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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:20

Le maire de Pau sera au congrès des valoisiens ce week-end. Un moyen, pour le parti, d'affirmer son indépendance face à LR.

 

La présence de François Bayrou au congrès du Parti radical valoisien qui se tient samedi et dimanche à Aix-en-Provence, ne passe pas inaperçue dans la famille centriste. Et risque de faire jaser, ce qui n’est pas pour déplaire à Laurent Hénart, président du plus vieux parti politique français. Pour lui, cette invitation s’inscrit dans la continuité du mouvement lancé par son prédécesseur à la tête des valoisiens. «Quand Jean-Louis Borloo a créé l’UDI, il l’a fait avec la volonté de rassembler tous les centristes et, aux dernières élections européennes, il a été le premier à tendre la main à François Bayrou», constate le maire de Nancy.

Oublié donc l’appel lancé par le président du Modem à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012. «François Bayrou se situe bien évidemment dans le même espace politique que nous. Nous partageons le même diagnostic sur l’état de la France et des valeurs communes en particulier sur l’Europe», poursuit Hénart, patron d’une des deux composantes les plus importantes de l’UDI. «Soit nous remâchons une certaine rancœur par rapport à la présidentielle de 2012», à l’instar de Nicolas Sarkozy, «soit nous faisons tout pour gagner, unis, ensemble, en 2017», ajoute Laurent Hénart en considérant qu'«aujourd’hui, François Bayrou s’inscrit clairement dans une opposition résolue et constructive».

Mais cette invitation se veut également un message clair adressé au parti Les Républicains, allié naturel de l’UDI. Un clin d’œil très appuyé. «C’est effectivement une manière de leur dire que nous aussi, nous avons un candidat si celui qui sort de la primaire UMP ne nous convient pas totalement», reconnaît un des anciens dirigeants des valoisiens qui ne souhaite pas une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy. «Nous sommes totalement indépendants dans nos alliances. Nous ne sommes pas les auxiliaires naturels de LR», martèle de son côté Laurent Hénart, pour qui les primaires contribuent «à l’affaiblissement, à l’appauvrissement de l’offre politique et creuse ainsi un peu plus le lit du FN».

«BAYROU N’EST JAMAIS SORTI DU JEU»

Dans l’entourage du président du Modem, on se réjouit de voir dans cette invitation «peut-être le prélude à un changement de centre de gravité de l’UDI. Un cadre du parti radical ajoute : «Nous ne contribuons pas à remettre François Bayrou dans le jeu. Il n’en est jamais sorti.» Le même pousse le raisonnement de Laurent Hénart jusqu’à son terme : «C’est bien de dire que nous voulons être une force politique indépendante, bien différenciée de l’ex-UMP. Laurent sait très bien que cela passe par une candidature autonome à l’Elysée et que le seul à même de l’incarner aujourd’hui c’est Bayrou et pas Jean-Christophe Lagarde [président de l’UDI, ndlr]

François Bayrou, qui soutient Alain Juppé dans la primaire de la droite mais qui se verrait bien sûr de nouveau concourir à l’Elysée si le maire de Bordeaux devait ne pas l’emporter, n’est pas mécontent de voir le patron des radicaux manifester sa mauvaise humeur à l’égard de Jean-Christophe Lagarde. D’autant plus que Laurent Hénart est totalement opposé à une participation des centristes à la primaire ouverte de la droite. «Si nous voulons vraiment construire une force indépendante, nous n’avons pas notre place dans ces primaires», réaffirme Hénart. Une question que Jean-Christophe Lagarde refuse, lui, toujours de trancher.

 

Christophe FORCARI dans Libération

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Published by le modérateur - dans informations politiquess
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