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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:18
A quatre jours du premier tour des élections régionales, François Bayrou s’est démarqué de Nicolas Sarkozy sur la question ultrasensible du « front républicain » pour faire barrage au Front national (FN).
Au soir du 6 décembre, « chacun devra regarder la gravité du risque électoral qui se présentera et chacun devra s’exprimer » a déclaré le président du MoDem, invité de l’émission Questions d’info sur La chaîne parlementaire, en partenariat avec Le Monde, l’Agence France-Presse et France info.
 
François Bayrou n’a pas écarté la possibilité d’une entente entre la gauche et la droite entre les deux tours pour empêcher la victoire du FN dans une ou plusieurs régions, contrairement à Nicolas Sarkozy qui, interrogé quelques heures plus tôt sur Europe 1, avait catégoriquement exclu cette hypothèse : « Je ne suis pas pour des combines d’état-major », avait alors affirmé le patron du parti Les Républicains, estimant que le « front républicain » rendrait « service à Mme Le Pen » en accréditant l’idée « qu’il y a au fond une seule opposition aux socialistes, le Front national ».
 
« NE PAS OUVRIR UNE POLÉMIQUE »
 
Alors que les derniers sondages pointent une possible victoire du parti d’extrême-droite en cas de triangulaires dans trois régions : le Nord-Pas-de-Calais-Picardie , Provence- Alpes-Côte d’Azur et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Nicolas Sarkozy avait ajouté : « Nous maintiendrons nos listes partout où nous serons en position de les maintenir. »
Afin de « ne pas ouvrir une polémique » en pleine séquence électorale, François Bayrou a préféré relativiser la portée de ces propos. « Avant le premier tour, je comprends très bien, il est normal que les responsables politiques mobilisent leurs électeurs », a-t-il expliqué. Mais après...
 
Si le centriste a choisi dans la quasi-totalité des régions de faire liste commune avec Les Républicains, cela ne vaut pas allégeance à son chef. Proche d’Alain Juppé, prêt à le soutenir dans la primaire de la droite, François Bayrou n’exclut pas de défendre ses propres couleurs en 2017, si son allié en était empêché. Il continue donc de cultiver sa différence.
 
C’est particulièrement visible dans cette séquence post-attentats. Alors que Nicolas Sarkozy ne cesse d’attaquer François Hollande en lui reprochant de n’avoir pas pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les Français, François Bayrou, lui, refuse la polémique. Mieux, il juge normal « que l’opinion publique traumatisée fasse corps autour de celui qui a la charge, pour l’instant, de l’exécutif, de l’armée, et au fond de la sécurité. »
 
« TARD, C’EST TROP TARD »
 
De même, le centriste se dit- il prêt à voter la révision constitutionnelle visant à ajouter l’état d’urgence à la Loi fondamentale, pourvu que le président de la République veuille bien « en discuter avec les commissions parlementaires et l’opposition ». Nicolas Sarkozy avait lui d’emblée posé des conditions beaucoup plus précises.
 
François Bayrou peut bien se montrer accommodant avec l’exécutif, il n’est pas pour autant disposé à prêter main forte à François Hollande qu’il avait contribué à faire élire en 2012 au motif que « tard, c’est trop tard ». La semaine dernière, Claude Bartolone, le président PS de l’Assemblée nationale, avait souhaité « un gouvernement élargi » au lendemain des régionales pour faire face au défi du terrorisme et à la menace FN. François Bayrou lui ferme la porte en rétorquant : « Les changements politiques que j’appelle de mes vœux depuis longtemps ne peuvent pas se produire dans le sauve-qui-peut, le sentiment d’affolement généralisé comme celui qui suivrait une défaite électorale rude. » Pour lui, le changement passe désormais par la présidentielle de 2017.
 
 
Par Françoise Fressoz dans le Monde

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Published by le modérateur - dans infos politiques
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