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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 14:22

Tandis que l'iconoclaste ministre de l'Économie vient de lancer En marche!, un mouvement politique qu'il veut transpartisan, un ouvrage intitulé Emmanuel Macron, le banquier qui voulait être roi paraîtra mercredi. Rédigées par François-Xavier Bourmaud, journaliste politique au Figaro, les 260 pages racontent comment, après un passage par la banque Rotschild et l'Élysée, cet énarque diplômé en philosophie s'est retrouvé propulsé en août 2014 dans son bureau du dernier étage de Bercy.C'est une publication dont le timing est on ne peut plus opportun.

"Royal, Sapin, Le Guen... ces ministres que Macron agace" titre le scan politique du Figaro de ce jour.

 

«Macron, il est fait pour faire du buzz», lâche Sapin

Du temps où il était encore ministre du Travail, François Rebsamen faisait partie de ces hollandais qui s'en sont vivement pris à l'ancien banquier d'affaires. Passablement agacé par une blague du ministre de l'Économie, qui se félicitait d'avoir facilité l'ouverture des commerces de nuit grâce à sa loi, l'hôte de la rue Grenelle lui a lancé: «Tu sais Manu, ça fait longtemps que les commerces de bouche sont autorisés à ouvrir le dimanche dans les gares. Alors si tu veux bien, on va se mettre à travailler sérieusement, maintenant».

Idem pour Michel Sapin, son colocataire de Bercy, qui rêvait de profiter de l'éviction d'Arnaud Montebourg pour élargir son portefeuille et récupérer le maroquin de l'Économie, mais s'est vu contraint de se contenter des Finances. «Il a du talent, une belle gueule, il attire les médias. En termes de casting, il est fait pour ça. Après, il faut pouvoir tenir le rôle. Mais Macron c'est ça. Il est fait pour être vu, pour prendre la lumière, pour faire du buzz», tacle-t-il sèchement, alors que leurs rapports n'ont cessé de se tendre.

«Il n'a pas cherché à s'attirer les grâces des hollandais», juge Bartolone

Cette fronde des très proches du chef de l'État s'explique: ils éprouveraient une certaine jalousie quant au lien très particulier qui unit le président à son ancien conseiller économique. «Ils ont du mal à l'admettre. Ils sont jaloux de leur relation humaine avec François (Hollande). Dès qu'il y a du nouveau, ça les crispe. Et puis il a tout pour plaire, Macron, tout lui réussit et ils en ont marre»,décrypte Julien Dray, fin connaisseur du Parti socialiste et de ses arcanes.

L'élu d'Île-de-France poursuit, évoquant la réunion bimensuelle des hollandais à laquelle Macron refuse de participer: «Les deux sont fautifs. Lui n'est pas pressé d'y aller. Eux ne sont pas pressés de le voir. Il y a des invitations qui vous font comprendre que vous n'êtes pas forcément le bienvenu». «Il n'a pas non plus cherché à s'attirer les bonnes grâces des hollandais, ce qui n'aurait pas été très compliqué. Il suffisait de leur garantir qu'il assurerait leur avenir après Hollande. Non, rien», abonde le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Deux générations qui s'affrontent

Ségolène Royal ne se prive pas d'égratigner Emmanuel Macron. Après avoir un temps considéré que «ce petit» avait «du talent» et était «bien élevé», la ministre de l'Écologie, qui s'est construite comme Emmanuel Macron dans un rapport d'opposition avec le PS, semble avoir changé son fusil d'épaule depuis, agacée de le voir marcher dans ses pas. «Plus les socialistes lui tapent dessus, plus il grimpe dans les sondages, il a raison de continuer», sourit-elle d'abord. Pour mieux tacler: «Il ne casse pas tant les codes que ça. Qu'est-ce qu'il brise comme dogme? Qu'est-ce qu'il dit de nouveau?...»

Reprise par le très vallsiste Jean-Marie Le Guen, selon qui la «problématique du dépassement de la gauche (existait) bien avant qu'Emmanuel Macron n'arrive», cette critique illustre la défiance qu'entretiennent certains socialistes canal historique vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Symbole de la nouvelle génération qu'a fait émerger François Hollande, le jeune et ambitieux ministre est libre de toute appartenance partisane et semble incontrôlable aux yeux de ses collègues. Qui craignent de le voir exploser dans leurs mains.

 

 

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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Hilhare 09/04/2016 16:39

Si Hollande n'y va pas, qu'est-ce que tu fais?» lance, un soir récent, le romancier Philippe Besson à Emmanuel Macron, qu'il a invité à dîner avec sa femme, Brigitte, et trois autres amis - Claire Chazal, le patron d'une grande rédaction et un comédien. L'humeur est bon enfant, le ministre, détendu. Pas question de podomètre ni de régime sans gluten. «Je ne me mets jamais dans cette hypothèse», répond le ministre. «Tu devrais y aller. Il y a un truc à jouer, enchaîne Besson. Une partie de la droite se ralliera à toi. Et tu te rends compte du coup que tu peux jouer? Trudeau a été élu au Canada à 43 ans, Cameron à 44 ans, Blair à 44 ans, Zapatero à 44 ans, Renzi à 39 ans! Si les Français ne sont pas prêts aux réformes (Macron, lui, est convaincu du contraire), ils sont en tout cas prêts aux coups de balai!»