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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 09:21

On peut être démocrate social ET libéral, au sens étymologique du terme. Il n'est pas question ici de défendre la conception d'un libéralisme économique débridé où la puissance financière imposerait ses normes et sa loi pour mieux conditionner et dominer le citoyen.C'est d'une autre conception d'une vraie démocratie sociale et libérale que je vous propose de débattre au travers de cette définition d'un libéralisme défendu par Serge Houssard; lequel libéralisme peut être soluble pour un démocrate acquis aux thèses du personnalisme communautaire développé par Emmanuel Mounier et Marc Sangnier:

 

 

"La philosophie libérale au service de la liberté

Le libéralisme se fonde sur la primauté de la personne, de ses objectifs et de ses aspirations. Le scepticisme envers le pouvoir et la contrainte et donc envers l'État fait donc partie des préconditions d'une société libre. C'est également d'où elle tire sa vigueur.

Les libertés fondamentales sous-jacentes à un ordre libéral ne peuvent être relativisées sans mettre en péril la dignité de la personne. C'est pourquoi elles méritent notre attention particulière et notre engagement. Les bases d'un ordre libéral peuvent être décrites par les trois principes suivants.

La personne responsable
Un ordre libéral se caractérise par l'autonomie personnelle. Là où la contrainte a échoué, l'autonomie et les interactions sociales volontaires doivent reprendre le dessus. La responsabilité personnelle peut remplacer la force et la réglementation à travers un processus de désengagement de structures étatiques qui traduisent souvent de bonnes intentions, mais dont les incitations et les résultats sont pénalisants. La personne responsable qui mène sa vie de façon autonome, en échange avec les autres, est tant le point de départ que la finalité d'une société libre.
La coopération contractuelle et décentralisée

La liberté et l'autonomie de la personne ne conduisent pas à l'isolation, mais à la coopération au sein de la société civile et de l'économie de marché.
L'indépendance se manifeste à travers des réseaux volontaires et contractuels. Là où prévalaient des structures centralisées, des entités locales pluralistes doivent encourager la concurrence. La centralisation politique représente un danger pour la liberté et l'autonomie de la personne. Un ordre libéral doit avoir le courage et la tolérance d'admettre la responsabilité personnelle, l'autonomie privée et la diversité qui en découle. En plus de la variété d'arrangements contractuels, la diversité de petites entités politiques ouvertes est essentielle.

La solidarité volontaire
La liberté est nécessaire à une coopération et à une solidarité efficaces. La contrainte centralisée de «l'État social» doit laisser la place à l'entraide mutuelle spontanée et organisée, au sein de la société civile et de l'économie de marché. L'échange libre entre aidants et aidés correspond à la réalité d'une société civile dynamique. Lorsque la contrainte remplace la solidarité, l'harmonie entre personnes responsables est détruite.

Ces trois principes - la personne responsable, la coopération contractuelle et décentralisée, ainsi que la solidarité volontaire - représentent les grandes lignes directrices d'un ordre libéral".

 

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Published by le modérateur - dans réflexions diverses
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