a plutôt une belle gueule et un sourire craquant. Et c'est beaucoup de buzz... » Sous couvert de « off », les propos sont encore plus vifs contre Macron, suspecté d'avoir « chopé le melon », d'être une « baudruche médiatique », « une bulle spéculative » et de multiplier les « fautes de com ». « Si c'est juste une histoire perso doublée de people, ce n'est pas mon truc », maugrée un secrétaire d'Etat, tandis qu'un ex-ministre, hollandais de son état, lui conseille de « limiter son ego ».

En coulisses, beaucoup se demandent
comment l'aventure va se terminer


« Il est devenu fou parce qu'on lui a dit un jour qu'il serait président et qu'il l'a cru ! Il se prend pour Jeanne d'Arc qui va sauver la gauche, mais il n'a aucun ancrage, pas de prise directe avec les électeurs. C'est une comète de marketing », balance un observateur avisé de la majorité. Par ici la sortie ? Dans les coulisses du pouvoir, une petite musique monte : peut-on rester ministre quand on défend ses propres idées ? Robert Badinter a sonné la charge le premier. « On ne peut pas demeurer dans un gouvernement et animer un nouveau mouvement politique qui ne fait pas partie de la majorité », sermonnait l'ex-garde des Sceaux socialiste le 11 avril sur RTL. « Faire de la politique quand on est ministre, c'est bien, mais il faut d'abord faire son travail », assénait Michel Sapin mardi. Et Manuel Valls, pourtant moins prompt à recadrer ses ministres Jean-Vincent Placé ou Ségolène Royal lorsqu'ils s'opposent au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, d'achever hier : « Je demande à chaque ministre d'être pleinement attelé à sa fonction. »

Beaucoup se demandent comment l'aventure va se terminer. Une source haut placée tranche, sous couvert d'anonymat : « Si Macron veut être crédible, à un moment il faudra qu'il démissionne. »
 

Valls attend son heure



Surtout, ne pas s'énerver. Très irrité par l'échappée belle d'Emmanuel Macron qui truste les unes des journaux, Manuel Valls fait le pari que la fusée va finir par se crasher et mise sur le temps long. Le Premier ministre profite ainsi des envolées droitières de son jeune ministre sur les 35 heures ou l'ISF pour se recentrer discrètement à gauche, lui qui fut longtemps considéré comme le vilain petit canard social-libéral du PS. Mardi, Valls a ainsi posté sur sa page Facebook un message vantant les mérites de la « solidarité » pour faire face à la pauvreté et proposant d'ouvrir un grand débat sur un « revenu universel » ouvert aux personnes en difficulté, dont les plus jeunes. « Le mot solidarité, c'est une exigence », répétait-il hier sur France Info. Faisant le pari que sa « loyauté » — son mot fétiche — au chef de l'Etat finira par payer.

Commentaire:

Macron ne cherche-t-il pas à se faire virer d'un bateau qui prend l'eau de toute part, pour retrouver sa liberté de parole et d'action ?

Wait and see comme dit John!! 

 

 

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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commentaires

Hilhare 21/04/2016 18:06

Son heure approche. Est-elle déjà arrivée? D'après un sondage Viavoice pour Libération, la cote de popularité d'Emmanuel Macron a fait un bond de huit points en un mois, alors qu'il vient de lancer son mouvement politique, En Marche.

Désormais, 38% des Français estiment que le ministre de l'Économie serait "un bon président de la République" pour 2017". Le Premier ministre Manuel Valls, qui progresse lui de quatre points, n'est qu'à 28%. Le président de la République François Hollande, qui gagne 1 point à 11%, se trouve tout en queue de classement.
Il est désormais loin devant François Hollande et Manuel Valls....Ce qui explique certains " affolements !