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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 15:12

Béthune : sur le green du conseil municipal, ça gronde sur les effectifs de la ville.

( Nord Eclair du 14.10.2015)

 

Mardi soir lors du conseil municipal, l’opposition, pourtant très attendue sur un possible passage du golf sous délégation de service public, a été timide. En revanche, la réorganisation des services cristallise toujours les tensions.

 

Le golf

Le golf va-t-il passer sous délégation de service public (DSP) comme la piscine ? Trop tôt pour le dire. Mardi soir, les élus ont saisi la commission consultative des services publics locaux et du comité technique pour recueillir leur avis sur ce principe. Première étape formelle. «  On veut garder l’infrastructure mais pas le fonctionnement  », explique Olivier Gacquerre. «  Le club qui a proposé une formule pour gérer lui-même le golf et les investisseurs qui se sont manifestés pourront répondre à cette offre de service.  » «  C’est une mascarade  », bondit Michel François. «  Les jeux sont déjà faits. Vous cassez le service public en privatisant. » Il a mis en garde la majorité du risque juridique d’une telle délibération.

 

La salle Yourcenar

La ville résilie la convention qui la lie à Beuvry pour l’occupation de la salle Yourcenar «  Une salle de sport à Béthune comme Carpentier ou Louchart coûte entre 20 et 22 € de l’heure par club contre entre 30 et 40 pour la salle Yourcenar, souligne Pierre-Emmanuel Gibson.Ou nous sommes de très bons gestionnaires, ou nous sommes des vaches à lait et Beuvry se sert de Béthune pour payer son service des sports. » Jean-Marc Dendiével est plutôt dubitatif. «  Il ne faut pas tuer le tennis de table. » Michel François est plus véhément. «  En 2010, vous étiez le premier adjoint de Stéphane Saint-André. Pourquoi avez-vous voté ?  », demande-t-il à Olivier Gacquerre. «  La baisse des recettes fait qu’on ne peut plus continuer. C’est la raison qui l’emporte, répond le maire. La solution, c’est la mutualisation. »

 

La réorganisation des services

Le ton est monté lorsque les élus ont abordé la réorganisation des services. «  C’est un placard !, tonne Jean-Marc Dendiével. Après huit mois d’efforts, tous les postes ne sont pas pourvus et beaucoup d’agents ne sont pas fixés sur leur sort. Vous croyez que tout va bien, c’est faux à part pour ceux qui ont été recrutés par copinage.  » Amel Gacquerre, maître d’œuvre de la réorganisation des services, réplique : «  Nous n’avons jamais dit que tout allait bien. Vous parlez de rumeurs, je vais vous répondre par des chiffres, 95 % des postes ont été pourvus. » L’adjointe en charge des RH reconnaît «  des souffrances chez certains de nos 720 agents, mais il n’y a eu aucun recours. Ça, c’est factuel.  »

Mais pour Jean-Marc Dendiével, la réorganisation a aussi un impact sur la propreté de la ville. Plus assez d’agents ? «  Les trottoirs sont sales : feuilles mortes ou crottes de chien. La situation de la ville se dégrade aux yeux des citoyens.  » Une remarque qui passe mal chez Oliver Gacquerre : «  Nous avons entamé trente chantiers depuis l’été ! Mais on doit adapter notre personnel à nos moyens.  » Pour le maire, la faute incombe d’abord à ceux qui « salissent  ».

Reconnaître les souffances...et ne pas assumer ?

"L'INDIFFÉRENCE AUX SOUFFRANCES QU'ON CAUSE EST LA FORME TERRIBLE ET PERMANENTE DE LA CRUAUTÉ." ( Marcel PROUST)

 

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Published by le modérateur - dans infos béthunoises
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