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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 18:42

Une fois de plus, le ballet des voitures a repris dans la cour de Matignon. Dirigeants patronaux et syndicaux se sont succédé chez le Premier ministre : portières qui claquent, saluts brefs de ceux qui arrivent, déclarations aussi lapidaires que prévisibles de ceux qui repartent. Et à la fin de la journée, l'affirmation de l'attachement de tous au dialogue social.

Ainsi va la politique sociale en France: on réunit périodiquement autour de ministres impuissants et qui le reconnaissent (Myriam El Komri admet désormais que le chômage ne reculera pas cette année), des partenaires sociaux qui savent depuis longtemps ce qu'il faut faire pour mettre fin à la préférence française pour le chômage. Les organisations patronales, s'inspirant des nombreux exemples de réussite à l'étranger, veulent déréglementer et flexibiliser le marché du travail. Les syndicats, même s'ils constatent que la politique actuelle est un désastre, contestent toute tentative de réforme allant dans le sens d'un assouplissement. Échec garanti.

Cette issue fatale n'empêchera nullement la machine gouvernementale de tourner à plein régime. De cette série de consultations sortira donc un rapport qui accédera peut-être au statut supérieur de « Livre blanc » sur lequel travailleront alors les partenaires sociaux en prévision d'un sommet futur, peut-être même d'un « Grenelle ». Immense perspective.

En attendant, on empilera les dispositifs d'urgence, les aides ciblées, les exonérations de charges, comme autant d'exhortations à la création d'emplois sur un marché du travail où rien ne bouge.

Dans cette France où gauche et droite semblent se rapprocher sur les questions sécuritaires, tout reste à faire face à « l’autre urgence », économique et sociale celle-là. On sait désormais que, d’ici à 2017, François Hollande n’aura pas les moyens de lancer une grande réforme. C’est après que tout se jouera.

 

 dans l'Opinion

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Published by le modérateur - dans réflexions politiques
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