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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 16:00

Aujourd'hui encore, de nombreux courants et partis politiques se revendiquent du keynésianisme, mais en n'en retenant que l'idée d'interventionnisme, alors que Keynes, lui même homme d'affaires, insistait sur le rôle fondamental de la création d'entreprises privées.

Pour les keynésiens, il existe une tendance permanente au sous-emploi et seules les interventions de l'Etat permettent, dans certaines circonstances, de lutter contre le chômage.

Les adversaires du keynésianisme soutiennent qu'il n'y a pas à mettre en cause la capacité des marchés à ajuster les offres aux demandes pour expliquer le chômage et que ce sont les politiques publiques subventionnant, imposant des prix ou fixant des salaires minima, qui pénalisent l'embauche et empêchent le plein emploi.
 
Les post-keynésiens sont moins "interventionnistes" que les keynésiens de la première génération. Ils sont cependant tout aussi critiques quant à la capacité d'autorégulation du marché. Ils se basent pour cela sur le constat de la régularité des déséquilibres des marchés et des crises financières, montrant ainsi l'incapacité des marchés à gérer l'incertitude lorsqu'ils sont mal encadrés.
 
John Maynard Keynes (1883 - 1946) fut le deuxième fondateur de l'économie politique.
 
Le site herodote.net nous en apprend un peu plus sur le personnage.
Au centre, en 1922, lors d'une conférence sur la stabilisation du mark.

British jusqu'au bout des ongles

Fils d'un professeur d'économie et de logique de Cambridge, le jeune Keynes accomplit de brillantes études à Eton, où il excelle dans les mathématiques, l'histoire, les « humanités », la dissertation... mais pas seulement. Il fait de l'aviron, du théâtre, participe à des débats publics et se passionne pour la poésie latine médiévale !

Avec son épouse, la ballerine Lydia Lopokova

 

En 1902, à 19 ans, il complète sa formation au King's Collegede Cambridge.

Éclectique, il se passionne pour la philosophie et se lie d'amitié avec des artistes et poètes d'avant-garde à l'origine du « groupe de Bloomsbury »parmi lesquels Lytton Strachey et Leonard Woolf tout en poursuivant des activités plus diverses les unes que les autres.

Il suit aussi les cours d'économie politique d'Alfred Marshall et du professeur Arthur Pigou.

Brillants représentants de l'économie néoclassiques, ils développent la théorie de l'utilité marginale pour le premier (le prix d'un bien s'aligne naturellement sur la valeur que l'on prête à la dernière fraction de ce bien) et la théorie de la réduction du chômage par la flexibilité des salaires pour le second.

Après un bref passage par l'Indian Office (le ministère des affaires indiennes), Keynes obtient un poste d'enseignant au King's College et va le conserver toute sa vie.

Ses aptitudes intellectuelles, son imagination, sa pleine maîtrise de la théorie économique tout autant que son excellente perception de l'économie de terrain lui valent d'être écoutés par les dirigeants politiques. 

Pleinement conscient de sa supériorité, l'homme apparaît à beaucoup arrogant et hautain, volontiers provocant. Il devient président d'une compagnie d'assurance-vie, spécule sur les marchandises et les devises jusqu'à se constituer une jolie fortune de 500 000 livres. Il épouse aussi une danseuse étoile du ballet Diaghilev et préside unComité pour l'encouragement de la Musique et des Beaux-Arts.

Tel est John Maynard Keynes, aux antipodes de l'image caricaturale de l'économiste de chambre. Mais l'homme est aussi un auteur prolifique de traités savants et d'essais polémiques qui le font connaître du grand public.

D'une santé fragile, il est victime d'une première crise cardiaque en 1937. La seconde, survenue alors qu'il court pour attraper son train, lui sera fatale. Il meurt le 21 avril 1946, à près de 63 ans, après avoir contribué à bâtir à Bretton Woods le monde d'après-guerre.

 

À noter sa clairvoyance lors de la conférence de la Paix et son opposition à la formule de Clemenceau - ou plutôt de l'un des très proches conseillers de ce dernier : "L'Allemagne paiera". Car il en craignait les conséquences néfastes...La 2e guerre mondiale lui a donné raison.

 

Le keynésianisme est l'une des plus importantes théories macroéconomiques. Il désigne sa doctrine développée notamment dans la "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie". Keynes y défend l'hypothèse que la demande est le facteur déterminant qui permet d'expliquer le niveau de la production et par conséquent de l'emploi.

 
Principaux concepts novateurs introduits par Keynes :
 
. l'équilibre de sous-emploi (le chômage) pour un niveau donné de la demande ;
 
. l'absence d'ajustement par les prix entre les demandes et les offres d'emploi, empêchant la résorption du chômage ;
 
. une théorie de la monnaie fondée sur la préférence pour la liquidité ;
 
. la notion d'efficacité marginale du capital comme explication de l'investissement, faisant de l'investissement la "cause" déterminante de l'épargne ;
 
. la loi psychologique selon laquelle la consommation augmente moins vite que le revenu.
De ces concepts, qui ont engendré la macroéconomie, on peut en déduire la possibilité de politiques économiques interventionnistes de l'Etat afin d'éviter les récessions et de freiner les emballements de l'économie.
 

 

 

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Published by le modérateur - dans INFOS DIVERSES
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