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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 10:45

Avant le premier tour de ces élections régionales, j'avoue que j'avais un a priori quelque peu défavorable sur la personne de Xavier BERTRAND. Sa campagne électorale, notamment celle du 2e tour, m'en ont "bouché un coin" !

Sophie COIGNARD, dans le point.fr de ce jour et dans un article intitulé "Pendant la campagne, il a su renouveler le discours politique", rectifie positivement le portrait politique de ce personnage atypique:

 

"Son score au second tour l'oblige à l'initiative, à la transparence, à l'efficacité".

 

Il est d'étranges retournements de situation : Xavier Bertrand est le mieux élu de tous les candidats, avec 57,77 % des suffrages qui se sont portés sur sa liste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Devancé par Marine Le Pen au premier tour, il la laisse loin derrière au second.

C'est toutefois une victoire atypique, comme il l'a reconnu d'emblée dans son discours prononcé dans les premières minutes de la soirée électorale, dans sa ville de Saint-Quentin : « Ce soir, ce n'est pas la victoire des partis politiques. Ce soir, ce n'est même pas ma victoire. » Puis il a pris soin de remercier « les électeurs de gauche qui ont voté pour faire rempart, ainsi que ceux qui s'étaient abstenus au premier tour et ceux qui ont préféré l'attachement à la région à la colère du premier tour ».

Pendant la campagne, et singulièrement dans l'entre-deux-tours, Xavier Bertrand, homme de droite, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, dont il fut porte-parole de campagne en 2007, a aussi pratiqué un exercice inédit : il a rompu avec la langue de bois habituelle pour s'en prendre aux hiérarques et aux apparatchiks de son parti : « Qu'ils se taisent ! » a-t-il répété. Cette tonalité, qui pointait la responsabilité des élites politiques, s'est révélée payante.

La dernière chance

Une telle stratégie comporte toutefois un risque : celui de décevoir. Xavier Bertrand assume sa part de responsabilité : « Cela fait trente ans – trente ans ! – que l'ensemble de la classe politique, dont je fais partie, explique qu'elle a reçu le message, qu'elle a tout compris, que plus rien ne sera comme avant… Et pourtant, qu'a-t-elle fait ? » s'insurge-t-il, avant d'appeler à de véritables réformes et de conclure : « C'est notre dernière chance. »

En effet ! Et Xavier Bertrand doit s'en souvenir chaque jour de sa présidence. Même si la nouvelle organisation territoriale (NOTRe) est une réforme en trompe-l'œil, qui accroît à peine les prérogatives des grandes régions, il devra s'emparer de tous les leviers à sa disposition pour convaincre que cette fois, vraiment…, le changement, c'est maintenant.

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Published by le modérateur - dans réflexions politiques
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