Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Aimer Béthune
  • Aimer Béthune
  • : Le blog d' "Aimer Béthune" : infos diverses sur la vie béthunoise et tant d'autres choses...
  • Contact

Recherche

27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 16:01

Pour juger de l'intérêt de la réforme du Code du travail,dans le Point, Franz-Olivier Giesbert commence par regarder qui y est opposé.

 

Notre pays adorant les commémorations, rappelons d'abord qu'il y a soixante ans l'apparatchik socialiste de la IVe République Guy Mollet inventait une expression qui allait faire florès, en parlant de « la droite la plus bête du monde ».
Depuis, la gauche française lui a ravi le titre. À l'aise et sans contestation possible. Pour preuve, après le lamentable débat sur la déchéance de nationalité, les cris d'orfraie poussés en son sein contre la réforme nécessaire du droit du travail.

Bouffre ! Le système social français est à la ramasse, miné par les déficits ou les injustices, et il faudrait le conserver tel quel, dans le formol, pour ne pas troubler la digestion de quelques hiérarques socialistes. Il tue l'emploi ? Eh bien, raison de plus, selon eux, pour continuer...

Pour apprécier comme il convient la réforme de Myriam El Khomri, la ministre du Travail, observons qui est contre : la France congelée ou cataleptique, représentée notamment par la CGT, les « frondeurs » du PS, la presse bien-pensante de gauche ou le comique troupier Dupont-Aignan. Bon présage.

Cadet des soucis de ces braillards, les chômeurs n'auront pas droit à la parole. Humus nécessaire à la légitimation du discours de la gauche la plus bête, les « sans-emploi » constituent son fonds de commerce. Il ne faut surtout pas qu'ils changent d'état et entrent dans la vie active, ça viderait sa boutique. Qu'importe le chômage, pourvu qu'on ne touche pas à son cheptel !

Leur idéologie donne la berlue à ces malvoyants. Pour la déconsidérer, le journal Le Monde a ainsi titré que cette réforme était « directement inspirée de propositions du Medef et de la droite ». Brrr... Au lieu de crier au loup, cette gauche ne serait-elle pas mieux inspirée de faire son examen de conscience pour reconnaître qu'elle a toujours eu tout faux en matière d'emploi et qu'il est temps de changer de politique ?

De toutes les mesures qu'il a prises pour remettre l'Allemagne debout, l'ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schröder aime rappeler que la plus efficace fut la suppression du Code du travail pour les petites entreprises : elles ont commencé à embaucher aussitôt, devenant bientôt des entreprises intermédiaires et exportatrices qui n'ont pas peu contribué à relancer la machine économique allemande.

Quand on protège trop l'emploi, on finit par le tuer. Surtout quand il est à la tête d'une petite entreprise, le patron n'embauchera facilement que s'il est sûr de pouvoir débaucher tout aussi facilement en cas de retournement de conjoncture. Or la France a inventé un système kafkaïen qui, en retardant les licenciements, l'obligera à mettre la clé sous la porte.

Certes, on reprochera au gouvernement d'être encore trop prudent. Mais pourquoi chipoter sur des mesures de bon sens que nous réclamons à tue-tête depuis si longtemps ? Grâces soient rendues au projet de Mme El Khomri d'assouplir le licenciement économique quand l'entreprise est confrontée à des « mutations technologiques ». De plafonner les indemnités que le salarié peut réclamer aux prud'hommes. De favoriser la négociation dans l'entreprise au détriment des accords par branche d'activité. Autant de réformes appelées à donner de l'air à un tissu économique qui en a tant besoin.
Encore faut-il qu'elles ne soient pas tuées dans l'oeuf par une gauche où l'autisme fait de plus en plus de ravages. Mme El Khomri a un profil de sainte et martyre, mâtiné de chèvre émissaire. Le microcosme parisien regarde de haut cette ministre du Travail d'origine marocaine et peu douée, selon lui, pour les accords simples. Il lui a déjà fait pas mal de misères. Gageons que ce n'est pas fini.

 Une machine à fabriquer du malheur social et du chômage de masse 

La faute, la très grande faute de la ministre est de n'avoir pas froid aux yeux.Pour créer des emplois, elle entend bousculer les vieux tabous de la gauche qui, au nom de ses beaux principes, a mis au point, avec la complicité de la droite, une machine à fabriquer du malheur social et du chômage de masse. Ce qu'on appelle sans honte le modèle-social-français-que-le-monde-entier-nous-envie, ne riez pas !

Puisse Mme El Khomri briser le sabre des avatars du sapeur Camember qui ont fait de notre pays une île - pardonnez l'accent circonflexe, c'est un réflexe - de chômage dans un océan de plein-emploi. Il n'est que temps de rétablir la valeur travail réduite à néant par la loi débile des 35 heures qui nous a coûté si cher sans créer un seul emploi. Dans la tête de ses concepteurs, il s'agissait de « partager » le travail qui était comme un gâteau où ce qu'on retire à l'un profite à un autre. Résultat : nous sommes aujourd'hui au bas du tableau mondial en matière d'heures annuelles travaillées. Les « économistes » socialistes nous expliqueront que l'Allemagne est à peine au-dessus de nous. Ils oublient de dire qu'elle a une forte tradition de travail partiel qui fait baisser sa moyenne. Sur ces questions aussi, la désinformation, comme la bêtise, donne une idée de l'infini...

Partager cet article

Repost 0
Published by le modérateur
commenter cet article

commentaires