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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 17:51

L’ex-tête de liste socialiste aux régionales a vécu des heures douloureuses depuis son retrait du premier tour. Aujourd’hui, l’homme se dit toujours prêt à s’investir pour les habitants et l’emploi. Mais comment oublier les coups bas de campagne ? Surtout ceux de son propre camp ? Rencontre.

Pierre de Saintignon contrôle ses mots, mais il n’oublie pas le manque de soutien de certains de ses « camarades ». Photo archives Ludovic Maillard

 

Faut-il croire Pierre de Saintignon lorsqu’il se dit « serein » ? Le 6 décembre, nanti de ses faibles 18 %, la tête de liste socialiste aux régionales s’est retirée de la course, entraînant la disparition de la gauche dans l’hémicycle régional. Lui qui s’était « fait à l’idée de passer l’intégralité » de son temps à la Région doit vivre avec cette décision « immensément difficile à prendre », mais qu’il assume : « Marine Le Pen aurait été présidente. Je l’ai empêché. »

Au-delà de la fatigue, manifeste, Pierre de Saintignon affiche donc cette fierté. Tout comme celle d’avoir réalisé une « grosse » campagne (150 000 kilomètres parcourus !), de n’avoir dit de mal de personne, de n’être toujours « candidat à rien »… Hier, à la mairie de Lille, dans son bureau de premier adjoint au développement économique de Martine Aubry (un poste « pas dégradant »), il martèle qu’il ne souffre ni d’aigreur ni de déprime. Pourtant, une phrase revient avec insistance : « Rien ne m’a été épargné. »

 

Reçu mercredi par Xavier Bertrand

Ses adversaires bien sûr. Xavier Bertrand ? « Je souhaiterais qu’il dise mieux à qui il doit son élection. » Comprendre : « à Pierre de Saintignon »… Évidemment que ce dernier, ancien vice-président à la Région, a écouté chaque mot du nouveau chef. « Tout ce qui sera fait dans l’intérêt général, je le soutiendrai. » Se défendant de persifler a priori, l’élu lillois s’interroge quand même sur les premières pistes de l’exécutif, notamment le numéro pour les chômeurs. Il aura l’occasion de lui dire mercredi : il est reçu par Xavier Bertrand.

Mais c’est aussi (surtout ?) de son propre camp que Pierre de Saintignon parle quand il répète que rien ne lui a été épargné. Claude Gewerc, Daniel Percheron, Patrick Kanner, Manuel Valls, Frédéric Cuvillier… « Je m’attendais à un grand rassemblement derrière moi. Ça n’a pas été le cas. Chacun est face à sa conscience politique. Mais enfin, quel crime ai-je commis ? » Une pause, avant de reprendre : « Les acteurs de cette histoire sont en train de sortir de ma tête. » Tous n’ont cependant pas disparu du paysage politique régional. Plusieurs ont toujours de l’ambition. La sérénité risque d’être contrariée.

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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