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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 17:25

Sur ce blog, nous nous élèvons souvent contre ce manichéisme politicien qui consiste à classer les uns ou les autres dans les camps des bons ou des méchants, des gentils ou des vilains selon qu'ils sont d'opinions ou de cultures politiques différentes. Et chacun de défendre ce qu'il considère le Bien et sa vision du bien.

Il est vrai, comme l'écrit Baptiste Créteur, consultant en stratégie et  "objectiviste" comme il se décrit, que "dans la société moderne, l’universalisme progressiste des droits de l’homme est en manque d’altérité, d’ennemis, et les partisans du changement ne peuvent décrocher la victoire que contre des conservateurs rassemblés pour l’occasion".

Que ce soit en politique, dans la littérature ou au cinéma, le manichéisme est souvent de mise. Et Baptiste Créteur d'abonder dans ce sens:

" les gentils font face aux méchants pour sauver le monde, protéger les faibles de la loi du plus fort en étant plus forts que les forts. Mais on trouve aujourd’hui de nombreuses contradictions qui interrogent sur l’existence même d’un camp du bien".

Il cite l'actuel président des Etats-Unis, prix Nobel de la Paix, qui a renforcé l'utilisation des drones ayant fait des milliers de victimes, dont de nombreux civils; la chasse à Bradley Manning alias Chelsea Manning qui a révélé des crimes de guerre; Edward Snowden avec les écoutes téléphoniques à travers le monde.

Le gouvernement français n'est pas en reste, lui qui multiplie les atteintes à la liberté d’expression et fait de certaines opinions un délit, contrairement à la liberté d’opinion. Il se revendique pourtant d’une tradition des Lumières et promeut ouvertement les Droits de l’Homme, même en dehors de nos frontières. 

Les autoproclamés gentils considèrent souvent que la fin justifie les moyens, alors que les gentils sont ceux qui respectent certains principes et qui n’admettent pas tout moyen comme admissible dès lors que la fin est juste et bonne. On ne reconnaît pas les gentils à leurs fins, mais à leurs moyens.

C’est ce qui fait primer le légitime sur le légal, le juste sur le juridique, et justifie l’inaliénabilité du droit de résistance à l’oppression.

 

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Published by le modérateur - dans réflexions diverses
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