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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 17:25

Ça y est, Béthune tient l’hôtel 3 étoiles que diverses études (notamment celles de la chambre de commerce) posaient comme essentiel au rayonnement de la ville. De quoi contribuer aussi au renouveau du quartier de la gare. 

 

Le courrier officiel est daté du 5 janvier, signé d’Atout France – l’Agence de dévelopement tourisique de la France. Depuis, le B Hôtel, d’une capacité de 18 chambres, peut se prévaloir de 3 étoiles. L’attestation est valable cinq ans et pour Jean-François Buche, également chef depuis 2001 du restaurant Le Départ (3 fourchettes au Guide rouge Michelin), c’est une fierté de plus. Au début des années 2000, quand avec son épouse ils avaient visité l’hôtel déserté, ils avaient ressenti un vertige. «  C’était si grand... On a tout désossé, tout refait.  » Et face à la gare, le B Hôtel a trouvé sa place : son taux de remplissage à l’année «  dépasse les 70 %  ». Une clientèle d’affaires et 15 ou 20 % d’étrangers, beaucoup d’Anglais notamment.

 

« C’est une gare TGV, il ne faut pas l’oublier ! »

Le classement n’était pas obligatoire mais pour lui, «  c’était une manière de savoir où on en était  » Les 3 étoiles, c’est « la » bonne nouvelle. «  L’office de tourisme me disait que ça manquait à Béthune. On a une gare TGV, il ne faut pas l’oublier...  » Un cinéma, ce serait « un grand bonheur pour redynamiser le quartier  ». Avec un bowling, une brasserie, des boutiques..., «  tout va se décliner. Pour l’instant, les gens vont Porte Nord. Un centre tertiaire, ce serait bien aussi.  »

Le plus, dans son restaurant, c’est une salle de séminaires – autre lacune à Béthune. La demande, certes, n’est pas énorme mais révèle une piste d’avenir pour ce quartier auquel il croit : il rêve déjà à créer davantage de chambres dans l’espace inexploité au-dessus du Départ. Et ne craint pas qu’un autre hôtel se construise : «  Ici, les panneaux mènent aux hôtels de Bruay. Ça ne ferait au fond que ramener la clientèle à Béthune !  »

 

Quartier en manques : le maire répond

Nous avons soumis à Olivier Gacquerre, maire de Béthune, les remarques et suggestions des commerçants du quartier (lire notre édition d’hier).

Sur les marchands de sommeil. «  L’opération de rénovation urbaine (ORI) est lancée. Et puis le quartier de la gare est en partie reconnu en politique de la ville. Les procédures sont longues mais j’ai bon espoir qu’avec de nouvelles locomotives sur le quartier, on pourra exercer des pressions à l’achat, les bâtiments seront valorisés. Sur le plan de la sécurité, des caméras doivent aussi être installées.  »

Sur les voitures-ventouses. «  Là où il n’y pas de zones payantes, il n’y a pas de contrôle. L’idée, c’est d’offrir plus de stationnement. On va commencer par la démolition des bâtiments de la SERNAM ; quand ce sera fait, on créera une zone bleue. La zone payante existe déjà, on n’ira pas au-delà de ce qui a été négocié avec Q Park. Donc, les nouveaux parkings seront gratuits.  »

Sur les arrêts de bus mal placés. «  Avec mes adjoints, nous allons consulter les riverains et les usagers sur la question de la mobilité. Rien ne sera décidé avant, mais je n’exclus pas de revoir le plan de circulation. Pourquoi pas par exemple remettre le boulevard Poincaré en sens unique.  »

Sur le manque d’animations. «  C’est une évidence. Mais je souffre d’un manque de relais des artisans et des commerçants du quartier de la gare, je n’ai pas d’interlocuteurs. Une nouvelle union commerciale, pourquoi pas ? Qu’ils me disent juste ce qu’on peut faire pour les aider En mairie, Christophe Leclercq met l’accent sur le commerce de proximité. On peut par exemple imaginer des jeux-concours incitant à acheter localement.  »

Sur le manque d’activité tertiaire. «  C’est dans mes projets d’aménagement, parce que l’idée n’est pas de n’avoir qu’une clientèle de nuit. On veut percer sous le pont Mendès-France, vers l’écoquartier et la friche Charfa. On veut aussi réserver une bande de terrains le long de l’avenue Juin, qui permettrait à des investisseurs d’installer des bureaux ou un hôtel. Je suis toujours en discussion avec le groupe Accor. Le cinéma pourra aussi accueillir des séminaires. En fait, c’est une zone domino, tout part de cette locomotive.  »

ZOOM  : Mega CGR ira au Conseil d’État

L’ennemi juré d’Étoile Cinémas n’aura pas fait durer le suspense : la Cour d’appel de Douai ayant dit «  oui  » au projet fin novembre, Mega CGR avait jusqu’à fin janvier pour réfléchir. Mais Jocelyn Bouyssy, directeur général, confirme que Mega CGR a introduit «  courant décembre  » un recours devant le Conseil d’État, à Paris. Ce que ça veut dire ? Que c’est mal barré pour la première pierre au printemps. Pas de raison pourtant de désespérer pour Étoile Cinémas. Avec le Conseil d’État, Mega CGR brûle sa dernière cartouche. Dans les mois à venir, peut-être 4 à 6, Paris va commencer par décider si le recours est recevable ou pas – un débat de juristes. Si c’est non, le chantier peut démarrer. Si c’est oui, ce sera plus compliqué : accepter d’étudier le dossier le ferait traîner jusqu’à un an de plus. Après quoi Mega CGR serait définitivement rembarré... ou ravi si Paris cassait la décision de Douai. Jusqu’ici, Étoile Cinémas l’a toujours emporté. 

( La Voix du Nord du 19.01.2015 )

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Published by le modérateur - dans infos béthunoises
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