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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:27

L'ancien maire et le nouveau ( son ancien 1er adjoint ) donnent leurs versions:

S. Saint-André :

« un moyen de pression ». C’est ça Béthune, toujours une question d’héritage. En entrant à la mairie en 2008, Stéphane Saint-André récupère le très épineux contentieux de la patinoire. «  On a tenté de négocier. Philippe Preudhomme et moi avons reçu MM. Flament et Moitry. On voulait les mettre en rapport avec Hammerson pour les intégrer au périmètre du projet de la Rotonde.  » En vain. Marmonnant sur les conditions obscures «  de la vente et de la revente le jour-même du site  », l’ancien maire n’imagine pas que la Ville puisse être condamnée. «  Ce procès est un moyen de pression. Si le bâtiment était inexploitable, ils l’auraient rendu à la Ville...  » Jacques Mellick lui reproche de n’avoir pas abattu la barre HLM ? «  Mais le délai était passé ! De toute façon, un parking de 200 places ne changeait rien : il y a 1 200 places gratuites à côté ! Pour moi, la Ville ne doit pas payer 1 centime !  » Mais si jamais ? «  On ne pourrait pas emprunter : la condamnation, dans le budget, c’est du fonctionnement, pas de l’investissement. La Ville est de bonne foi, j’espère qu’on pourrait négocier.  »

 

LE (NOUVEAU) MAIRE VEUT CROIRE QUE LA SITUATION EST GRAVE, MAIS PAS DÉSESPÉRÉE

 

Juste avant le procès en appel, Olivier Gacquerre affiche un air «  serein  ». Tout de même, il a commencé à étudier les issues de secours en cas de condamnation. L’argent, on irait le chercher où ? Il propose du concret et pas mal de «  si  ».

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant le procès en appel ?

«  Je suis serein. Nos avocats vont présenter devant la Cour d’appel un mémoire reprenant les arguments de première instance, mais ils en ont aussi ajouté quelques nouveaux. En étant élu maire, j’ai confirmé l’appel déposé par Stéphane Saint-André ; nous avons repris une grande partie de la stratégie, tout en la complétant. En l’état, les politiques, moi inclus, n’entrent pas dans un débat qui mettrait la ville en danger. Là, on veut seulement défendre l’intérêt de Béthune.  »

En arrivant à la mairie, avez-vous engagé des discussions ?

«  J’ai rencontré M. Flament à deux reprises, il m’a proposé une transaction pour sa partie. Mais pour moi, il était hors de question de ne traiter qu’avec lui seul : il faut aussi construire l’avenir, je ne veux pas d’une friche au milieu de la Rotonde. Je lui ai dit que s’il me trouvait des investisseurs, on pouvait arrêter la stratégie du bélier. Mes avocats ont aussi pris contact avec M. Moitry mais s’il n’y a pas d’accord entre lui et M. Flament, je ne peux rien faire.  »

Si la condamnation de la Ville était confirmée à Douai, que pouvez-vous encore tenter ?

«  Il resterait la Cour de cassation mais le recours ne serait pas suspensif. On pourrait faire un référé pour gagner du temps. On a provisionné 2 millions d’euros pour les contentieux mais ce ne sont que des écritures.  »

S’il fallait payer 8 millions d’euros ou davantage, court-on à la mise sous tutelle ?

«  C’est improbable, c’est une procédure exceptionnelle. Mais dans la pire des cas, et après avoir épuisé tous les recours, il nous faudrait prendre des mesures. Nous avons commencé à y réfléchir et nous en avons parlé avec le sous-préfet.  »

Concrètement, des exemples de mesures ?

«  Nous avons présenté fin janvier notre projet de ville, il est clair qu’il nous faudrait étaler dans le temps certaines réalisations. Nous regardons aussi du côté du contentieux après la défusion avec Verquigneul. On pourrait aussi vendre des terrains. Et bien sûr, on ne pourrait pas continuer à baisser la part communale des impôts locaux.  » NDLR: hasardeux. Le contentieux avec Verquigneul dure depuis des années; certes, le dialogue avance avec les nouveaux élus mais la procédure promet d'être encore longue.

Pourriez-vous aussi alors poser la question des responsabilités ?

«  Il serait injuste que la Ville de Béthune soit condamnée à payer. Je n’exclus pas que nous puissions nous retourner vers certains, nous ne sommes pas ficelés.  » Allusion non voilée à Jacques Mellick. «  On demande des comptes à des maires quand un panier de basket se décroche. On pourrait aussi s’interroger sur leurs erreurs de gestionnaire.  »

( sources l'Avenir de l'Artois)

à suivre...

 

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Published by le modérateur - dans infos béthunoises
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