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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 18:20

Alors que des rumeurs courent sur un éventuel départ du gouvernement, Emmanuel Macron commence à se préparer pour la présidentielle de 2017. Il travaille à un programme, tisse ses réseaux, parallèlement le PS lui aurait d'ores et déjà réservé la circonscription de Béthune pour les législatives.

Si Manuel continue à jouer contre nous je vais aller soutenir une candidature Macron", cette confidence de fin de repas, accordée dans "l'intimité" d'un grand restaurant parisien quelques semaines après les attentats de novembre, vient d'un intime de François Hollande. Ce que l'entourage du chef de l'Etat a à reprocher au Premier ministre n'est pas anecdotique : depuis le 13 novembre ses proches se répandent, en effet, dans tout Paris, expliquant "en off" que le soir des attentats le Président était sonné, perdu, et que son Premier ministre a dû le secouer et presque le contraindre à faire "un geste fort".

Une sacrée humiliation pour le locataire de l'Elysée qui n'entend pas laisser faire. Canaliser Manuel Valls, le neutraliser si possible, telle est depuis l'obsession de l'Elysée. Et quoi de mieux qu'un Macron pour étouffer un Valls. Quoi de mieux qu'une candidature du vibrionnant ministre de l'Economie pour ringardiser le non moins vibrionnant Premier ministre ? "Au jeu du plus jeune et plus réformateur que moi tu meurs, Macron bat Valls à plates coutures", résume ce proche de l'Elysée en souriant avant de quitter la table.

Et il se trouve que l'idée n'est pas totalement saugrenue car depuis des mois, le ministre de l'Economie se prépare. "Il y pense tous les matins en se rasant", sourit un proche. Et comme Nicolas Sarkozy qui, en se laissant pousser la barbe, entendait envoyer un message signifiant à ses électeurs je n'y pense plus mais j'y repenserai un jour, le menton piquant d'Emmanuel Macron est vecteur de messages subliminaux. Oh bien sûr, il ne se fait pas beaucoup d'illusions, son heure n'a pas encore sonné, l'année 2017 ne sera pas la sienne. "Il n'imagine pas se présenter contre l'actuel président de la République, il se décrédibiliserait totalement", insiste un conseiller de l'ombre qui ajoute "en revanche, il travaille au cas où celui-ci déclarerait forfait". En politique il faut être prêt à tout et même au plus improbable. Même au plus fou. Qui imaginait, en 2011, que DSK devisserait ?  Bien que résolu à se présenter, François Hollande peut aussi être empêché. Et dans ce cas, tout est ouvert et hors de question de laisser la voie libre à Manuel Valls.

Macron travaille donc pour lui-même et un certain nombre de gens l'aident à rédiger un programme au nombre desquels Alain Minc, Jean-Marie Colombani ou encore Jacques Attali avec qui l'actuel ministre de l'Economie rédigea le célèbre rapport commandé par Nicolas Sarkozy. Le locataire de Bercy s'inspire aussi de trois économistes de haut vol : Philippe Aghion, Elie Cohen et Gilbert Cette. Le programme auquel réfléchit le groupe autour de Jacques Attali défend "une France ouverte sur l'extérieur, une Europe fédérale, une France pro-business, favorable au progrès technologique et anti principe de précaution", décrit l'une des têtes pensantes qui gravite autour du projet.

Outre son programme, Emmanuel Macron travaille aussi à tisser des réseaux.  "Il va le plus souvent possible à la rencontre des parlementaires et des acteurs économiques", explique le sénateur François Patriat l'un de ses soutiens qui précise: "il veut élargir son audience mais pas forcément pour 2017". Julien Dray lui a fait rencontrer nombre d'élus. Et le PS lui aurait, d'ores et déjà, trouvé une circonscription pour les législatives de 2017, celle de Béthune aujourd'hui détenue par Stéphane Saint-André, membre du PRG.

Une circonscription en or et tellement symbolique de cette France industrielle qui n'attend que de rebondir.../...

 Et le ministre lui-même de vanter sa relation avec Jean-Pierre Chevènement qui l'accompagnera à Moscou les 24 et 25 janvier pour la réunion du CEFIC (Conseil économique, financier et commercial). 

( Christelle Bertrand dans atlantico)

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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commentaires

Hilhare 25/01/2016 19:58

Après le béthunois Léonce Déprez qui fut député ( et maire du Touquet ), verra-t-on un touquettois député de Béthune ( et maire? )...L'Histoire nous réservait-elle une telle situation humoristique??!!